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dimanche 31 mai 2026

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En plus de l’impôt sur les sociétés qui atteint 39 % pour les PME, nos entreprises sont soumises à des dizaines de taxes adoptées par les décideurs politiques. Le MEDEF estime leur nombre à 120. Ces taxes peuvent être d’un montant assez insignifiant ou bien être très élevées comme la taxe qui remplace la taxe professionnelle et qui pèse pour 15 Milliards d’euros.
Contrairement aux clichés, les riches sont déjà surtaxés : les 10 % des plus riches payent 70 % du total de l'impôt sur le revenu. Augmenter leurs impôts ne fait que baisser les rentrées fiscales. Taxer encore plus les riches c'est tuer les emplois car les grosses fortunes sont aussi créatrices d'entreprises.
Jean Philippe Delsol rappelle l’histoire de l’Europe et de la Grèce : l’insouciance et l’endettement actuels ont de profondes racines. La France et ceux qui veulent « sauver la Grèce » veulent surtout se sauver de la menace de la rigueur. Le nouveau pouvoir pratique en fait la fuite en avant.
L’expression à la mode laisse penser que la Bourse en général, et les cours en bourse d’une grande entreprise, sont à l’origine des « plans sociaux ». En fait, plusieurs exemples montrent qu’il y a corrélation négative entre cours de bourse et licenciements. L’ennemi de l’emploi n’est pas la Bourse, mais l’Etat.
Le gouverneur républicain du Wisconsin, Scott Walker, a été obligé de remettre son mandat en jeu pour cause de…réformes. Elu gouverneur il y a 18 mois, Scott Walker a engagé immédiatement une série de coupes drastiques dans les dépenses publiques de cet Etat et s’en est pris aux syndicats publics extrêmement puissants. Il a d’abord obligé les syndicats à se réenregistrer chaque année et a rendu facultatives les cotisations des salariés.

La tradition continue. Le pouvoir politique rencontre les organisations syndicales pour discuter des réformes « sociales » à faire. D’un côté, des élus choisis par le peuple, de l’autre, des syndicats qui ne représentent plus personne, ne serait-ce que leurs propres intérêts. Au milieu, les organisations patronales qui passent leur temps à se défendre des […]

Observer sans répit les mesures prises par le nouveau pouvoir, expliquer les réformes à faire : telles sont les missions de l’IREF dans les semaines à venir. Mais l’ignorance économique des dirigeants fait craindre le pire : il faut les obliger à connaître l'entreprise privée !
7 millions de Français sont salariés par l’Etat et ses satellites. Presque autant dépendent de l’argent public. Au total, la moitié des Français est à la charge de la collectivité. C’est une véritable drogue : le goût du travail et l’esprit d’initiative se perdent. Le nouveau pouvoir veut encore élargir la sphère publique : les hommes libres peuvent encore réagir.
La gauche est réputée progressiste et ouverte, alors qu’elle est conservatrice et sectaire. En attestent les premiers discours, et surtout l’équipe préposée au changement : des copains de l’ENA qui nous dévoileront les merveilles de l’économie publique, voire soviétique.
Et bien c’est non : sans doute beaucoup de ménages échappent-ils à la TVA ou à l’impôt sur le revenu, mais d’autres paient lourdement pour eux. Et personne n’échappe au poids des charges sociales, les plus fortes d’Europe. Ces réalités ont échappé au Figaro, mais pas à la vigilance de Lucas Léger, chercheur à IREF.