L’ancien secrétaire général de la présidence de la République sous Jacques Chirac combat le « marché » et il veut un projet « volontariste » pour « maintenir notre modèle social ».
Frédéric Salat-Baroux vient de donner un entretien à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, Révolution par les territoires. Enarque, secrétaire général adjoint, puis secrétaire général de la présidence de la République sous Jacques Chirac avant d’en devenir le gendre, auteur d’un Blum le magnifique, il avait appelé, comme Chirac et François Bayrou, à voter pour François Hollande lors du second tour de l’élection présidentielle de 2012.
« J’ai toujours été chiraquien », confiait-il il y a une décennie, le chiraquisme étant qualifié de « gaullisme indulgent » (Le Nouvel Economiste, janvier 2015). Dans une tribune à L’Opinion (2 mai 2017), il profitait de son appel en faveur d’Emmanuel Macron pour écorner un « système capitaliste sans rival mais qui tourne fou en concentrant la richesse sur une poignée de vainqueurs et lamine désormais les classes moyennes ».
Ce sont ces « classes moyennes », non définies au demeurant, qu’entend défendre notre chiraquien. Frédéric Salat-Baroux y vitupère « l’économisme », « cette idéologie qui consiste à croire que la solution à tous nos problèmes serait dans le marché ». Il poursuit en se rendant coupable d’un raccourci temporel et d’une confusion entre hommes politiques fort distincts : « Le monde y a adhéré à la fin des années 1980, de Ronald Reagan à Deng Xiaoping en passant par Margaret Thatcher ou François Mitterrand ». La politique du tout-marché, confondue par notre énarque avec la séparation entre la société civile et l’État, n’aurait produit que des effets néfastes, de la délocalisation des productions à la désindustrialisation massive en passant par le déséquilibrage des « classes moyennes ». Or, « tout n’est pas business. La puissance économique est indispensable », car, sans elle, notre « modèle social » ne pourra pas être maintenu.
Après avoir loué un « rapport Draghi » qui « montre la voie » en préconisant « un effort massif dans l’innovation », Frédéric Salat-Baroux veut que la France « se donne un vrai projet, volontariste, tourné vers les classes moyennes ». Ce projet tourne autour de l’idée, objet de son dernier livre, de la « révolution par les territoires ». Il s’empresse de préciser qu’il ne s’agit « pas du tout d’une nouvelle étape de décentralisation », mais d’une clarification des compétences, du national au local. « Les territoires, c’est-à-dire d’abord le couple région-département (la commune n’est pas citée, ce qui est fort révélateur), sont mûrs pour prendre en charge les services publics du quotidien : la santé, l’éducation, le logement, l’emploi, l’énergie, l’action économique ».
On aura compris que nous sommes éloignés aussi loin que possible de la subsidiarité. Frédéric Salat-Baroux entend en fait décentraliser de manière centralisée comme on le fait depuis des décennies en dépit du bon sens. Mais à quoi sert la décentralisation si elle revient à importer au niveau local les tares du niveau national ?
On ne saurait critiquer l’ancien Secrétaire général de l’Elysée pour quelque inconséquence que ce soit : il reste envers et contre tout un chiraquien, profondément étatiste, interventionniste et antilibéral, autrement dit selon notre vocabulaire un socialiste de droite. En ces temps où nous nous rendons enfin compte de l’impéritie de notre État providence, rappelons que Jacques Chirac, cet immense visionnaire, fait partie de ces présidents qui ont tiré les « dividendes de la paix » en diminuant le budget des armées pour continuer à dépenser un « pognon de dingue » dans le social et contribué ainsi à désarmer notre pays.
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4 réponses
A droite, nous avons aussi Dominique de Villepin et Edouard Philippe qui hantent les allées de la Fête de l’Humanité où ils vont se faire acclamer par les islamo-marxistes les plus radicaux. Mais soyons clairs : les journaux supposément libéraux (Le Figaro, Les Echos, L’Opinion) se complaisent dans le capitalisme de connivence et ne font nullement le travail de formation intellectuelle de nos classes moyennes. Pour ne rien dire du calamiteux Le Monde qui est une officine keynésiano-marxiste lunatique. Ces décennies d’inexistence de la pensée libérale dans les grands journaux français pèse d’un poids considérable dans la dérive intellectuelle socialisante de nos classes moyennes.
Frédéric Salât est il conscient de la dette de 3000 milliards ????? Sait il que nous n’avons plus d’armée et que nous sommes sous la menace Russe ??? Quand à Chirac il voulait la Paix sa seule préoccupation était les décolletés des journalistes …..
On disait de Sarkosy qu’il a aucune colonne vertébrale idéologique. C’était la même chose pour Chirac. « La fracture sociale » n’était qu’un slogan vide et une fois élu en 95, il fut pris au dépourvu, ne sachant plus quoi faire. D’où la dissolution de l’Assemblée nationale…..
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4 réponses
A droite, nous avons aussi Dominique de Villepin et Edouard Philippe qui hantent les allées de la Fête de l’Humanité où ils vont se faire acclamer par les islamo-marxistes les plus radicaux. Mais soyons clairs : les journaux supposément libéraux (Le Figaro, Les Echos, L’Opinion) se complaisent dans le capitalisme de connivence et ne font nullement le travail de formation intellectuelle de nos classes moyennes. Pour ne rien dire du calamiteux Le Monde qui est une officine keynésiano-marxiste lunatique. Ces décennies d’inexistence de la pensée libérale dans les grands journaux français pèse d’un poids considérable dans la dérive intellectuelle socialisante de nos classes moyennes.
Frédéric Salât est il conscient de la dette de 3000 milliards ????? Sait il que nous n’avons plus d’armée et que nous sommes sous la menace Russe ??? Quand à Chirac il voulait la Paix sa seule préoccupation était les décolletés des journalistes …..
Encore un rapport d’un adepte
de l’Ecole Nationale des Ânes (ENA)
Ce monsieur ne parle pas des 3000 milliards de dette ? Est ce un oublie ? LOL
On disait de Sarkosy qu’il a aucune colonne vertébrale idéologique. C’était la même chose pour Chirac. « La fracture sociale » n’était qu’un slogan vide et une fois élu en 95, il fut pris au dépourvu, ne sachant plus quoi faire. D’où la dissolution de l’Assemblée nationale…..