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vendredi 6 février 2026

L’Argentine est-elle en passe de résoudre la crise du logement ?

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Javier Milei a été élu président de l’Argentine, le 19 novembre 2023, sur un programme radical, caricaturé et moqué par les « grands médias » de notre pays qui tantôt le qualifiait d’extrême-droite, tantôt d’ultralibéral, voire de « libertarien d’ultradroite ». Tous prédisaient le chaos pour ce pays d’Amérique latine.

Un peu plus d’un mois après l’élection de Milei entrait en vigueur le « décret de nécessité et d’urgence » (DNU) contenant 366 articles pour libéraliser l’économie. L’une des plus importantes mesures du DNU était l’abolition de la loi encadrant les loyers, qualifiée d’infâme par le président argentin. Ce dernier a affirmé que sa décision permettrait au marché immobilier de fonctionner à nouveau sans problèmes et ferait que la location ne soit plus une « odyssée ».

Les effets de la fin de l’encadrement loyers n’ont pas tardé à se faire sentir. Selon la Chambre argentine de l’immobilier (CIA), 15 jours après le DNU (publié le 29 décembre 2023), l’offre d’appartements a déjà doublé dans la ville de Buenos Aires et les prix ont chuté de 20 % à 30 %. Un agent immobilier, interrogé par le quotidien économique El Cronista, déclare : « Fin décembre, nous n’avions pas de biens à louer. Maintenant, l’offre augmente toutes les semaines ».

Pendant ce temps-là, à Paris, les députés Modem ont déposé une proposition de résolution « visant à accentuer les efforts pour favoriser l’accès de tous au logement ». Le groupe Démocrate de l’Assemblée nationale a aussi déposé une proposition de loi visant à « faciliter la transformation de bureaux en logements ». Elle devrait être examinée dans l’hémicycle à partir du 31 janvier. De son côté, le Gouvernement a présenté un projet de loi pour accélérer et simplifier la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement qui sera débattu dans l’hémicycle à partir du 22 janvier. Enfin, à compter du 29 janvier, l’Assemblée nationale poursuivra l’étude d’une proposition de loi visant à « remédier aux déséquilibres du marché locatif en zone tendue », et plus précisément à réglementer encore un peu plus les meublés de tourisme.

Il est à craindre que ces textes ne fassent que dérégler davantage le marché immobilier. Prenons plutôt exemple sur le président argentin : déréglementons, baissons les impôts, libérons les prix, laissons faire le marché… Nous pourrions être étonnés par les effets produits.

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2 réponses

  1. Passionnant! ce gas là est à surveiller de prés, il va nous surprendre… mais c’est de la triche: il n’a pas été formaté par l’ENA !

  2. Le résultat des mesures immobilières du nouveau président argentin parle de lui-même !

    Mais en France, nous sommes dirigés par des hauts fonctionnaires (dont l’un squatte l’Elysee) qui ont été formés à l’ENA (École Nationale des Ânes) dont ils sont sortis brillamment diplômés, qui ne comprennent rien à l’économie de marché , qui sont dogmatiques, incapables d’analyser les faits et se contentent d’appliquer leurs dogmes : endettement en matière économique et immigration en matière démographique -ce qui explique que la France est en train d’agoniser ..

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