Dans un monde qui, sous les coups médiatiques des Luxleaks et autres Panama papers, veut bannir les statuts fiscaux particuliers pour les entreprises, de nombreux pays en Europe demandent l’uniformisation de l’impôt sur les sociétés. Les Suisses ont pour leur part une réaction exactement inverse : ils se sont engagés à supprimer au plus tard à compter du 1er janvier 2019 leurs régimes dérogatoires en matière d’imposition de sociétés, mais ils en profitent pour activer la compétition cantonale en faveur de l’attractivité des entreprises.
Dans un monde qui, sous les coups médiatiques des Luxleaks et autres Panama papers, veut bannir les statuts fiscaux particuliers pour les entreprises, de nombreux pays en Europe demandent l’uniformisation de l’impôt sur les sociétés. Les Suisses ont pour leur part une réaction exactement inverse : ils se sont engagés à supprimer au plus tard à compter du 1er janvier 2019 leurs régimes dérogatoires en matière d’imposition de sociétés, mais ils en profitent pour activer la compétition cantonale en faveur de l’attractivité des entreprises.
En mars dernier le canton de Vaud, en Suisse, a voté pour une baisse très significative du taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés, qui doit descendre de 22% à 13,8%. Plus de 87% des Vaudois ont approuvé cette réforme qui était, il est vrai, accompagnée de contreparties sociales, consistant notamment à augmenter les allocations familiales.
Par ailleurs le nouveau ministre des finances de Suisse, Ueli Maurer, veut maintenir le secret bancaire pour les Suisses et dénonce la surrèglementation dans une interview au journal Le Temps du 13 mai dans lequel il déclare par ailleurs que « Le placement Offshore est un instrument financier légal, notamment pour les holdings, pour autant que les fonds soient déclarés et imposés ». Et sceptique à l’égard de tout renforcement de tout contrôle des citoyens, il ponctue son propos de cette question « Devons nous contrôler tout le monde à cause de quelques moutons noirs ? »
Cette attitude faite d’ouverture, de confiance et de consentement populaire ainsi que des prélèvements obligatoires à moins de 35%, soit 50% de moins qu’en France, et un code du travail inexistant, permettent à la Suisse de disposer du plein emploi, le chômage ne représentant que 3,8% de la population, et d’un niveau de vie par habitant envié par le monde entier. Il serait peut-être temps de s’interroger sur le bon modèle à suivre !
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2 réponses
Modèle Suisse Je voudrais souligner, à l'usage de ceux qui admirent la Suisse, que c'est une confédération d'Etats (23, sauf erreur) relativement autonomes.
Tout comme les USA, la RFA, le Royaume Uni.
Soit, pour la France jacobine, centralisatrice, à l'Etat surdimensionné et interventionniste, l'horreur politique absolue.
il n'est pas inutile de rappeler que la Suisse est une véritable démocratie où le peuple est amené régulièrement à se prononcer sur de nombreux sujets touchant aussi bien les investissements locaux que la durée du travail (42 h.) ou des congés payés(4 semaines).Plutôt que les loisirs, les Suisses ont choisi le travail et ils ont préservé leur niveau de vie.Ils n'ont pas partagé le travail et le pays connait le plein emploi; Martine Aubry a tout faux
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Modèle Suisse
Je voudrais souligner, à l'usage de ceux qui admirent la Suisse, que c'est une confédération d'Etats (23, sauf erreur) relativement autonomes.
Tout comme les USA, la RFA, le Royaume Uni.
Soit, pour la France jacobine, centralisatrice, à l'Etat surdimensionné et interventionniste, l'horreur politique absolue.
il n'est pas inutile de rappeler que la Suisse est une véritable démocratie où le peuple est amené régulièrement à se prononcer sur de nombreux sujets touchant aussi bien les investissements locaux que la durée du travail (42 h.) ou des congés payés(4 semaines).Plutôt que les loisirs, les Suisses ont choisi le travail et ils ont préservé leur niveau de vie.Ils n'ont pas partagé le travail et le pays connait le plein emploi; Martine Aubry a tout faux