La chambre basse du Parlement va s’atteler en nouvelle lecture à l’examen de la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement. La loi prévoit l’allongement du délai pour avorter de 12 à 14 semaines, l’allongement du délai légal pour avorter à domicile de 5 à 7 semaines et la pratique de l’avortement chirurgical par des sages-femmes jusqu’à 10 semaines. Enfin, et c’est certainement la mesure la plus problématique, le texte prévoit la suppression de la clause de conscience pour les soignants. Ce dispositif, inséré dans la loi Veil pour permettre aux médecins et soignants de ne pas pratiquer l’avortement si cela était contraire à leur éthique, était un garde-fou qui a favorisé l’acceptation de la pratique au sein de la population et du monde médical. Par ailleurs, la clause de conscience est un droit fondamental reconnu par le Conseil constitutionnel. Il s’agit d’une disposition libérale qui protège les médecins. Laurence Rossignol, au Sénat, et de nombreux socialistes sont à l’instigation de cette mesure totalement liberticide. Le Gouvernement, dans un acte de courage, a précisé qu’il laissera les députés décider. Les sénateurs ont rejeté le texte qu’ils jugent inapproprié et faisant fi de toutes considérations médicales.
Pour autant, difficile de croire que cette mesure puisse être adoptée sans contentieux a posteriori, puisque la CEDH a reconnu l’exercice effectif de la liberté de conscience des soignants. Idem pour l’OMS et l’Association mondiale des médecins. Ce texte relève d’une forme d’autoritarisme dans un contexte où un nombre croissant de médecins refusent de pratiquer l’avortement. Enfin, sur l’allongement du délai de recours à l’IVG, de nombreuses associations de gynécologues et d’obstétriciens s’y sont opposés à cause du risque que cela faisait peser sur la mère.
Ce texte de loi a tout pour mettre le feu aux poudres, et il n’est pas dit que les médecins, même contraints, l’acceptent sans sourciller. La gauche est en train de détruire un fondement de la médecine et une liberté essentielle.
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4 réponses
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience même la LIBERTÉ DE CONSCIENCE ? ce sont des fous dangereux !
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience Dans le sermont d’Hippocrate prononcé par tout médecin nouvellement diplômé, il est dit : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Un foetus de 14 semaines est un être que l’on voit vivre à travers une échographie. Supprimer la clause de conscience rend obligatoire l’assassinat de ces êtres vivants par tout médecin dès lors qu’une demande d’IVG lui est formulée.
Sinistre retour il y a 80 ans.
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience La loi Veil encadrait une dépénalisation de l’avortement en France et n’était déjà pas un « droit à » l’avortement. Et en cela c’était un bon texte. Car, auparavant, la femme qui avortait au risque de sa vie (faiseuses d’anges…) était de plus poursuivie pénalement ou si elle le faisait dans des conditions médicales, c’était en partant à l’étranger et cela supposait donc qu’elle en ait les moyens financiers. Mais avorter est TOUJOURS un drame. Aujourd’hui, nous arrivons à l’eugénisme et à la marchandisation de l’être humain. Et puisqu’il y a la loi… La femme n’est plus libre de garder son enfant si elle le souhaite (pressions familiales, sociales, professionnelles…) Vers quel monde nous dirigeons-nous ?
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4 réponses
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience
même la LIBERTÉ DE CONSCIENCE ? ce sont des fous dangereux !
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience
Suppression de la clause de conscience : mesure digne d’un régime totalitaire.
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience
Dans le sermont d’Hippocrate prononcé par tout médecin nouvellement diplômé, il est dit : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Un foetus de 14 semaines est un être que l’on voit vivre à travers une échographie. Supprimer la clause de conscience rend obligatoire l’assassinat de ces êtres vivants par tout médecin dès lors qu’une demande d’IVG lui est formulée.
Sinistre retour il y a 80 ans.
L’Assemblée nationale s’attaque à la clause de conscience
La loi Veil encadrait une dépénalisation de l’avortement en France et n’était déjà pas un « droit à » l’avortement. Et en cela c’était un bon texte. Car, auparavant, la femme qui avortait au risque de sa vie (faiseuses d’anges…) était de plus poursuivie pénalement ou si elle le faisait dans des conditions médicales, c’était en partant à l’étranger et cela supposait donc qu’elle en ait les moyens financiers. Mais avorter est TOUJOURS un drame. Aujourd’hui, nous arrivons à l’eugénisme et à la marchandisation de l’être humain. Et puisqu’il y a la loi… La femme n’est plus libre de garder son enfant si elle le souhaite (pressions familiales, sociales, professionnelles…) Vers quel monde nous dirigeons-nous ?