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dimanche 8 mars 2026

Grâce aux talibans, les femmes ne sont plus victimes de harcèlement !

Temps de lecture : 2 minutes

Compte tenu de l’arriération du pays et de son absence totale de liberté, ceci expliquant cela, il est difficile de savoir exactement quelles ont été les conséquences du tremblement de terre qui s’est produit le 31 août en Afghanistan. Les chiffres communiqués font état de plus de 2.200 morts, 4.000 blessés et 7.000 maisons détruites. On pourrait gloser sur les effets catastrophiques d’un séisme pourtant limité à une magnitude de 6 sur l’échelle de Richter, ce qui démontre une fois de plus que c’est le développement (capitaliste) qui représente la meilleure, et d’ailleurs la seule, sécurité face aux cataclysmes, mais nous souhaiterions nous concentrer sur la condition féminine dans ce beau pays des talibans.

Un article édifiant du New York Times (4 septembre 2025) décrit la situation des femmes victimes du séisme. Les chiffres que nous avons précédemment donnés restent indéterminés s’agissant du sexe des personnes concernées. Car on ne sait pas si les femmes sont comptées eu égard à leur peu d’importance, mais ce qu’on sait c’est que, à l’évidence, elles n’ont pas dû toutes être prises en compte. En effet, tyrannisées par le pouvoir, elles ne peuvent de fait être secourues que, soit par des hommes appartenant à leur famille proche (père, frère, mari, fils), soit par des femmes. Il est interdit à toute autre personne de les toucher ! Si la famille proche est décédée ou elle-même dans l’incapacité de les secourir, il ne reste plus que des femmes pour les aider. Si ce n’est que, toujours grâce à ces grands humanistes que sont les talibans, les femmes ne peuvent plus étudier ou soigner (ONU Femmes, 7 août 2025) !

De facto, les Afghanes victimes du tremblement de terre du 31 août n’ont pu être ni secourues, ni soignées.

A chaque fois que nous consacrons une pendule à l’Afghanistan, nous ne manquons pas de nous intéresser aux paroles et aux actes des féministes françaises et de leurs thuriféraires, si prompts à dénoncer l’ignoble patriarcat qui règne dans notre pays, et de nous étonner de leur indifférence à l’égard de la condition féminine dans certains pays ô combien charmants de notre planète… A quand la flottille de la liberté en Afghanistan, via Gaza, avec à son bord Rima Hassan, Mathilde Panot, Sandrine Rousseau, Greta Thunberg et Adèle Haenel pour secourir leurs soeurs afghanes ?

Illustration de couverture © USAID sur Pixnio

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6 réponses

  1. Je suppose que, malgré tout, le risque de se faire emprisonner durant des années, blesser gravement voire tuer n’est pas très grand en Israël comparé à l’Afghanistan. Pas vite mais pas fou non plus, ces grands militants!
    Compte tenu de la composition de la fameuse Flottille de la Liberté, soit de vieux yachts et autres bateaux de pêche, ils n’ont pas pu emmener grand chose pour les Palestiniens. Le Handala est un ancien navire de pêche prévu pour 4 personnes, il en a emporté 21 cet été. Le yacht Madleen était prévu pour 10 personnes, il en a emporté une douzaine. En tenant compte des modifications nécessaires pour pouvoir prendre tous ces passagers, (lits, chaloupes, réservoirs supplémentaires pour l’eau potable, l’eau souillée et le carburant pour les 15 jours de traversée … ), la capacité en biens destinés aux Palestiniens devait friser le zéro. Même en assumant que les Israéliens les aurait laissés passer, ils ne devaient pas avoir grand chose à leur donner. Je ne sais trop comment qualifier cela, au delà du geste symbolique à la fois coûteux et inutile: la croisière s’amuse? Rire des gens, Palestiniens inclus? Pure escroquerie? Se faire mousser pour une éventuelle carrière politique?

  2. Il va falloir expliquer que nous ne sommes pas « intolérants avec l’islam », mais que c’est au contraire « l’islam qui est intolérant avec nous »… nous ne faisons que nous défendre ! Les gens peuvent croire ce qu’ils veulent. Le problème de cette religion c’est comme avec le marxisme-léninisme : ces gens ne se contentent pas de vouloir mener une vie personnelle austère (c’est bien leur droit) mais ils veulent l’imposer aux autres (révolution, califat). Concernant le christianisme, le dogme lui-même est non-contraignant, et il suffisait donc de détacher cette religion de l’état pour obtenir le libéralisme. Le problème d’une religion comme l’islam est qu’il ne connaît pas cette distinction. Les aspects coercitifs (y compris sur les gens externes à cette doctrine, les koufars, les mécréants) sont inscrits dans le disque dur du dogme lui-même. C’est toute la difficulté, car il ne s’agit pas simplement de séparer l’état et la religion, mais de réformer la religion elle-même. Bon courage ! … pourtant, comme l’a très bien dit en 2014 dans son discours à l’université islamique d’Al-Azahr le Maréchal Sissi (président égyptien), « l’islam ne peut pas continuer à être la seule religion qui pose problème sur terre ». Il appelait les chefs musulmans à trouver une voie de réforme théologique. Il existe des musulmans parfaitement conscients de ce problème, et il faut les soutenir. Le vivre-ensemble international est à ce prix. Je suis persuadé que la liberté finira par triompher.

  3. On peut aussi signaler les « apostats de l’islam » qui commencent à faire entendre leur voix en France et sur internet. La plupart sont des Français(es) d’origine maghrébine, qui ont quitté la religion de leurs aïeux. Certains sont des athées radicaux, d’autres sont simplement des libéraux aspirant à la liberté de conscience et de moeurs. Quoi qu’il en soit, ils font un travail courageux et passionnant de critique du dogme islamique. On dirait des « Voltaire de l’islam au XXIème siècle ». On peut les suivre sur youtube (Majid Oukacha, Jack le fou, Ali babal, Channa Sparkle, etc.). Chacun avec un style différent, ils tiennent un discours très calme, très rationnel, très argumenté et très respectueux. On songe réellement à Voltaire. Ils ont en outre parfaitement conscience que la solution viendra de la société civile et non de politiciens compassés. Ils ne luttent pas « contre les musulmans » mais « pour la liberté de conscience et d’expression ». C’est un combat positif. L’occasion aussi d’évoquer la captivité de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal qui fut, à l’instar de Salman Rushdie, un précurseur de cette liberté de conscience conjuguée dans le monde oriental. Le libéralisme a toutes les cartes pour vaincre la coercition, quelle qu’elle soit.

  4. Je vous prie de m’excuser si je ne comprends pas le sens de l’ironie de votre article. Voulez-vous signifier qu’il n’y a comme alternative que soit l’enfermement des femmes, soit l’autorisation de leur viol ? Que nous devons choisir entre l’absence de liberté et une sauvagerie sans aucune loi ?

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