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samedi 13 décembre 2025

La logistique française n’a pas besoin qu’on lui mette des bâtons dans les roues

Temps de lecture : 2 minutes

arton6575
La crise sanitaire, en déstabilisant les flux commerciaux, a mis en difficulté le secteur de la logistique. Elle a du même coup montré à quel point il est essentiel : c’est lui qui assure les connexions entre les producteurs et les consommateurs, comme la cheville ouvrière de tous les flux. À l’heure où les thèmes de réindustrialisation, de relocalisation ou de réorganisation des chaînes de valeurs prennent une grande place dans le débat public, il est bon de rappeler que rien ne peut se faire sans un secteur logistique efficace et compétitif.

La crise sanitaire, en déstabilisant les flux commerciaux, a mis en difficulté le secteur de la logistique. Elle a du même coup montré à quel point il est essentiel : c’est lui qui assure les connexions entre les producteurs et les consommateurs, comme la cheville ouvrière de tous les flux.

À l’heure où les thèmes de réindustrialisation, de relocalisation ou de réorganisation des chaînes de valeurs prennent une grande place dans le débat public, il est bon de rappeler que rien ne peut se faire sans un secteur logistique efficace et compétitif.

En retard par rapport à nos voisins

Malheureusement, la France ne dispose pas dans ce domaine d’un niveau de performance idéal. La Banque mondiale publie un classement par pays estimant ce niveau, dans ce secteur précis. Le dernier en date est celui de l’année 2018 : la France y est 15ème. Un résultat médiocre alors qu’elle possède des atouts importants, notamment grâce à sa situation géographique, entre la péninsule ibérique, les îles britanniques et le reste de l’Europe.

Circonstance aggravante, pas moins de huit pays européens voisins occupent une meilleure place, signe que nous pourrions faire mieux. Par ailleurs, les entreprises françaises de logistique perdent des parts de marché en France (90% en 1990 contre 60% en 2019). Elles ne sont donc pas en position de force. Et il y a des risques que le corset administratif de la loi Climat les fragilise encore plus.

Augmentation des restrictions liées à la loi Climat

Cette loi prévoit en effet une hausse de la fiscalité estimée à 1,5 milliard d’euros par an (articles 30 et 32) sur la chaine logistique, sans compter le possible retour de l’écotaxe, qui pourra être décidée par ordonnance au niveau régional. Violemment rejetée par une partie de la population en 2013, cette écotaxe handicaperait grandement les entreprises logistiques. Il est demandé au secteur d’amorcer sa transition énergétique, mais on lui ôte dans le même temps la possibilité de la financer.

Si les dispositions de la loi climat sont adoptées, elles creuseront encore plus le fossé entre la France et ses voisins qui, eux, ne sont pas soumis à une fiscalité aussi importante. Les poids lourds appartenant aux entreprises étrangères seront favorisés par rapport à leurs homologues français. C’est un paradoxe de la part du gouvernement, qui fait de l’autonomie stratégique de la France un cheval de bataille, mais qui dans les faits met des bâtons dans les roues à un secteur d’activité reconnu comme essentiel.

Sources :
https://lpi.worldbank.org/international/aggregated-ranking?sort=asc&order=International%20shipments#datatable
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-competitivite-logistique-alerte-rouge-1310847
https://www.e-tlf.com/2021/02/10/projet-de-loi-climat-et-resilience/

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