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jeudi 12 février 2026

Anne Hidalgo : « Ce que j’ai fait pour Paris, je le ferai pour le Haut-commissariat aux réfugiés ! »

Temps de lecture : 2 minutes

Nous avions consacré au printemps une pendule à la grande nouvelle : Anne Hidalgo envisageait de lâcher son mandat d’édile parisien en fin d’année, car elle convoitait le poste de Haut-commissaire aux réfugiés. Elle s’attendait sans doute à ce que l’agence onusienne qui vient en aide aux réfugiés et aux pays qui les accueillent, lui déroulât le tapis rouge eu égard à ses talents multiples et reconnus. Malheureusement, sa candidature ne fait pas l’unanimité, du fait notamment de son manque d’expérience en la matière et d’une absence de maîtrise de l’anglais (Le Figaro, 31 août 2025).

La semaine du 15 septembre aura été contrastée pour elle : alors que le mardi elle se trouvait promue dans les salons de l’Elysée officier de la Légion d’honneur des mains mêmes d’Emmanuel Macron (L’Equipe, 16 septembre 2025) du fait de son rôle lors des Jeux de Paris (que, initialement, elle ne souhaitait pas…), le lendemain elle voyait s’étaler dans la presse les détails de ses frais de représentation en tant que maire socialiste de Paris…

Anne Hidalgo serait-elle aussi efficace à Genève qu’à Paris ?

Nous l’avouons à nos lecteurs : le titre de cette pendule a été honteusement détourné par nos soins. En réalité, la phrase n’a pas été prononcée par Anne Hidalgo et nous nous sommes évidemment inspirés des mots de Jacques Chirac, mais nous avons voulu imaginer, au regard de son édifiant bilan à la Mairie de Paris, quel serait l’impact d’une Anne Hidalgo bombardée à la tête du Haut-commissariat aux réfugiés à Genève :

  • Une hausse substantielle des frais de représentation, le traitement du haut-commissaire de (semble-t-il) 300.000 dollars par an étant un peu chiche ;
  • Une gestion rigoureuse du Haut-commissariat, actuellement en grande difficultés financières en raison notamment de ses relations difficultueuses avec les Etats-Unis (Le Figaro, 20 avril 2025), avec un doublement de son budget annuel, aujourd’hui limité à 10 milliards de dollars, et du nombre de ses agents, aujourd’hui limité à 18.000 postes (chiffres ONU Genève) ;
  • L’attribution prioritaire du statut de réfugiés aux surmulots ;
  • Enfin, quelques conseils bien sentis aux autorités genevoises pour qu’elles aient enfin une ville propre et « inclusive », et qu’elles nettoient le lac Léman.
Illustration de couverture ©Jacques Paquier via Wikimedia Commons

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5 réponses

  1. Bravo pour ce commentaire : les conseils à la Suisse, et l’attribution du statut de réfugié aux surmulots, il fallait y penser, j’en ris encore ! En espérant qu’elle ne reprenne pas vos idées, parce qu’elle n’en a pas beaucoup …..

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