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mercredi 16 septembre 2026

Impôt sur les successions : Bruno Retailleau relève le niveau

Temps de lecture : 2 minutes

L’ancien ministre de l’Intérieur et candidat à la prochaine élection présidentielle vient de donner un entretien prometteur qui détonne avec les propositions affligeantes de nombre de ses concurrents ou adversaires.

L’élection présidentielle de 2027 s’annonce mal, ce qui ne saurait surprendre quand l’on connaît les noms de la trentaine ou de la quarantaine des prétendants, déclarés ou non, à l’Elysée. En effet, chaque jour charrie son lot de déclarations saugrenues, voire lunaires. Et ce n’est pas l’annonce, au demeurant floue, de Xavier Bertrand, le gaulliste (très) social faite le 27 août qui nous rassurera. Il faut en dire un mot en liminaire.

Gérald Darmanin (encore un gaulliste social) a récemment annoncé qu’il ne serait pas dans la course et qu’il se ralliait à la candidature d’Edouard Philippe, mais en lui demandant de rendre son programme plus « social ». Il a aussi souhaité un « ticket », comme disent les Américains, avec un Xavier Bertrand Premier ministre. Cela explique-t-il qu’Edouard Philippe ait proposé le 24 août une « augmentation de 20 % de la rémunération moyenne des enseignants en cinq ans » ? Il semble que cette annonce n’ait pas suffi à dissuader Xavier Bertrand à concourir, à moins que ses déclarations doivent être considérées comme une manœuvre pour « gauchir » plus encore le programme (si tant est qu’il y en ait un…) de l’ancien Premier ministre.

Ce n’est pas tout : l’ancien ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, qui est aussi président du think tank le Laboratoire de la République et proche d’Edouard Philippe, vient de déclarer (Marianne, 27 août 2026) que l’État providence appartient au « commun républicain » et que « la justice sociale est au cœur du pacte républicain », tout en mettant en cause « l’individualisme démocratique ».

Mais le débat brûlant concerne l’impôt sur les successions à la suite des déclarations groupées de Raphaël Glucksmann, Marylise Léon et Mathilde Panot. En contrepoint, Bruno Retailleau vient de donner un entretien pertinent à L’Opinion (27 août 2026) pour contredire les partisans de l’impôt sur la mort : « Considérer ceux qui veulent transmettre comme des vaches à lait ou des boucs émissaires, c’est de la pire injustice ». Que ferait-il, lui, à l’Elysée ? « Je ne serai pas le président qui augmentera les droits de succession, mais celui qui les baissera. Je pousserai cette baisse au maximum du possible au cours de mon quinquennat ». Et si cette baisse maximale allait jusqu’à la suppression pure et simple de l’impôt ?…

Bruno Retailleau ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il se prononce sur la fiscalité en général : « arrêtons les dingueries fiscalistes : l’impôt n’est pas la solution, c’est le problème », avant d’ajouter plus bas : « L’État n’est pas pauvre parce qu’il taxe trop peu, il est pauvre parce qu’il dépense trop ». Décidément, les idées libérales ne sont plus taboues dans notre pays, même si elles demeurent très minoritaires médiatiquement.

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33 réponses

      1. Outre le charisme inné et une présence à l’écran qui ne s’improvisent pas,tout candidat se doit d’être soutenu activement par les milieux économiques qu’il serait irréaliste d’ignorer, tant les problèmes économiques restent le cœur de notre système mondialisé.

        1. le « milieux zéconomiques » sont aujourd’hui essentiellement composés de hauts-fonctionnaires, de bureaucrates des grandes banques péri-étatiques et de capitalistes-de-connivence qui gonflent leur fortune à « l’effet cantillon »… Ces « milieux zéconomiques » attendent simplement le prochain « plan de relance vert, inclusif, durable, souverain, européen et décarboné » pour s’en mettre plein les poches… en revanche, les classes actives sont désormais massivement au RN.

