Abolition du cumul des mandats : un pas dans la bonne direction pour le PLD

L’abolition du cumul des mandats est susceptible de restaurer l’influence du Parlement et de réduire le clientélisme.

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Abolition du cumul des mandats : un pas dans la bonne direction pour le PLD

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 janvier 2014
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Par Aurélien Véron.

Assemblée nationaleLe PLD approuve la suppression du cumul des mandats. En venant à bout des réflexes corporatistes, l’Assemblée nationale montre enfin l’exemple : une remise en question des statuts est possible en France. Le PLD attend surtout de cette réforme le rétablissement du pouvoir du Parlement face à celui du Président de la République, excessif depuis l’instauration du quinquennat.

Le mandat unique permettra en effet aux députés de se consacrer pleinement à leur travail parlementaire. Aussi, la vie démocratique pourra se renouveler avec l’arrivée de nouveaux talents. Et sans ce conflit d’intérêt entre le mandat exécutif local et celui de député, les dépenses clientélistes de nombre de députés-maires se trouveront réduites. Mais cette réforme ne peut être que la première étape de la modernisation nécessaire de notre démocratie.

Le PLD propose de diminuer sensiblement le nombre de parlementaires : 300 élus à l’Assemblée nationale et 100 au Sénat. En contrepartie, il préconise l’augmentation de leurs ressources dans une réelle transparence. Un parlementaire doit pouvoir disposer d’une équipe compétente pour mener à bien son mandat, en plus d’une présence réellement continue en commission et en réunion plénière.

Le PLD souhaite aussi n’autoriser qu’un seul renouvellement consécutif des mandats nationaux et exécutifs. Cette rotation permettra de limiter le risque de voir des barons freiner les réformes qui viennent perturber leur univers. Elle encouragera le renouvellement du personnel politique et des idées.

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  • Dans un monde libéral, c’est à l’électeur et non au législateur de limiter le cumul des mandats.

  • Monsieur Véron,

    je partage votre analyse et les quotas que vous proposez pour les deux assemblées : à savoir 300 députés et 100 sénateurs (un par département).

    de même, vous avez raison d’envisager deux mandats maximum car les élus n’ont qu’une seule chose en tête : se faire réélire et s’enrichir le plus vite possible.

    Non seulement la fortune des élus est indécente, mais leur patrimoine révèle également qu’ils sont allergiques au risque puisqu’il est composé uniquement de la pierre. Comment voulez-vous qu’ils s’intéressent à l’économie s’ils n’ont pas eux-mêmes un patrimoine de valeurs mobilières ? On comprend pourquoi les taux d’imposition des valeurs mobilières sont très élevés dans notre enfer fiscal.

  • C’est clairement la pierre angulaire du changement en France, se débarrasser des politiques de carrière en les renvoyant a la vie civile après 2 mandats

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