« Le syndrome de Beyrouth » est bien plus qu’un roman. Il est l’histoire vraie d’un pays qu’il faut éviter d’imiter. Il est le résumé de plus de soixante années de peur et de sang versé pour l’unité du Liban. Mythe ou mensonge ? Certes Amira Mitri, la narratrice, est fictive, mais à travers elle c’est la tristesse de l’auteur de double nationalité, française et libanaise, qui apparaît et son désespoir de voir que les hommes ne sont plus capables d’aimer. Issue d’une famille grecque-orthodoxe fière de ses convictions, Amira attend sa majorité pour être recrutée à l’insu de ses parents comme jeune combattante contre les fedayin palestiniens avant de devenir reporter au quotidien An-Nahar dirigé avec la plus grande probité intellectuelle par la famille Tuéri, qui n’échappera pas plus aux attentats que Walid Joumblatt et qu’un grand nombre de souverainistes réfractaires à un califat islamique.
Certes la prorogation de l’accord de Taëf est à l’origine de la ruine de ce pays. Mais les concessions politiques des chrétiens et les divisions entre musulmans ne font qu’accroître haine et violence, manipulations des votes, abus déficitaires des entreprises privées et publiques, sans parler du retard délibéré à élucider les origines de l’explosion récente du port de Beyrouth. Ce livre est un bel hommage à tous ceux qui se battent que ce soit de l’intérieur du Liban ou de l’extérieur comme les familles Tabet, Chidiac et bien d’autres… Leur seule consolation : « Beyrouth… elle est mille fois morte, mille fois revécue ».
Le syndrome de Beyrouth » par Alexandre NAJJAR Une histoire de plus de la « difficulté » de vivre ensemble quand les distances culturelles entre communautés sont trop grandes. Comme toujours on dit ce que l’on voit mais on ne voit pas ce que l’on voit.
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2 réponses
Le syndrome de Beyrouth » par Alexandre NAJJAR
Une histoire de plus de la « difficulté » de vivre ensemble quand les distances culturelles entre communautés sont trop grandes. Comme toujours on dit ce que l’on voit mais on ne voit pas ce que l’on voit.
Le syndrome de Beyrouth » par Alexandre NAJJAR
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