          1. Certes,mais ce sont bien les milieux Zéconomiques, « les mieux Zinformés » ,que vous décrivez si bien, qui continueront comme de coutume à « arbitrer le match », ce qui n’empêche en rien de souligner l’importance primordiale de la prochaine échéance électorale à l’issue de laquelle les nouveaux responsables devront faire preuve de pragmatisme en raison du contexte géopolitique actuel inédit.
            Les expériences historiques des dernières décennies n’ont-elles pas largement démontré la primauté de l’économie sur le politique se limitant au rôle de gestionnaire ?

    1. Son plus grand défaut: être du LR!
      Ce partit d’arrivistes nous a mis Macron et travaille en douce pour nous coller Philippe… vous verrez.

  1. Pour que ces idées libérales finissent par imprégner profondément l’électorat, il faudra un évènement économique majeur qui démontrera à tous, même aux illusionnés, court termistes et indifférents, que l’État providence, égalitaire et champion des impôts (pas pour tous) n’est pas viable. Évènement qui prendra probablement la forme d’une faillite totale de l’État face à la dette et aux taux d’intérêts, suivi par une intervention sans pitié du FMI, une baisse conséquente du niveau de vie et une révolte populaire voisine de la guerre civile.

    1. J’ai été très surpris de la discipline du peuple pendant le Covid. Certes, il avait très peur physiquement pour sa vie s’il enfreignait l’ordre de ne pas sortir. Alors, pendant cette « mise en demeure » le citoyen a économisé, ne pouvant dépenser. Autrement dit, lors de la période de restrictions budgétaires qui nous attend quand on aura demandé tôt ou tard l’aide du FMI, il se peut que moyennant quelques subsides, nous attendions calmement des jours meilleurs… Combien de jours de quarantaine nécessaires pour le remboursement de la dette ? Combien de jours de vaches maigres le peuple est-il prêt à consentir ? Plus on attend…

      1. Lors du covid, le quoi qu il en coûte a été santuarise, pour finalement devenir la regle et nous conduire doucement mais sûrement dans le mur
        L état est à sec donc plus de subsides
        Comment voulez vous résoudre nos déficits récurrents en continuant les chèques????
        La cure de désintoxication durera plusieurs années
        Voir nos amis grecs qui ont perdu 30% de leur niveau de vie il y a 10 ans pour n en retrouvez que 15% aujourd’hui
        Avec un budget en excédent et une dette qui baisse régulièrement

        1. Je rebondissais sur la prévision d’une guerre civile qu’évoquait « Jojo ». A partir de quel montant de subsides, le citoyen ne se révoltera pas. Plus d’argent dans les caisses certes, mais vous n’allez pas laisser le peuple mourir de faim.

    2. pour que les idées libérales infusent, il faudrait peut-être aussi que la presse prétendument libérale (Le Figaro, Les Echos, l’Opinion, etc.) nous serve un peu autre chose d’un capitalisme-de-connivence euro-socialiste. Il n’y a pas de grands médias libéraux en France. Sans lutte culturelle et intellectuelle, il n’y aura pas de victoire dans les esprits.

  2. A propos des droits de succession il ne faut pas chicaner sur les taux , les seuils d’exonération etc…
    Il faut au nom du respect de la propriété (inscrite dans la Constitution )supprimer jusqu’à l’idée même de taxer les successions.
    D’ailleurs, toute imposition frappant le patrimoine ( donc les droits de mutation de tous ordres ) devrait être supprimée .
    Et attention : l’expression de suggestions contraire relève d’un discours de haine !
    Signé Gregor Muldon, Economiste.

  3. Qu’est ce que veut dire le maximum du possible ?
    Les circonvolutions de phrase….
    La langue de bois a encore de beaux jours devant elle.

  4. Encore un mou loin de la tronçonneuse de Mileï , aucun prétendant n’a pris la mesure de l’état du pays et pourtant , ils sont nombreux .

