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mercredi 22 avril 2026

Expulser des individus indésirables, c’est possible, dans un cadre transactionnel

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La République démocratique du Congo a annoncé mardi qu’elle accueillerait dès avril des migrants expulsés des Etats-Unis dans le cadre d’un accord avec Washington. Un projet comparable à celui, perdu dans des limbes juridiques, entre le Royaume-Uni et le Rwanda il y a peu, ou l’Italie et l’Albanie (Rome avait monté un programme visant l’expulsion de 36 000 personnes par an, mais n’en a effectué l’an dernier que…. 132)..

La RDC a toutefois donné peu de précisions sur les contours de ce dispositif négocié entre les deux pays, par ailleurs en discussions sur des accords miniers. Kinshasa n’a pas précisé le nombre de personnes qui seront accueillies sur le sol congolais, ni donné de détails sur les contreparties dont a pu bénéficier la RDC en acceptant la mise en oeuvre d’un tel dispositif. Ces derniers mois, plusieurs pays africains dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Cameroun ou encore Eswatini ont accepté d’accueillir des personnes expulsées par les États-Unis, dans le cadre d’un programme américain visant à expulser des migrants illégaux vers un pays tiers. Ces accords ont souvent été assortis d’un appui financier ou logistique américain.

Washington et Kinshasa sont également engagés dans un partenariat autour des ressources minières stratégiques, cruciales notamment pour l’industrie électronique mondiale et dont le sous-sol congolais regorge, les États-Unis s’étant en contrepartie impliqués, sans résultat concret sur le terrain à ce stade, dans les pourparlers visant à stabiliser l’est congolais, en proie à des conflits depuis trente ans.

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Une réponse

  1. Si les migrants et les pays d’accueil respectaient les lois, alors on n’aurait pas besoin d’en arriver là… C’est parce-que certains migrants violent la loi en s’introduisant illégalement et que certains états violent le droit international en refusant de reprendre leurs ressortissants, qu’on est obligé de recourir à ces solutions d’éloignement. A plus long terme, il faudra mettre en place une « migration circulaire » et en finir avec les stériles débats sur assimilation ou intégration : les assimilés sont les migrants qui souhaitent adopter nos moeurs et notre civilisation, et les autres sont des travailleurs étrangers. Il est tout-à-fait honorable d’être un travailleur étranger et de vouloir conserver sa culture : cela implique de rentrer chez soi quand on a fini de travailler. C’est simple, clair, net et précis.

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