Vous aimez les singularités françaises ? Vous en avez une presque à chaque « mouvement social ». On apprend par exemple que les syndicats de la SNCF ont décidé de « ne pas pénaliser les voyageurs ». Ils n’appellent plus à la grève samedi 11 février, premier jour de vacances pour la zone B et quatrième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, mais enjoignent aux cheminots de « participer aux manifestations sur tout le territoire ». Ouf, le pays ne sera pas bloqué une nouvelle fois. Quelle magnanimité de la part de ceux qui ont le pouvoir de le faire quand ils veulent ! Pas facile de trouver une autre grande démocratie qui accorde à des syndicats remarquablement non-représentatifs ce privilège exorbitant d’empêcher – ou pas, selon leur humeur – des millions de citoyens de prendre le train ou le RER. Des syndicats qui vivent surtout de l’argent de ces mêmes citoyens, de ceux qui travaillent, qui donc sont des contribuables et sans lesquels en conséquence ils n’existeraient pas. Des syndicats qui substituent allègrement à un droit de grève légal, des actions qui paralysent le pays et qui devraient, « normalement », dans une démocratie digne de ce nom, être sévèrement punies par la loi.
Autre curiosité nationale, la RATP. Quelle société conseillerait à ses clients de ne pas utiliser ses services ? Eh bien justement, celle-là. Lors de la grève du mardi 7 février, l’entreprise publique a demandé (voir image plus bas) aux voyageurs de rester chez eux, en télétravail. Imaginez une compagnie privée de transport routier, par exemple, vous déclarer qu’elle ne peut vous vendre de billet et qu’il est préférable pour vous de rester dans votre canapé… Lorsque l’argent public coule à flots (environ 3 Mds d’euros de subventions par an pour la RATP et 13 Mds pour la SNCF), qu’importent les résultats ! Etre efficace, réaliser de bonnes ventes, acquérir une belle image sont, au moins pour les syndicats, des objectifs dépassés. Ce qui importe de nos jours, avant tout le reste, c’est de faire grève pour garder ses privilèges. On ne prend aucun risque, puisque de toute façon la société ne peut pas faire faillite. Vivement la privatisation !
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2 réponses
Nouvelle vision de la société ! pour travailler on peut bloquer le pays entier cela ne pose pas de problème, mais pour les vacances c’est un scandale Républicain.
La grève est un droit, répètent comme des aras, les Français qui n’ont pas grand chose dans la tête. Mais la grève, quand ce droit a été institué, c’était le droit « d’emmerder » son patron et pas d’emmerder tous les Français en bloquant la France. Mais le télétravail va redistribuer les cartes car la grève aura de moins en moins d’impact sur tout le tertiaire qui représente pas mal de gens. Le nouveau truc, l’argument de poids, c’est de dire aujourd’hui: je veux ma retraite à 60 ans pour m’occuper de mes petits enfants! C’est jouer sur une corde sensible et prendre en otage ses petits enfants et ce, d’autant plus, que beaucoup de grands parents, en bonne santé, sont au chômage avant leur retraite. Si ceux qui mettent en avant leurs petits enfants pensaient à eux, à leur avenir, ils seraient moins égoïstes en pensant à la dette qu’ils leur laissent et qu’ils ne pourront, et ne devront, pas payer pour nous.
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Nouvelle vision de la société ! pour travailler on peut bloquer le pays entier cela ne pose pas de problème, mais pour les vacances c’est un scandale Républicain.
La grève est un droit, répètent comme des aras, les Français qui n’ont pas grand chose dans la tête. Mais la grève, quand ce droit a été institué, c’était le droit « d’emmerder » son patron et pas d’emmerder tous les Français en bloquant la France. Mais le télétravail va redistribuer les cartes car la grève aura de moins en moins d’impact sur tout le tertiaire qui représente pas mal de gens. Le nouveau truc, l’argument de poids, c’est de dire aujourd’hui: je veux ma retraite à 60 ans pour m’occuper de mes petits enfants! C’est jouer sur une corde sensible et prendre en otage ses petits enfants et ce, d’autant plus, que beaucoup de grands parents, en bonne santé, sont au chômage avant leur retraite. Si ceux qui mettent en avant leurs petits enfants pensaient à eux, à leur avenir, ils seraient moins égoïstes en pensant à la dette qu’ils leur laissent et qu’ils ne pourront, et ne devront, pas payer pour nous.