Après quatre jours d’intenses discussions, la conférence ministérielle de l’OMC (organisation mondiale du commerce) à Yaoundé a pris fin lundi sans accord sur les dossiers clés (réforme, e-commerce et agriculture), sur fond de fortes tensions entre l’Inde, le Brésil et les Etats-Unis. Cet échec de l’OMC à conclure des accords sur trois grands dossiers lors de sa conférence ministérielle démontre son incapacité à s’adapter à un commerce mondial fragmenté et compromet le retour du multilatéralisme. Grippée par la règle du consensus et presque privée de son bras judiciaire, l’Organisation mondiale du commerce est fragilisée, paralysée en partie par des blocages entre grandes puissances et des règles contestées face aux nouvelles réalités du commerce mondial.
Les pays membres ont notamment échoué à s’entendre sur le dossier prioritaire de la réforme de l’OMC, qui doit se réformer sur plusieurs volets pour sortir d’une crise profonde qui remet en cause son rôle central dans la régulation et la promotion du commerce international.
En outre, le moratoire de l’OMC empêchant l’imposition de droits de douane sur les échanges numériques dématérialisés, existant depuis 1998, a pris fin. Un cuisant revers pour les pays développés qui réclamaient sa reconduction, Etats-Unis en tête. Conclu en 1998, ce moratoire était jusque-là renouvelé tous les deux ans environ lors de chaque conférence ministérielle de l’OMC.
Petite consolation : un accord a été conclu couvrant les transactions électroniques, les signatures et authentifications numériques, les contrats et la facturation, la protection des consommateurs et les droits de douane sur les transmissions électroniques. Au total, soixante-six pays, dont ceux de l’Union européenne auxquels s’ajoutent le Royaume-Uni, la Chine, l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Mexique et Singapour, ont décidé de mettre en œuvre le texte négocié à l’OMC en 2019. A eux seuls, ils représentent 70 % du commerce mondial à l’heure où les transactions numériques totalisent plus de 60 % du PIB mondial.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Une réponse
Ce que beaucoup oublié est que le commerce mondial ne se fait pas entre pays, mais entre des entreprises et des individus. Ceux qui disent que chaque pays défend ses intérêts est faux. La réalité est que les états décident à la place des entreprises qu’elles sont leurs intérêts.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
Une réponse
Ce que beaucoup oublié est que le commerce mondial ne se fait pas entre pays, mais entre des entreprises et des individus. Ceux qui disent que chaque pays défend ses intérêts est faux. La réalité est que les états décident à la place des entreprises qu’elles sont leurs intérêts.