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dimanche 30 août 2026

Impôt sur les successions : Bruno Retailleau relève le niveau

Temps de lecture : 2 minutes

L’ancien ministre de l’Intérieur et candidat à la prochaine élection présidentielle vient de donner un entretien prometteur qui détonne avec les propositions affligeantes de nombre de ses concurrents ou adversaires.

L’élection présidentielle de 2027 s’annonce mal, ce qui ne saurait surprendre quand l’on connaît les noms de la trentaine ou de la quarantaine des prétendants, déclarés ou non, à l’Elysée. En effet, chaque jour charrie son lot de déclarations saugrenues, voire lunaires. Et ce n’est pas l’annonce, au demeurant floue, de Xavier Bertrand, le gaulliste (très) social faite le 27 août qui nous rassurera. Il faut en dire un mot en liminaire.

Gérald Darmanin (encore un gaulliste social) a récemment annoncé qu’il ne serait pas dans la course et qu’il se ralliait à la candidature d’Edouard Philippe, mais en lui demandant de rendre son programme plus « social ». Il a aussi souhaité un « ticket », comme disent les Américains, avec un Xavier Bertrand Premier ministre. Cela explique-t-il qu’Edouard Philippe ait proposé le 24 août une « augmentation de 20 % de la rémunération moyenne des enseignants en cinq ans » ? Il semble que cette annonce n’ait pas suffi à dissuader Xavier Bertrand à concourir, à moins que ses déclarations doivent être considérées comme une manœuvre pour « gauchir » plus encore le programme (si tant est qu’il y en ait un…) de l’ancien Premier ministre.

Ce n’est pas tout : l’ancien ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, qui est aussi président du think tank le Laboratoire de la République et proche d’Edouard Philippe, vient de déclarer (Marianne, 27 août 2026) que l’État providence appartient au « commun républicain » et que « la justice sociale est au cœur du pacte républicain », tout en mettant en cause « l’individualisme démocratique ».

Mais le débat brûlant concerne l’impôt sur les successions à la suite des déclarations groupées de Raphaël Glucksmann, Marylise Léon et Mathilde Panot. En contrepoint, Bruno Retailleau vient de donner un entretien pertinent à L’Opinion (27 août 2026) pour contredire les partisans de l’impôt sur la mort : « Considérer ceux qui veulent transmettre comme des vaches à lait ou des boucs émissaires, c’est de la pire injustice ». Que ferait-il, lui, à l’Elysée ? « Je ne serai pas le président qui augmentera les droits de succession, mais celui qui les baissera. Je pousserai cette baisse au maximum du possible au cours de mon quinquennat ». Et si cette baisse maximale allait jusqu’à la suppression pure et simple de l’impôt ?…

Bruno Retailleau ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il se prononce sur la fiscalité en général : « arrêtons les dingueries fiscalistes : l’impôt n’est pas la solution, c’est le problème », avant d’ajouter plus bas : « L’État n’est pas pauvre parce qu’il taxe trop peu, il est pauvre parce qu’il dépense trop ». Décidément, les idées libérales ne sont plus taboues dans notre pays, même si elles demeurent très minoritaires médiatiquement.

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