Le chancelier allemand Olaf Scholz affrontait jeudi une pression croissante pour quitter le pouvoir après l’éclatement la veille de sa fragile coalition gouvernementale, sans attendre le printemps prochain comme il en avait l’intention. La coalition entre les sociaux-démocrates (SPD) du chancelier, les Verts et les libéraux du FDP a « échoué », a affirmé jeudi le chef du principal bloc d’opposition, celui des conservateurs CDU-CSU, Friedrich Merz. Selon lui « il n’y a aucune raison de poser la question de confiance en janvier » au Bundestag, la chambre des députés, comme le souhaite Olaf Scholz. « Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’avoir un gouvernement sans majorité pendant plusieurs mois », a martelé M. Merz qui propose la tenue d’élections anticipées dans la seconde quinzaine de janvier 2025.
La chute du gouvernement semble inéluctable suite au limogeage mercredi soir du ministre des Finances Christian Lindner, en désaccord fondamental sur la politique budgétaire à suivre avec le chancelier et les écologistes qui sont partisans d’une relance dite keynésienne de l’économie nationale en panne par les dépenses (dont la quasi-totalité des précédents historiques montre l’échec, sauf au prix d’un regain d’inflation), alors que les libéraux prônent des coupes sociales et une stricte discipline budgétaire. Tous les ministres libéraux ont quitté le gouvernement, à l’exception du ministre des Transports Volker Wissing. Cela tombe au plus mauvais moment pour l’Allemagne, aux prises avec une grave crise industrielle, et pour l’Europe qui s’inquiète des répercussions pour son commerce et sa sécurité de l’élection du républicain Donald Trump à la présidentielle américaine. Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, un social-démocrate comme le chancelier, aura la responsabilité de dissoudre le Bundestag si Olaf Scholz perd, comme attendu, la question de confiance qu’il a promis de soumettre à la mi-janvier aux députés, en vue d’élections législatives en mars – soit six mois avant la date normalement prévue.
Olaf Scholz dirige désormais un gouvernement minoritaire et espère, contre toute raison, faire adopter pendant quelques mois des textes de loi jugés prioritaires, en cherchant des majorité au cas par cas, même si l’opposition lui refuse tout soutien. Quant au budget 2025, dont la préparation est à l’origine de la crise actuelle, c’est l’incertitude. Faute d’adoption au Parlement, une version minimum et réduite pourrait être appliquée à partir de janvier. Les ruptures de coalition sont très rares en Allemagne. Mais l’équipe gouvernementale était minée depuis des mois par des dissensions sur l’économie et l’immigration, et par des querelles de personnes. « Heureusement que c’est fini », titre jeudi le magazine Der Spiegel, résumant le sentiment général dans le pays.
Friedrich Merz, dont le parti est crédité de presque 40 % des voix dans les sondages, aurait de fortes chances de devenir chancelier. Mais il aurait du mal lui aussi à former une coalition majoritaire, avec une extrême droite AfD en embuscade en deuxième position (18%) avec laquelle il rejette toute alliance gouvernementale. Le SPD est lui crédité de 15%, les Verts de 11%, et le FDP de tout juste 5%.
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