Le virage à droite, ou du moins à rebours de ce socialisme-social-démocratie que Margaret Thatcher résumait parfaitement par : « le problème c’est que vient fatalement un moment où on en vient à manquer de l’argent des autres », se confirme en Amérique latine (mais pas seulement : l’Europe ne compte plus que deux gouvernements clairement de gauche, au Royaume-Uni et en Espagne, en sus du pouvoir « hybride » en France).
La candidate du parti conservateur au pouvoir au Costa-Rica, Laura Fernandez, a été élue dimanche présidente en remportant largement l’élection grâce à sa promesse de fermeté contre le narcotrafic, dans ce pays qui fut longtemps considéré comme l’un des plus sûrs du continent. La politologue de 39 ans, partisane de la manière forte pour lutter contre la criminalité grandissante dans ce pays d’Amérique centrale, a recueilli 48,3% des voix, soit huit points de plus que le seuil nécessaire pour gagner dès le premier tour. Une première.
Sa victoire fait suite à celles des candidats ancrés très clairement à droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et au Honduras. Cette année auront également lieu des élections présidentielles au Brésil et en Colombie, pays actuellement gouvernés par la gauche.
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