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vendredi 23 janvier 2026

Il y a 100 ans, la naissance de l’Empire du mal

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Nostalgique, Poutine va célébrer, le 30 décembre, le centenaire de la création de l’URSS (Union des républiques soviétiques socialistes). Le premier Etat communiste de l’Histoire, bâti sur le socle des massacres bolchéviques, a été aussi le premier Etat totalitaire. Comme l’a clairement écrit Stéphane Courtois, c’est bien Lénine l’inventeur du totalitarisme qui inspirera aussi Hitler. L’Etat soviétique, en réalité un empire, aura duré jusqu’en décembre 1991, date à laquelle il éclatera en donnant naissance à une quinzaine de républiques indépendantes. Pendant 69 ans, environ 300 millions de personnes ont vécu sous une dictature communiste qui a affecté aussi, directement ou indirectement, de nombreux autres pays sur tous les continents. De Staline à Gorbatchev, les dirigeants de l’URSS ont voulu montrer la supériorité du système marxiste sur le système capitaliste avec les résultats que l’on connaît : des dizaines de millions de victimes, des champs de ruines partout où il a été au pouvoir.

L’URSS ou « l’Empire du mal », belle trouvaille de Ronald Reagan, a été le symbole de la négation des libertés et de l’être humain. Il a été aussi, paradoxalement, celui de l’échec de l’idéologie communiste, qui ne peut exister sans meurtres de masse et oppression. Petit à petit, au fur et à mesure que les crimes et les échecs de l’URSS étaient mis au jour, l’opinion a commencé à changer. Mais il a fallu des dizaines d’années pour qu’elle admette vraiment les faits et que la séduction opère moins. Sauf hélas chez beaucoup de politiques et d’intellectuels occidentaux qui, réfugiés dans leurs bastions idéologiques, ont longtemps nié cette évidence : le mal se trouvait bien à Moscou. Même après l’éclatement et la faillite de l’URSS, on a entendu des voix soutenir qu’elle ne représentait pas le « vrai » communisme et qu’il ne fallait pas se réjouir de la victoire du camp occidental… Les peuples libérés du camp soviétique adverse n’ont pourtant pas hésité : ils ont choisi les libertés occidentales et le système capitaliste.

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Une réponse

  1. Si pour certains le choix des « libertés occidentales et du système capitaliste » à été payant et soutenu, il ne faut pas oublier ceux qui aujourd’hui paient leur choix au prix fort, pour la seule raison que deux présidents français et une chancelière allemande les ont laissé tomber: Merkel et Sarkozy ont refusé l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan, Hollande et Merkel ont cautionné un accord qui avalisait une annexion d’une partie d’un territoire souverain Ukrainien en 2014.

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