Les sénateurs ont entamé l’examen du titre V, « se nourrir », du projet de loi climat et résilience. L’article 59, sur les menus végétariens à la cantine, déchaîne les passions entre les partisans des agriculteurs et les bobos parisiens. Alors que les députés avaient choisi de généraliser l’obligation de servir un menu végétarien hebdomadaire dans les restaurants scolaires, leurs collègues sénateurs ont préféré la maintenir au stade expérimental.
Un sondage de l’AMF (Association des maires de France) avait pourtant révélé que 75% des élus locaux étaient opposés à cette mesure.
La chambre haute pointe du doigt la volonté de légiférer à tout va de l’exécutif. « Ne légiférons pas sur tout, ni sur le contenu du menu, ni sur le diamètre de l’assiette, ni sur la longueur de la fourchette » a déclaré Christian Klinger, sénateur LR du Haut-Rhin, rappelant en cela une vérité générale : le bon législateur n’est pas celui qui légifère le plus et dans les plus petits détails.
Le Gouvernement, de son coté, a tenté de revenir aux dispositions de l’Assemblée par voie d’amendement mais a été mis en échec.
Espérons que la sagesse de nos « pères conscrits » nous garde des dérives, chaque jour un peu plus visibles, du despotisme de l’écologie radicale.
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