Journal d'actualité libéral
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dimanche 31 mai 2026

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A en croire nos médias, une foule de manifestants serait sur le point de s’emparer de Wall Street pour mettre fin au monde de la finance. En réalité, ils ne sont que quelques dizaines à camper en permanence dans la rue. Parmi eux, beaucoup de jeunes en manque de repères et quelques personnalités du monde universitaire ainsi que la « révolutionnaire » Susan George, celle qui demandait la création de camps pour les libéraux.
Il y quelques mois, l’Irlande a résisté aux pressions du FMI, de Bruxelles et de certains leaders européens (dont Merkel et Sarkozy) qui voulaient en finir avec le taux de 12.5 % sur les sociétés qui faisait du pays un « paradis fiscal » pour les entreprises. Les Irlandais ont tenu bon, et ils ont eu raison. Dans le passé, la croissance irlandaise a été remarquable pendant plusieurs années.
Un ami bienveillant m’envoie quelques textes de Pierre Le Pesant de Boisguilbert (1646-1714), écrivain et économiste français dont l’actualité est saisissante. Il a dénoncé en son temps les gaspillages de la Couronne et l’impéritié des gouvernants. Il a mis en garde contre la création monétaire et les tentations protectionnistes. Il s’est méfié de l’Etat qui se croit capable de résoudre les problèmes économiques tout en imposant de nouvelles taxes.
Même si l’on ne peut pas dire que l’un des candidats aux primaires socialistes soit vraiment libéral, il paraissait évident que Manuel Valls était le plus ouvert et le plus conscient de la nécessaire évolution du PS. Les résultats d’hier soir ont montré que, au contraire, le socialisme français ne devait pas prendre le chemin des réformes.
Dexia est une banque consacrée aux collectivités locales. Elle vit donc de l’argent public, elle a déjà reçu l'aide des Etats et pourtant elle est aujourd’hui en situation de faillite avec des besoins de financements à court terme de l’ordre de 96 Mds d’euros et une action qui a chuté de 20 % depuis lundi. L'argent public ne suffit pas.
« Wall Street occupé par les manifestants », ont titré les médias dimanche soir. Encore un peu et on les croirait sur parole. Mais ce sont des médias français… Les manifestants qui « occupent » Wall Street à New York sont une poignée, quelques dizaines et pratiquement personne n’en parle outre-Atlantique, même pas la National Public Radio.
Lisez donc l’annexe du projet de loi de Finance proposée au vote. C’est le conseil que vous donne Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF. Vous y découvrirez avec ravissement la liste des 800 Commissions dont notre pays a besoin pour être gouverné intelligemment – mais pas gratuitement ! Par exemple : 130 commissions auprès du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. C’est du solide.
Les banques portent une lourde responsabilité dans la crise financière. Elles ont payé leur légèreté et leurs artifices (comme la titrisation des créances douteuses). Mais elles ont été largement encouragées par les Etats, eux-mêmes débiteurs peu fiables. Aujourd’hui, Maître Jean Philippe Delsol, administrateur de l’IREF, rappelle que l’Etat n’est d’aucun secours pour les banques, et devrait réduire ses dépenses au lieu d’augmenter les impôts.
Oui et non, dit Nicolas Lecaussin, en épluchant le rapport publié ce mois-ci par le Bureau du Recensement. Non si l’on regarde le niveau de vie de ces pauvres, qui passeraient pour riches en France. Oui, si l’on considère le recul social que connaissent les Etats-Unis après avoir dépensé 17.000 milliards pour la « guerre contre la pauvreté ». Vive l’Etat Providence !
L'UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) vient de lancer une grande campagne dans les médias pour défendre le droit de propriété et protester contre l'envolée de la pression fiscale. L'IREF soutient cette initiative et reproduit plus loin le communiqué de l'UNPI.