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mercredi 28 octobre 2026

Fiscalité des entreprises : ne mettons pas fin à la politique de l’offre

Temps de lecture : 2 minutes

En matière de fiscalité, pour la plupart des indicateurs retenus, la France apparait presque toujours sur le podium des pays qui taxent le plus la création de richesses. Pourtant, entre 2015 et 2022, les allègements de charges et les mesures engagées dès la fin du mandant de François Hollande puis poursuivi lors du premier mandat d’Emmanuel Macron s’étaient accompagnées d’une baisse du chômage de 10,4 % à 7,3 %, restant cependant moins forte que dans la zone européenne. Baisse des impôts de production (réforme de la CVAE) et transformation du CICE en allégement de charges, ont notamment accompagné la création d’emplois dans le secteur privé et contribué à la baisse du chômage.

Malheureusement, l’incapacité de l’Etat français à se moderniser et couper dans les dépenses publiques infléchit depuis trois ans cette stratégie. Bercy chiffre d’ailleurs à une dizaine de milliards d’euros les mesures nouvelles du PLF 2027 visant les entreprises (RESF du PLF 2027) quand le MEDEF évalue l’alourdissement à 20 milliards d’euros. Résultat, le niveau de taxation des entreprises devrait atteindre 17,5 % du PIB en 2027, rattrapant le niveau qu’il avait lors de la prise de fonction d’Emmanuel Macron en 2017 (17,4%). Il reste surtout toujours très au-dessus de la moyenne européenne (12,6%).

Or en France, ce niveau de fiscalité pesant sur les entreprises semble plutôt bien corrélé au taux de chômage. Les derniers budgets rabotent pourtant progressivement les acquis des précédentes réformes, effaçant les gains des dernières années, s’accompagnant, en  parallèle, d’une remontée du chômage qui devrait atteindre 8,3 % en 2027 selon l’OFCE, presque à des niveaux pré-covid…

Alors que le débat parlementaire autour du PLF 2027 débute à l’Assemblée, les députés feraient bien de garder en tête que la bataille de l’emploi, et du niveau de vie, ne se gagnera certainement pas en taxant plus les entreprises. Bien au contraire.

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2 réponses

  1. Le problème de la politique de l offre menée par le PR a fini dans une impasse parce qu elle n était pas du tout financée comme très souvent en france pour de nombreuses dépenses
    Sans économie drastique (retraite santé…..) aucune politique de l offre ne peut être efficace sur le long terme

    1. Se rajoute par dessus qu’en France, la politique de l’offre a surtout pour effet de maintenir artificiellement en vie des entreprises non-compétitives et à la limite, il aurait été préférable de les laisser mourir, mais les salariés sont souvent inemployables et on sait d’expérience qu’ils finissent par échouer dans la fonction publique territoriale ou bien dans du privé subventionné (très majoritairement les associations)

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