Journal d'actualité libéral
|
vendredi 24 juillet 2026

L’ « opération militaire spéciale » russe en Ukraine a déjà duré plus que la Première Guerre mondiale

Temps de lecture : < 1 minute

Elle devait durer environ trois jours. Elle aura duré plus que la Première Guerre mondiale (1 568 jours), plus aussi que la Deuxième Guerre mondiale (1 418 jours). L’ « opération militaire spéciale », comme l’a appelée Poutine lorsqu’il a envahi l’Ukraine en février 2022, s’est transformée en un bourbier sanglant pour la Russie qui, depuis janvier, perd du terrain. Les Ukrainiens ont résisté héroïquement toutes ces années et ont même repris l’initiative sur le front ces derniers mois. Le dictateur Poutine est dans une situation très difficile. Il ne peut ni crier victoire, ni reculer. Les pertes sur le front et la situation économique du pays, qui ne cesse d’empirer, fragilisent son règne, qui pourrait bien chanceler. Sauf changement brusque au sein du pouvoir (coup d’Etat, assassinat…), il sera obligé de trouver une parade : essaiera-t-il d’ouvrir un autre front ? Multipliera-t-il les provocations contre les pays membres de l’OTAN, comme il vient de le faire il y a quelques jours avec l’envoi de plusieurs drones sur le territoire roumain ? Tout est possible, d’autant plus que la guerre ne lui fait pas peur. Arrivé au pouvoir en août 1999, il lance dès le mois de septembre la seconde guerre de Tchétchénie. Cette « opération «  devait être courte elle aussi, mais elle a duré jusqu’en avril 2009. Il y a eu la guerre dans le Caucase du nord jusqu’en 2017, la guerre russo-géorgienne en 2008, l’annexion de la Crimée et la guerre du Donbass, l’intervention en Syrie aux côtés du satrape Bachar el-Assad de 2015 à 2024 et, bien sûr, l’invasion de l’Ukraine en 2022. Autrement dit, la Russie de Poutine a été engagée dans au moins un conflit armé pendant la quasi-totalité de ses (presque) 27 ans de pouvoir.

 

 

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


8 réponses

  1. La Russie s enlise dans le bourbier ukrainien comme l URSS en Afghanistan pendant 10 ans
    Son retrait est inéluctable mais il annonce la fin du petit mafieux sanguinaire qui va s accrocher désespérément a cette guerre pour rester au pouvoir

  2. … : essaiera-t-il d’ouvrir un autre front ? On le lui souhaite, comme à l’image d’Hitler contre la Russie, dont on sait combien il lui a été fatal.

  3. Il semble que cette situation de guerre continuelle soit la conséquence de la chute de l’URSS dont l’occident eut bien tort de se réjouir ? On peut s’interroger à ce sujet…..

      1. L’URSS et la Chine ont soutenu le Vietnam contre les Américains qui ont perdu
        Le monde arabe riche et les Américains ont soutenu l’Afghanistan contre l’URSS qui a perdu.
        Le monde arabe riche a ensuite soutenu l’Afghanistan contre l’Amérique qui a perdu.
        Un peuple motivé et intelligent, bien soutenu militairement et financièrement, est invincible…
        L’Ukraine coche toutes les cases.

        1. L’Amérique n’a pas perdu la guerre, ni au Vietnam, ni en Afghanistan. Elle s’est retirée suite aux décisions politiques pas à cause des défaites militaires.

  4. Toute guerre, qu’elle en porte le nom ou pas, est toujours vue comme « courte »… au début. Je me souviens de documents sur le début de la Première Guerre Mondiale, où les trains militaires avaient pour destination Paris ou Berlin, selon l’endroit d’où ils partaient. Et du slogan « pour une guerre courte, fraîche et joyeuse », qui était apparemment une des visions de l’époque (il faudrait que je retrouve la source exacte…)
    C’était avant l’invasion de la Belgique (officiellement neutre), la Marne et le gel du front dans les tranchées…
    Quelle sera la sortie de celle-ci…?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.