Le taux de chômage aux Etats-Unis a rejoint le niveau précédant la crise : 6.3 %. Il est vrai que le taux d’emploi y est encore bas : 59 % seulement de la population qui travaillent, contre 65 % au début des années 2000, mais la création d’emplois y est très forte.
En avril 2014, l’Amérique a créé 288 000 emplois nets, dont 273 000 dans le seul secteur privé. C’est la preuve que les entreprises se portent de mieux en mieux.
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Statistique intéressante mais à analyser… En fait, ces chiffres démontrent que la structure de la population active nord-américaine «s’européanise » de plus en plus : le chômage officiel diminue, certes, à des niveaux qui feraient rêver de nombreux pays européens, mais le taux de participation, c’est-à-dire le taux d’emploi, diminue lui aussi très fortement (de plus de 10 points depuis le début de la crise !) en dépit de la reprise vigoureuse, ce qui est une nouveauté absolue outre-Atlantique. En d’autres termes, de plus en plus d’américains, ayant parfaitement intégrés qu’ils n’ont plus aucune chance d’intégrer un jour le marché du travail, ne cherchent même plus de travail, sortent des listes des demandeurs d’emploi et de la population active, « encouragés » en cela par la relative brièveté (par comparaison avec les standards européens) de la période de versement des allocations chômage aux USA. Les entreprises américains adoptent de plus en plus les mêmes critères de recrutement qu’en Europe, c’est-à-dire qu’elles ne considèrent même plus les candidatures des demandeurs d’emploi seniors et des chômeurs de longue durée (plus de 6 mois sans emploi selon les critères locaux). Voir à ce propos la saisissante série d’articles « unemployement stories » sur le site http://gawker.com. LA question que se posent de plus en plus les économistes nord-américains est la suivante: le taux d’emploi remontera-t’il un jour, ou bien les victimes de la crise de 2008 (seniors et chômeurs de longue durée) sont-ils définitivement condamnés à l’inactivité ?
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Statistique intéressante mais à analyser…
En fait, ces chiffres démontrent que la structure de la population active nord-américaine «s’européanise » de plus en plus : le chômage officiel diminue, certes, à des niveaux qui feraient rêver de nombreux pays européens, mais le taux de participation, c’est-à-dire le taux d’emploi, diminue lui aussi très fortement (de plus de 10 points depuis le début de la crise !) en dépit de la reprise vigoureuse, ce qui est une nouveauté absolue outre-Atlantique. En d’autres termes, de plus en plus d’américains, ayant parfaitement intégrés qu’ils n’ont plus aucune chance d’intégrer un jour le marché du travail, ne cherchent même plus de travail, sortent des listes des demandeurs d’emploi et de la population active, « encouragés » en cela par la relative brièveté (par comparaison avec les standards européens) de la période de versement des allocations chômage aux USA. Les entreprises américains adoptent de plus en plus les mêmes critères de recrutement qu’en Europe, c’est-à-dire qu’elles ne considèrent même plus les candidatures des demandeurs d’emploi seniors et des chômeurs de longue durée (plus de 6 mois sans emploi selon les critères locaux). Voir à ce propos la saisissante série d’articles « unemployement stories » sur le site http://gawker.com. LA question que se posent de plus en plus les économistes nord-américains est la suivante: le taux d’emploi remontera-t’il un jour, ou bien les victimes de la crise de 2008 (seniors et chômeurs de longue durée) sont-ils définitivement condamnés à l’inactivité ?