Journal d'actualité libéral
|
jeudi 11 décembre 2025

La gratuité des transports en commun est un leurre

Temps de lecture : < 1 minute

arton6673

Certains candidats aux élections régionales en Île-de-France multiplient les propositions démagogiques et contre-productives en matière de transport. Audrey Pulvar (PS et alliés) et Clémentine Autain (LFI-PCF) proposent notamment la gratuité des transports en commun franciliens. Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région qui finance le réseau, est une organisation publique, donc payée par les impôts des Franciliens. À côté des financements des collectivités locales de 1,85 milliard d’euros (soit à peine 18 % du budget), le budget d’Ile-de-France Mobilités est surtout alimenté par le versement mobilité transport payé par les employeurs de la région (4,5 milliards, soit 43 % du budget). Les voyageurs qui paient leurs billets ne participent qu’à 27 % du budget. Rendre les transports publics gratuits reviendrait à se priver d’une somme de près de 3 milliards d’euros. Comment seraient-ils compensés ? Nécessairement par la mise à contribution de tous les contribuables franciliens, y compris ceux qui n’utilisent pas le réseau. La gratuité des transports implique donc de faire payer ceux qui n’utilisent pas ce service au profit de ceux qui l’utilisent : c’est une mesure injuste.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


3 réponses

  1. Quelle gratuité des transports ?
    Derrière la pseudo gratuité des transports se cache toute l’idéologie socialiste qui consiste à faire payer par les autres, tout ou partie de ses propres dépenses dont le financement se fera par l’impôt.
    Il s’agit d’un dispositif complémentaire de redistribution obligatoire qui de surcroit développe l’irresponsabilité de l’usager anesthésié par l’absence de contribution personnelle immédiate au service. C’est la même chose pour le tiers payant de sécu et plus généralement pour l’ensemble des services publics.
    Ajoutons à cela que les théoriciens de gauche oublient systématiquement et volontairement – à l’instar des menteurs Piketty ou Oxfam – de prendre en compte dans leurs « études » le montant colossal des transferts sociaux au profit des « pauvres », comme l’a d’ailleurs dénoncé l’INSEE en indiquant « qu’avec la méthode de comptage avec application des transferts sociaux réels complets (santé, éducation, police ..etc ), les 10 % les plus aisés reçoivent 20 % du revenu national (donc moins qu’avant) et les 10 % les plus modestes 6,5 % (3 fois plus qu’avant), soit un nouveau rapport de 1 à 3 entre « riches » et « pauvres » ! »

  2. Les transports en commun sont rentes de situation
    mais c’est gratuit, c’est l’état qui paye !

  3. La gratuité des transports en commun est un leurre
    C’est bien une idée socialiste ou communiste de tenter de faire croire à des naïfs que les transports sont gratuits. Les services de transport représentent un coût d’investissement et de fonctionnement et lorsque ces services sont soit subventionnés soit contractualisés, quelqu’un paie. Dans certains services urbains, c’est la collectivité qui finance le matériel mais là encore il faut bien collecter en impôts le coût de l’investissement.
    Certes, pour les utilisateurs des transports c’est tout bénéfice du moins en apparence car au bout du compte, les contribuables-utilisateurs ou non – paient en impôts et taxes, quant aux entreprises elles acquittent le versement transport.
    Mais objecterez-vous, il y a des personnes non imposables, oui pour ce qui concerne l’IRPP ( ce qui est assez injuste) mais pas pour ce qui relève de la TVA qui frappe tous les achats et services.et rapporte plus que l’impôt sur le revenu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.