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dimanche 25 janvier 2026

L’entrepreneur et l’indigné

Temps de lecture : 2 minutes

arton2173
Un petit livre d’entretiens très instructif qui nous rappelle que deux mondes totalement différents s’affrontent dans notre société : ceux qui croient en la réussite individuelle et ceux qui attendent tout de l’Etat.

Un petit livre d’entretiens très instructif qui nous rappelle que deux mondes totalement différents s’affrontent dans notre société : ceux qui croient en la réussite individuelle et ceux qui attendent tout de l’Etat.

D’un côté, Philippe Hayat, entrepreneur et fondateur de l’association « 100 000 entrepreneurs ». De l’autre, Gilles Vanderpooten, jeune salarié du milieu associatif, militant et co-auteur avec Stéphane Hessel du manifeste « Engagez-vous ! ». Le modérateur est une journaliste de la revue Challenges, Jeanne Dussueil.

L’entrepreneur se méfie de l’ « indignation » des jeunes aujourd’hui. S’indigner ne veut pas dire grand-chose ne serait-ce que désigner des coupables faciles : les patrons, les banques, les marchés financiers, etc… A force de s’indigner ils oublient leurs propres responsabilités. Lorsqu’ils s’indignent contre la réforme des retraites de 2010, les lycéens font preuve d’une naïveté déconcertante et d’un manque de jugement évident. A l’heure où l’on se prépare à réussir dans la vie, certains ont choisi de « lutter pour préserver les retraites ». Mais c’est exactement l’inverse qu’ils devraient faire : sachant qu’une fois salariés ils vont payer de plus en plus pour une retraite par répartition en faillite, ils devraient justement demander une vraie réforme des retraites. « Pour un jeune, cette démarche est suicidaire », dit justement Philippe Hayat. « Il faudrait, au contraire, l’aider à prendre sa vie en mains, malgré l’imperfection du monde »….

Son interlocuteur, le jeune indigné Gilles Vanderpooten, veut changer le monde « d’une manière plus ou moins radicale ». Mais pour en faire quoi ? Il ne le dit pas mais il rejette la croissance et croit en l’utopie et en l’avènement d’une nouvelle société. Celle de l’ « homme nouveau » qui a déjà fait des dizaines de millions de morts ? Il ne croit pas à « la moralisation du capitalisme » et c’est pourquoi il faut tout changer. Ses paroles s’enchaînent comme le crépitement d’un fusil…

Philippe Hayat a les pieds sur terre. C’est l’entrepreneuriat qui peut encore sauver notre économie. Et c’est ce qu’il faudrait dire aux jeunes : Entreprenez ! Ce n’est pas l’indignation qui doit pénétrer dans les salles de classe mais l’esprit d’initiative et l’entrepreneuriat.

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