Le gouvernement américain a annoncé jeudi soir avoir acheté des pesos argentins et « finalisé » un accord pour un échange de devises avec la banque centrale du pays sud-américain, pour soutenir la monnaie et le président Javier Milei, allié de Donald Trump. « Aujourd’hui, nous avons acheté directement des pesos argentins. De plus, nous avons finalisé un accord d’échange de devises d’un montant de 20 milliards de dollars avec la Banque centrale argentine », a fait savoir le ministre des Finances des Etats-Unis, Scott Bessent. Soulignant que « l’Argentine traverse une grave crise de liquidité » mais que ses « fondamentaux économiques sont solides » et lui permettront d’exporter davantage, d’engranger des dollars et d’augmenter les réserves de devises, il a ajouté que la Maison-Blanche est « déterminée à soutenir les alliés des Etats-Unis », parmi lesquels figure le président libéral radical, Javier Milei. Ce dernier n’a pas tardé à remercier, également sur X, Scott Bessent et Donald Trump, dont il a loué la « vision et (le) leadership ». « Ensemble, en tant qu’alliés les plus proches, nous créerons un hémisphère de liberté économique et de prospérité », a-t-il affirmé.
L’annonce conclut quatre jours de réunions à Washington, que Scott Bessent a qualifiées d' »intenses », avec des responsables argentins, dont son homologue Luis Caputo. Une rencontre entre Donald Trump et Javier Milei est prévue mardi dans la capitale fédérale.
« Le FMI est totalement en harmonie avec le soutien au solide programme économique (de l’Argentine), axé sur une discipline budgétaire et sur un régime de changes robuste pour faciliter la constitution de réserves », a relevé la présidente du FMI sur X.
L’annonce américaine intervient à un moment critique pour l’Argentine, à moins de trois semaines d’élections législatives de mi-mandat qui vont largement déterminer la capacité à gouverner le pays pendant les deux années de présidence à venir. Depuis que le parti de Milei a essuyé un revers électoral difficile à éviter, dans la région péroniste de Buenos Aires, début septembre, les marchés financiers sont nerveux et la monnaie sous pression. Tout cela dans un contexte d’inquiétude chronique sur les réserves de devises étrangères de la Banque centrale argentine. Javier Milei peut se targuer pourtant d’un bilan extraordinaire, ayant réussi à ramener l’inflation, qui appauvrissait salariés et retraités, de 25 % par mois environ lors de son arrivée au pouvoir en décembre 2023 à 1.2 % mensuel aujourd’hui, au prix d’une baisse de 30 % des dépenses publiques, qui alimentaient souvent corruption, gabegie et clientélisme, ayant permis à l’Etat argentin de sortir de décennies de déficit chronique. Le taux de pauvreté, qui avait augmenté logiquement en raison de l’arrêt de certains programmes publics, a rechuté nettement depuis lors pour atteindre un niveau bien inférieur à celui observé fin 2023.
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3 réponses
Malgre des améliorations cet accord montre que la situation financière Argentine est toujours aussi critique….
Les thuriferaires comme les contempteurs de Milei nous bossaient un tableau tout blanc ou tout noir alors que le gris s impose!!!!!
Bonjour.
Est-ce bien raisonnable de demander à Milei d’effacer plus de cinq décennies de système péroniste-socialiste corrompu en Argentine ? Il avait lui-même prévenu que les premières mesures d’économies allaient faire des mécontents parmi le profiteurs de ce système.
Tout comme en France, il faudra bien à un moment faire atterrir un nombre considérable de drogués de l’aide sociale en les remettant au boulot.
Courage !
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3 réponses
Malgre des améliorations cet accord montre que la situation financière Argentine est toujours aussi critique….
Les thuriferaires comme les contempteurs de Milei nous bossaient un tableau tout blanc ou tout noir alors que le gris s impose!!!!!
Bonjour.
Est-ce bien raisonnable de demander à Milei d’effacer plus de cinq décennies de système péroniste-socialiste corrompu en Argentine ? Il avait lui-même prévenu que les premières mesures d’économies allaient faire des mécontents parmi le profiteurs de ce système.
Tout comme en France, il faudra bien à un moment faire atterrir un nombre considérable de drogués de l’aide sociale en les remettant au boulot.
Courage !
ça va dans le bon sens, me semble-t-il…