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samedi 18 avril 2026

Grandes fortunes : les fantasmes d’Olivier Faure

Temps de lecture : 2 minutes

À chaque débat budgétaire, les socialistes de tous bords reviennent à leurs fondamentaux : taxer les riches, encore et toujours.
Cette fois, c’est Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et député de la 11ème circonscription de Seine-et-Marne, qui s’illustre par une proposition aussi familière que simpliste : ponctionner le patrimoine des plus aisés. « Quand on est Français et qu’on a tout reçu de ce pays, on doit participer à la solidarité nationale », explique-t-il sur LCI, suggérant qu’on pourrait sans problème prélever 40 milliards sur les 1200 milliards d’euros détenus par les 500 plus grandes fortunes françaises.

Cette posture est trompeuse à plus d’un titre. D’abord, parce qu’elle repose sur une conception erronée de la richesse. Pour une large part, les 1200 milliards d’euros ne sont pas de l’argent liquide sur des comptes en banque, mais des actions d’entreprise, des parts sociales, de l’immobilier… Autrement dit, du capital investi dans l’économie, dans l’emploi et dans la production. Or, les personnes concernées paient déjà des impôts sur les sociétés, sur le revenu, sur les dividendes et sur les plus-values.
Les ponctionner davantage risque de les inciter à déplacer leur capital et à créer des entreprises ailleurs, et de décourager d’autres investisseurs.
Ce n’est pas une question de « civisme » (le civisme ne consiste pas à accepter silencieusement les atteintes arbitraires à la propriété) ou de « solidarité » (la solidarité obligatoire n’est pas de la solidarité), mais d’un simple calcul économique : il existe des seuils de tolérance au-delà desquels la fiscalité fait diminuer les recettes de l’État.  Une multitude d’exemples peuvent illustrer la courbe de Laffer.

Dans un pays qui cumulait 1 251 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en 2024 (soit 42,8 % du PIB), le problème n’est pas le manque de ressources, mais l’incapacité des technocrates à les gérer correctement. Faire n’importe quoi avec l’argent des Français, est-ce faire preuve de civisme ? Au lieu de s’acharner sur ceux qui s’enrichissent de manière productive, certains responsables politiques feraient mieux de se pencher sur la pertinence des dépenses publiques et la nécessité des réformes structurelles.

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