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dimanche 10 mai 2026

Internet coupé dans les grandes villes russes depuis plus de deux semaines

Temps de lecture : 2 minutes

« Pourquoi vouloir internet quand vous avez Poutine ? » lance Sergueï, sarcastique. Et Kirill, désabusé : « Nous vivrons bientôt comme en Corée du Nord ». Ces réflexions sont rapportées dans un article de Ouest France paru le 16 mars : « Les Moscovites sont furieux et l’expriment ouvertement depuis le 6 mars dernier et la coupure généralisée de l’internet mobile dans le centre de la capitale russe. »

Pour combien de temps? Le « temps qu’il faut pour assurer la sécurité de nos citoyens », a annoncé le porte-parole du Kremlin. Pourquoi ? Officiellement, pour neutraliser  les drones ukrainiens qui utiliseraient les réseaux internet mobiles, ce qui ne convainc personne.

WhatsApp est déjà bloqué depuis fin février et Telegram a été ralenti, au grand dam des Russes qui rejettent Max, la messagerie alternative aux mains du FSB, le service fédéral de sécurité. A Moscou, les ventes des talkies-walkies auraient bondi de 27 % et celles des bipeurs de 73 %.

« Les communications mobile et Internet se sont dégradées par étapes, quartier par quartier » confirme Le Monde. « Le 5 mars au soir, les problèmes sont d’abord apparus dans les districts sud, avant de s’étendre au centre-ville. Le 6 mars, des habitants ont signalé que dans certaines zones, tout fonctionnait, tandis qu’une rue plus loin, la connexion était inexistante. Puis l’Internet fonctionnait quelques minutes, avant d’être inaccessible peu après. »

Un décret de Vladimir Poutine autorise le FSB à couper internet à tout moment. Coupure déjà expérimentée dans d’autres villes, comme Oulianovsk dans l’Oural, depuis novembre dernier et ce « jusqu’à la fin de l’opération militaire spéciale ». « À la manœuvre, le FSB serait en train de tester son « internet souverain », le « runet ». Il [ne] s’agit [plus de] bloquer les sites indésirables devenus trop nombreux mais de bloquer tout internet pour ensuite débloquer les sites autorisés » inscrits sur la liste blanche : sites de services publics, d’opérateurs téléphoniques… et de propagande.

D’après le vice-président de la commission de la douma sur la politique de l’information, « d’ici 3 à 6 mois, [les] services spéciaux seront en mesure de restreindre ou de bloquer le trafic VPN », utilisé pour accéder à Telegram ou les messageries étrangères. « Rien ne fonctionnera. »

La loi sur l’Internet souverain, en 2019, avait marqué un tournant. Après l’invasion de l’Ukraine en février 2022, le Kremlin a resserré l’étau en commençant à bloquer Facebook, Twitter et Instagram, les applications de Meta, placée aujourd’hui sur la liste des « organisations extrémistes ». Le registre unifié des sites interdits avait, lui, fait son apparition dès 2012.

Serait-ce qu’après les printemps arabes, où Facebook avait joué un grand rôle, et les manifestations moscovites d’après les législatives de 2011, qui l’ont vivement ébranlé, M. Poutine aurait peur de finir comme Kadhafi si son « opération militaire spéciale » tournait en sa défaveur ?

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5 réponses

    1. On vous a coupé internet ? Vous ne pouvez pas traiter de tous les noms les dirigeants français et européens ? Vous risquez 7 ans de colonie pénitentiaire en Sibérie ?

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