  5. Retailleau n’a aucune colonne vertébrale économique. C’est un ectoplasme dont on ne retient que le conservatisme suranné et les positions réactionnaires.
    Il est nécessaire de « décrotter » le libéralisme de toutes ces lubies, y compris de ses « références » que sont les anciens d’Occident comme Madelin, pour en faire quelque chose de désirable :
    Liberté, opportunités et responsabilité avant tout !
    Etat réduit au strict nécessaire.
    Proclamons que le libéralisme a le potentiel de rendre la société prospère alors que le socialisme la ruine et fabrique de la pauvreté..

    1. Peut être mais qu’il n’a pas de colonne mais ce qu’il dit sur les successions est vrai. La France perçoit 42% de l’ensemble des héritages et successions de l’UE. 16M€ sur 35M€ ( source OCDE) le second est l’Allemagne avec 29%. Cela ne devrait il pas interpeller nos chers candidats, tous à avec moulte propositions d’augmentation de tout ( salaire chez les fonctionnaires, impôts en tout genre)

    2. hélas, on a vu ce que ce « libéralisme libéré des conservatismes » a donné avec Giscard, Delors, Mitterrand, Fabius, Rocard, Juppé, Jospin, Hollande, Strauss-Khan, Macron, Philippe, Lecornu, etc. Aujourd’hui on finit avec Villepin qui milite pour le Hamas et Philippe qui vote au PCF, ah ah ah ! … je partage votre scepticisme sur Retailleau… mais je suis encore plus sceptique sur les constructivismes divers et variés que nous a proposé le libéral-progressisme.

  6. Il serait intéressant de connaître le nombre de fois la taxation a été appliquée sur le bien soumis au droit de succession. Par exemple un bien immobilier depuis l’achat, avec la rénovation éventuelle toutes les charges et taxes prélevées durant 40 ans par exemple avant que les enfants n’héritent ?

  7. Aucune confiance dans ce Retailleau !
    Il fait parti du Système

    Les « droits de succession » sont un vol , il faut les supprimer
    L’état français socialo-communiste doit tailler à la hache dans ses dépenses

    nota: dans les domaines économiques et financiers, les français sont des monstres d’ignorance. Et les pouvoirs font tout pour que cette ignorance perdure…..

  8. Faut il rappeler que les héritages ont pour origine la valeur travail et aussi la famille sans cesse remise en question en dépit de son importance vitale pour toute société organisée, sauf à imaginer comme certains Dr Folamour un avenir dystopique des plus inquiétants ?

  9. La France impecunieuse perçoit 42% de la masse des successions et héritages de l’UE. C’est pas rien. Comme la taxe sur les yachts, elle ne rapportera sûrement pas ce que glucksmann espère( 15M€). Au mieux 2/3 et encore. Sans parler des délocalisations. Bon une fois de plus, nos politiques ne comprennent rien.
    Et merluche qui autorise 12m€ et après il prend tout. Il ne doit pas avoir lu l’article 13 de la déclaration des droits de l’homme qui figure dans la constitution

  10. L’impôt sur la mort ou sur la vie ?
    S’il ne fallait conserver qu’un seul impôt, ne faudrait-il pas mieux conserver celui sur la mort ?
    Mieux vaut taxer ce qui ne peut plus être produit que ce qui est en train de se produire. De plus celui qui bénéficie de l’héritage n’a rien produit pour justifier de cette propriété.

    En tout cas il y débat chez les libéraux.

    1. Effectivement M. J.Lelaid,un débat sur le droit à la propriété s’impose car jusqu’à preuve du contraire le défunt était bien propriétaire des ses biens avant son décès.
      Comment peut-on admettre qu’il soit en quelque sorte renié quant à ses dernières volontés de CHOISIR en toute légitimité les bénéficiaires de ses biens personnels après avoir satisfait sa vie durant aux arcanes de l’usine à gaz de la fiscalité ?
      Il semble bien que l’enjeu essentiel soit in fine un énième nivellement par le bas des classes moyennes, puisque les détenteurs de patrimoines très importants sauront prendre à l’évidence les mesures appropriées si nécessaire.

