Journal d'actualité libéral
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mercredi 1 juillet 2026

Chroniques de livres

Critiques et analyses d’ouvrages pour découvrir les idées libérales.Chaque semaine, généralement le samedi, Contrepoints vous propose des chroniques détaillées d’ouvrages soigneusement sélectionnés. Nous mettons en avant des auteurs et des livres libéraux essentiels pour comprendre les grands enjeux contemporains. Parfois, nous présentons aussi des publications aux thèses plus ambigües, avec une critique constructive et indépendante. Ces lectures commentées reflètent toujours une liberté totale de jugement et offrent à nos lecteurs un regard éclairé sur l’actualité intellectuelle.

Le Club des Incorrigibles Optimistes a légué à Michel Marini le plus beau des héritages : il lui a enseigné que si personne n’est à l’abri de la malchance, chacun est responsable de soi. Mais faut-il vivre ses rêves à tout prix ?
C’est un exploit stylistique que réalise Alexis Ragouneau dans ce roman où résonnent du début à la fin les différents tempos musicaux de l’« Opus 77 » de Chostakovitch, compositeur partagé sous la dictature soviétique entre soumission et révolte.
La philosophie du rebond. Voilà comment Julie Graziani a sous-titré son ouvrage qui est une ode à l’entrepreneuriat. Au travers de plusieurs histoires qu’elle a vécues en tant que conseillère pour entreprises en difficulté, allant de l’imprimerie à la messagerie rose, l’auteur livre le récit d’entrepreneurs et de salariés qui souhaitent relancer leurs activités.
« J‘ai besoin de croire à ce que j’écris », tel est le secret de Françoise Chandernagor qui, en restant toujours au plus proche de l’Histoire de l'Antiquité, ressuscite la petite reine Séléné, fille de Cléopâtre et Antoine, sous le règne tyrannique d’Octave Auguste. Dans les yeux asséchés d’avoir trop pleuré subsiste l’angoisse d’une enfant que seule la vengeance de ses parents pourrait apaiser.
« Comment je suis devenu libéral » aurait pu être le titre de cet essai de Mario Vargas LLosa. Il s’agit de l’autobiographie intellectuelle et politique de celui qui a été marxiste au début et qui, en lisant (et aussi en faisant leur connaissance, pour certains) plusieurs grands auteurs, a complètement changé en devenant un vrai libéral.
Homme de lettres, grand sportif et passionné du jeu d’échecs, Denis Grozdanovitch souligne d’emblée l’importance de l’activité ludique qui a quelque chose de sacré et qu’il faut préserver à tout prix. De suite il réhabilite le joueur d’échecs, communément caricaturé à cause de sa profonde concentration comme un être renfermé, insensible à son environnement.
Professeur agrégé d’économie et enseignant à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, François Facchini publie un ouvrage bienvenu sur les dépenses publiques. Depuis plus d’un siècle, celles-ci ont enflé partout, essentiellement du fait des dépenses sociales, les dépenses régaliennes restant pour leur part relativement stable en proportion de la richesse nationale. Mais la situation française est singulière car si « la plupart des pays de l’OCDE ont vu leur ratio dépenses publique sur PIB baisser durant les années 1970, ce n’est pas le cas de la France, qui a connu une légère stabilisation
Dans la Rome du Ier siècle, l’empereur Domitien, toujours plus avide de puissance et de richesses, est vite rattrapé par la perversité et la tyrannie. Dès les premières pages on découvre Publius, alias Tacite, la peur au ventre.
Cet ouvrage est une chronologie, qui va du 5 juillet 1870 à la « Semaine sanglante », fin mai 1871. Avec un préambule sur les années 1854-1870 rappelant les événements qui ont conduit au premier siège de Paris par les Prussiens. Il a été réalisé par un ancien journaliste du Figaro, maintenant décédé, Jean Barraud.
L’éponyme HHhH de ce livre n’est autre que l’abréviation de « Himmlers Hirn heisst Heydrich », ce qui signifie « le cerveau de Himmler s’appelle Heydrich ». Le titre aurait aussi bien pu être « Anthropoïde », opération militaire qui doit abattre ce monstre nazi que Laurent Binet décrit avec un réalisme stupéfiant, dicté à la fois par un souci de vérité historique et un sentiment haineux implacable.

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