Journal d'actualité libéral
|
lundi 9 février 2026

Future loi de programmation militaire : peut mieux faire

Temps de lecture : 2 minutes

russie

En déplacement au mois de janvier dernier à Mont-de-Marsan pour adresser ses vœux aux armées, le président de la République avait commencé à dessiner les contours de la prochaine loi de programmation militaire (LPM) dont le budget, 413 Mds€ (400 Mds€ de dépenses budgétaires et 13 Mds€ issus de recettes liées à la vente d’infrastructures), constituera un investissement très largement supérieur à la précédente LPM (295 Mds€).

Inscrit à l’ordre du jour du conseil des ministres de mardi, le texte devrait être examiné mi-mai par l’Assemblée nationale et mi-juin par le Sénat pour une promulgation au mois de juillet.

Pour rappel, lors de son premier mandat, Emmanuel Macron avait déjà augmenté de manière constante les budgets alloués à la défense, de 34,2 Mds€ en 2018 à près de 44 Mds€ inscrits dans la loi de finances de cette année, ce afin d’atteindre l’objectif des 2 % du PIB assigné par l’OTAN et de combler les trous capacitaires induits par le rognage constant des dépenses militaires sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Malgré son ambition affichée, la future LPM comporte encore quelques lacunes : d’abord et contrairement aux promesses du Président, le renouvellement de la flotte d’avions de chasse devant assurer le passage au « tout Rafale » ne pourra s’achever en 2030, seul 137 appareils sur 185 devant être opérationnels à cette date.

Le successeur du porte-avion Charles de Gaulle, dont les premiers essais en mer devraient avoir lieu dès 2036-2037, ne devrait toutefois pas non plus avoir de navire jumeau (sistership). La grande question est alors de savoir comment faire intervenir un important groupe aéronaval lorsque l’unique porte-avion sera en réparation ?

Le coût d’un porte-avion supplémentaire, 5 Mds€ (dont le financement contribuerait à la vitalité de notre industrie de défense) correspond environ au coût de trois ans et demi d’assurance chômage des intermittents du spectacle. Trouver des financements apparait donc, en l’espèce, relativement facile pour un peu qu’on soit prêt à trancher dans le vif des dépenses inutiles.

Une mention spéciale doit également être décernée au groupe écologiste du Sénat, son président, Guillaume Gontard, ayant particulièrement insisté sur la transition écologique des armées et la diminution de notre arsenal de dissuasion nucléaire… Des vues par ailleurs non partagées par ses collègues socialistes qui, à cette occasion, ont eu une attitude particulièrement responsable.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


2 réponses

  1. Il est grand temps de se recentrer sur les secteurs régaliens, ceux bénéfiques à l’ensemble des citoyens, …la défense en fait pas partie, pas les intermittents du spectacle ni même la culture. Mais à vouloir soupoudrer partout, on ne traite rien correctement…il n’y a qu’à voir l’Etat de la santé, de la justice, voir de l’éducation

  2. Corerectif important: Il est grand temps de se recentrer sur les secteurs régaliens, ceux bénéfiques à l’ensemble des citoyens, …la défense en fait partie, pas les intermittents du spectacle ni même la culture. Mais à vouloir soupoudrer partout, on ne traite rien correctement…il n’y a qu’à voir l’Etat de la santé, de la justice, voir de l’éducation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.