      1. Entièrement d’accord avec vous. A quoi bon travailler, produire de la richesse, si, le produit de l’effort est confisqué pour financer l’assistanat … AU NOM DE LA JUSTICE SOCIALE ?
        Est-il socialement juste que certains travaillent, paient impôts et taxes, pendant que d’autres « se la coulent douce » et « courent plus vite que le travail » ? Le taux de chômage actuel est-il supportable quand on sait le nombre d’entreprises qui ne trouvent pas le personnel dont ils ont besoin ?
        Il faut arrêter cette dérisoire lutte des classes. Les vrais riches arriveront toujours à émigrer vers des pays plus accueillants que la France. Il y dépenseront leur argent, fournissant du travail hors de notre pays.
        OUI  » arrêtons les dingueries fiscalistes : l’impôt n’est pas la solution, c’est le problème », Voilà des décennies que nos gouvernements successifs passent leur temps à « AUGMENTER LES RECETTES » pour remplir le tonneau des Danaïdes et à dépenser toujours plus non pas pour investir mais pour payer des « frais de fonctionnement » entre autres salaires de fonctionnaires en surnombre et gaspillages de toutes sortes. A lui seul le niveau des taxes sur les énergies est ahurissant quand on sait que PERSONNE NE PEUT SE PASSER de carburant, électricité, gaz etc. etc.

    2. On entreprend pour mettre ses enfants à l’abri. Je ne sais si « un grand chef d’entreprise français » serait motivé tout autant si votre mesure était mise en pratique. L’amour seul du pays a ses limites mais l’amour de nos enfants est sans limites.

      1. Merci Jeanne pour votre commentaire que j’approuve .
        L’amour de nos enfants et de nos familles est sans limites n’en déplaise à certains apprentis sorciers qui font actuellement diversion en jugeant que » le retour à la famille traditionnelle constitue une forme d’extrême-droitisation de la société ».
        L’héritage au profit de ses enfants ou d’une personne de son choix nous rappelle que les mots : travail, famille, amour,affection,amitié,resterons à jamais les fondements de toute société humaine digne de ce nom !

      2. On ne lègue pas de l’argent, on lègue des valeurs. La transmission des valeurs individuelles par dela le besoin biologique est le seul rempart de la liberté de conscience contre la robotisation avancée de l’humain, me semble t’il, et encore.

    3. Il n’y a pas de débat chez les vrais libéraux.
      Le problème ne doit pas être vu du côté de celui qui reçoit, mais de celui qui donne.

  11. Retailleau devrait quitter LR, ce parti de traîtres à la nation qui, à chaque élection, trahit ses électeurs en se ralliant à la gauche pour appeler à voter contre le RN, en favorisant in fine le dessein funeste de la gauche, soit-disant divisée mais, toujours réunie quand il s’agit de gagner une élection.

  12. L’impôt sur la succession que tous les français paient est invisible. Si les cotisations retraites étaient capitalisés plutôt que « réparties », le citoyen median disposerait d’un capital de près de 2 millions d’euros… qu’il pourait transmettre!!
    Imaginez le pire scénario: vous avez payé toute votre vie de travail et vous decedez le jour ou vous prenez votre retraite. Resultat: on vous aura pris toute vos cotisations et vos descendants n’auront rien! Et on parle de millions d’euros!
    Même si vous ne decedez pas dans un court délais, il n’y a aucun capital à transmettre, contrairement à la capitalisation.

  13. J’ai 70 ans,à 29 ans je gré une entreprise de placo ,a56ans je vends mon entreprise de plus de 50 salariés aux cadres de mon entreprise,sans caution et hypothèque pour eux,sur les fond propres de l’entreprise !
    Par la suite,je suis imposé aux maximum de ce que peut faire le gouvernement « Hollande »
    40 ans de travail,sans aides ,le fruit d’un travail pragmatique et rationnel.
    Aujourd’hui j’entends :il faut taxer les retraités,ça leurs est tombé du ciel !
    Je me plains pas,je suis un exemple parmi beaucoup d’autres.

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