On le surnomme le « Rapport Vérité ». Passé presque inaperçu en France, le Rapport sur les causes de la crise en Islande ne dénonce pas « l’ultralibéralisme sauvage » mais les connivences entre l’Etat et les banques ainsi que l’inconscience des dirigeants politiques. Mise au point de Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF.
On le surnomme le « Rapport Vérité ». Passé presque inaperçu en France, le Rapport sur les causes de la crise en Islande ne dénonce pas « l’ultralibéralisme sauvage » mais les connivences entre l’Etat et les banques ainsi que l’inconscience des dirigeants politiques. Mise au point de Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF.
Le Rapport devait être publié en novembre 2009. Dans ce document de 2 000 pages, finalement publié lundi 12 avril, on parle notamment de l' »extrême négligence » de l’ancien premier ministre conservateur, Geir Haarde et de celle de l’ex-gouverneur de la banque centrale, David Oddsson, ancien chef du gouvernement. Les deux auraient caché des informations cruciales au reste du gouvernement sur la crise que traversaient les banques.
Ainsi, leur silence aurait-il participé à l’effondrement du système financier islandais et de l’économie du pays, suite à la chute à l’automne 2008 des trois plus grandes banques du pays, alors lourdement endettées. Selon ce rapport le problème est que les banques islandaises sont devenues trop grandes, trop vite. En quelques années, la taille des grandes banques islandaises a été multipliée par vingt. Ajoutés les uns aux autres, les bilans des trois plus grands établissements valaient dix fois le PIB de l’Islande ! Le rapport retrace l’histoire de l’effondrement, tout en analysant les faiblesses du système politique islandais en expliquant comment la société a été trompée par les promesses gouvernementales. Les auteurs ont auditionné 147 témoins et ont bénéficié d’une suspension du secret bancaire.
Manipulation des taux d’intérêt, octroi des crédits à l’aveuglette…
L’histoire commence en 2003 lorsque les encours des modestes banques islandaises vont être multipliés par 20 en sept ans. Leur dette à court terme devient rapidement quinze fois supérieure aux réserves de la banque centrale, dirigée par M. Oddsson. Les banques, libres de toutes contraintes, investissent à tout va à l’étranger, empruntant à des taux très bas sur le marché asiatique et prêtant à des entrepreneurs, qui sont le plus souvent les propriétaires de ces mêmes banques, jusqu’à 11 fois le montant du produit intérieur brut (PIB) islandais.
La Banque centrale joue avec les taux d’intérêt qui baissent alors qu’il aurait fallu les relever. Fierté du gouvernement : les jeunes couples peuvent obtenir un prêt à 100% sans apport personnel pour acheter leur premier logement ! Les prix de l’immobilier s’emballent… Pour obtenir un crédit il suffit de revaloriser l’hypothèque de son bien immobilier. Ces méthodes rappellent les subprimes, le système américain d’accès au crédit immobilier…
Finalement, le système s’emballe et tout explose. A la suite de l’effondrement de son système bancaire, le pays a dû faire appel au Fonds monétaire international (FMI). Il a subi une récession de 8,5% en 2009. La couronne islandaise a perdu la moitié de sa valeur face à l’euro, l’inflation s’est envolée et les salaires ont été gelés. Le niveau de vie a diminué environ de moitié, et le chômage a fait son apparition. Ce Rapport devrait être lu par nos « spécialistes » et autres politiques qui se sont précipités pour accuser le marché et le libéralisme « débridé » comme étant à l’origine de la crise.
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8 réponses
La crise islandaise
Excellente analyse;
merci de votre message. Il
merci de votre message. Il nous arrive de publier aussi dans les gtrands qoutidiens. Regardez notre rubrique M
+1
je vous encourage a diffuser cet article au maximum et avec pers
?? banques = coupables
Ce n’est pas
Tout
Tout
ne pas se tromper de responsable
Je vois que monsieur Tardy enfourche son cheval favori, l’
totalement illogique
Cet article va totalement
Quelle crise nous attend?
Je ne suis absolument pas