Quand des élus LR usent d’une rhétorique socialiste… Le Parisien (24 août 2025) se demande : « Faut-il vraiment vendre aux enchères l’hôtel particulier Haviland ? ». De quoi s’agit-il ? Le grand porcelainier de Limoges fait construire en 1880 un hôtel particulier sur trois niveaux de styles néo-gothique et néo-Renaissance à proximité du parc Monceau dans le 17e arrondissement de Paris. Le demeure est ensuite devenue une ambassade, un conservatoire, puis la Maison de l’Europe de Paris. Elle est propriété de la Ville depuis 1978.
Officiellement, « dans un contexte de ponctions opérées par l’État sur le budget des collectivités », en fait compte tenu de la gestion désastreuse de Mme Hidalgo et de la dette abyssale des finances locales, la Ville a décidé de vendre aux enchères l’hôtel particulier. Elle poursuit, dit-elle, « une politique de cession d’actifs qui ne sont ni utiles, ni nécessaires à la délivrance des services publics aux Parisiens ». Elle précise que « les acquisitions de la Ville demeurent très largement supérieures aux cessions », ce qui est effectivement fort rassurant… Rappelons, même si le chiffre est déjà ancien, que sur les 100.000 bâtiments de la ville, la municipalité en possédait déjà plus de 10 % en 2007 (Le Figaro Magazine, 15 octobre 2007).
L’immeuble sera mis à prix le 7 octobre prochain à 4,5 millions d’euros. Pour y avoir prononcé une conférence il y a quelques années, nous savons qu’il aurait besoin d’un sérieux rafraîchissement. Comme sa surface est d’environ 500 m2, ce sont donc plusieurs centaines de milliers d’euros de rénovation qui sont à prévoir, sans parler du coût d’une reconfiguration.
La privatisation de l’hôtel particulier est la meilleure solution
Pourtant, les élus Républicains du 17e arrondissement se sont étouffés lorsqu’ils ont appris la nouvelle. Le Maire, Geoffroy Boulard, qu’on a connu plus inspiré (X, 24 août 2025), a parlé d’une « braderie au plus offrant », une expression qui laisse songeur… Un conseiller de Paris LR élu du 17e, Jean-Didier Berthault, a regretté que l’immeuble ne serve pas de crèche, de formation aux premiers soins ou plus généralement d’« équipement de proximité ». Une association locale a regretté la « privatisation » de l’édifice.
Il sera précisé que si l’hôtel particulier n’a pas le statut de monument historique, il se trouve protégé par le plan local d’urbanisme et que l’acquéreur, quel qu’il soit, ne pourra pas « faire n’importe quoi ».
Contrairement à certains Républicains de Paris qui usent donc d’une rhétorique socialiste, nous pensons que la « privatisation » de l’hôtel particulier est une solution préférable à son maintien dans le giron municipal aux frais des contribuables.
Illustration de couverture Avenue de Villiers (n°29) – Paris XVII©Mbzt, via Wikimedia Commons
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10 réponses
Le vrai visage des LR!
Ils vont encore faire triompher la gauche à la prochaine présidentielle…
Il y a certainement d’autres choses à conserver qu’un vieil immeuble bien trop cher à entretenir aux frais du contribuable ! Votre chère maire a cramé la caisse. Si cela defrise tant que ça ces élus républicains qu’ils le rachète avec leurs propres deniers. Mais comme nous le savons bien il est plus facile de se servir dans les poches du pauvre contribuable que dans les siennes !
C’est une honte ! avec tout l’argent gaspillé ! cette Hidalgo, comme une majorité de politicards, doivent ètre licenciés pour fautes très très lourdes.. comme cela se fait pour tout collaborateur ou employé. Notre belle France est en train de disparaìtre.. serait-ce voulu ?
Sans réflexion politique, cet immeuble est de toute beauté architecturale …
Au nom des Beaux-Arts, il ne faut pas détruire tout ce qui existe parce que « quelqu’un ou quelques uns » ne savent pas gérer des budgets …
Regarder la beauté est un acte qui reste gratuit …
S’il faut y mettre un immeuble neuf et sans Âme, à la place … Nous défigurerons à jamais Paris !!!
Vous avez bien raison de vous intéresser à la sauvegarde de notre patrimoine. Je vous rassure: cet immeuble ne sera pas détruit.
Il faut un cahier des charges les travaux à réaliser et sur la destination de cet immeuble ….le maintenir dans le giron municipal entraînerait la mise en place de crédits pour son entretien, crédits qui pourraient être consommés sans que des travaux conformes n’aient été réalisés….Une campagne alléchante de promotion semble indispensable ….que vaudrait il près de Central Park à New York ????? !!
y a qu’à y mettre des migrants, bizarre que la mairie actuelle n’y ait pas pensé
Vous ne croyez pas si bien dire, dans ma ville (dont je tairais le nom), un hôtel particulier de style néo-classique construit à la fin du 19ème siècle et qui appartenait ces dernières décennies à une institution financière à été mis en vente pour 8 millions d’Euros. Bien évidemment aucun acheteur, société ou autre organisme ne s’est porté acquéreur, quant aux particuliers n’en parlons même pas. C’est donc la ville avec l’argent du con-tribuable qui l’a acheté. Aujourd’hui cet édifice qui trône au centre ville sur un des plus grands boulevards, héberge des migrants.
Excellente idée, mais l’immeuble nécessite des travaux et il n’est actuellement pas assez confortable pour accueillir les « migrants » chers à Notre-Drame-de-Paris…
Si le produit de la vente sert à combler le déficit créé par cette mairie les Lr font bien de s’y opposer. Un peu trop facile de puiser dans la caisse et ensuite de vendre les bijoux de famille.