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jeudi 13 août 2026

L’enseignement privé et les tourments de la gauche caviar

Temps de lecture : 4 minutes

Je suis tombée récemment sur deux publications du réseau social X (ex-Twitter) des plus intéressantes.

  • La première se fait le relais d’un extrait d’un entretien accordé par l’écrivain Romain Gary à France Culture en juin 1969 dans le cadre d’une série de dix émissions sur sa vie, ses idées et son œuvre littéraire (vidéo ci-dessous, durée 3′ 01″).

En particulier, le double lauréat du Goncourt explique que dans son roman Adieu, Gary Cooper (1965), le personnage féminin de Jess, fille d’un diplomate américain, représente ces fils et filles de la bourgeoisie française qui se vivent en révolutionnaires de gauche et qui, de ce fait, sont forcément en révolte contre eux-mêmes, dans une tentative complexe d’expier leur statut de privilégié face aux classes sociales victimes de pauvreté et/ou de discrimination. S’ils sont sincères dans leurs aspirations, ils ne peuvent qu’espérer être supprimés socialement.

À titre d’illustration du paradoxe qui anime cette révolte des beaux quartiers, il raconte que de passage peu de temps auparavant dans la cour de la Sorbonne, encore toute bruissante des événements de mai 1968, il a entendu par le haut-parleur des étudiants « cette phrase merveilleuse » :

« On cherche un camarade avec une voiture pour se rendre dans le XVIè arrondissement. »

Camarade, XVIè arrondissement, voiture : il y a de quoi rire ! Mais eux ne rient jamais, ni alors ni maintenant, et ils se prennent au sérieux sans le moindre recul ni la moindre autodérision.

https://x.com/pheacienne/status/2072239148321140783

  • La seconde publication nous montre une courte vidéo TikTok (voir ci-dessous, 1′ 55″) dans laquelle un enseignant de l’Éducation nationale avec le statut de contractuel explique tout tranquillement (et dans un langage qui respire soit la démagogie la plus servile soit l’inculture la plus abyssale) qu’il a volontairement fermé les yeux sur la triche des élèves qu’il surveillait pendant les épreuves du bac.

Petit florilège :

« Moi, j’suis pas un keuf. Moi ce que je veux, c’est que les élèves ils aient leur bac. »

« Le système scolaire, c’est déjà de la triche. C’est-à-dire qu’il y a un élève, ses parents peuvent lui payer un prof particulier pour qu’il puisse réussir son bac, ben lui, il va être avantagé par rapport à un élève que ses parents, ils ont pas les moyens. »

 « Pareil, ceux qui sont dans des meilleures écoles, ceux qui sont dans des écoles privées. » Etc.

On connaît la rengaine : l’école favorise honteusement les élèves issus des classes possédantes et éduquées, c’est une machine diabolique de pure reproduction sociale. Pour contrer cela, une seule méthode : l’appauvrissement des savoirs, la fin de l’autorité professorale, l’encouragement de la triche aux examens, bref, le bac pour tous, l’accès aux licences et masters pour tous et, in fine, l’échec en fac et le chômage dès les premiers pas dans la vie active.

Quelle terrifiante incompréhension du monde ! Il y a des inégalités de départ. Y remédier exige non pas d’en passer par le nivellement par le bas et la culture de l’excuse sociale encouragés depuis François Mitterrand par les pédagogistes de la rue de Grenelle, mais d’importer dans l’école les exigences des parents des classes favorisées et de les appliquer à tous les élèves, tout en veillant à optimiser l’orientation scolaire en fonction des profils. Le mammouth qu’on appelle Éducation nationale en sera-t-il capable ? En l’état, j’en doute.

https://x.com/CerfiaFR/status/2071973879229116829

  • Toujours est-il que le visionnage coup sur coup de ces deux vidéos m’a irrésistiblement fait penser à une chronique d’Isabelle Saporta sur RTL datant de quelques mois (vidéo ci-dessous, 2′) :

https://x.com/isabellesaporta/status/2029074351081877786

Contexte : un rapport de l’Institut des politiques publiques a calculé que le privé pourrait représenter 50 % des élèves entrant en 6ème à Paris d’ici 10 ans. Comme il a préconisé dans la foulée de résoudre ce « problème » en fermant des classes… dans le privé, la journaliste commence son intervention sur le mode ironique :

« Mais c’est vrai ça, pourquoi ne pas casser toutes affaires cessantes l’enseignement privé, autant dire l’une des rares choses qui fonctionnent en France ? »

Excellent. Mme Saporta a compris que les parents font dorénavant la queue devant des établissements privés déjà pleins à craquer pour y faire entrer leurs enfants, tandis que les écoles publiques se vident. Pourquoi, à votre avis ? Parce qu’ils ont le sentiment que leur enfant y sera mieux encadré et mieux instruit. On voit mal comment la fermeture autoritaire des classes qui font de l’ombre à un service public désavoué et défaillant pourrait les faire changer d’avis.

Ensuite, son argumentaire se met cependant à vaciller. On découvre en effet qu’elle nage dans le paradoxe évoqué par Romain Gary : elle a des convictions et ces convictions la poussent à défendre le monopole du service public de l’Éducation. Celui-ci produit d’année en année de l’écroulement éducatif, il produit des enseignants au format de celui qui s’exprime dans la seconde vidéo, mais non. Si elle a mis ses filles dans le privé, elle qui se présente comme un fruit de la méritocratie républicaine, c’est uniquement transitoire. Il faut que l’État investisse massivement dans le public afin que plus aucun parent n’en soit réduit à mettre ses enfants dans le privé. Donner de la liberté éducative, dont on constate qu’elle fonctionne plutôt bien ? Démonopoliser le mammouth ? Pas dans son logiciel.

Je considère ainsi que le tweet d’Isabelle Saporta est parfaitement absurde. Si l’on veut le meilleur pour ses enfants, ce qui pousse manifestement à les scolariser dans le privé, peut-être faut-il aussi se poser des questions sur le bien-fondé de ses convictions politiques, lesquelles poussent manifestement à sacraliser le monopole public de l’Éducation nationale.

En commentaire, le député RN Jean-Philippe Tanguy lui répond : « Au moins vous êtes honnête ». Je crois plutôt qu’elle cherche à la fois à donner des gages à la caste du service public et à résoudre son dilemme de révolutionnaire des beaux quartiers. Pas simple de rester indéfectiblement camarade tout en voulant quand même rentrer en voiture dans le XVIè !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l’auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.

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29 réponses

  1. c’est tout-à-fait cela ! … D’ailleurs, ce gauchisme des beaux quartiers (ou « socialisme des milliardaires », comme disait Oswald Spengler) est un moyen subtil de se défausser de ses responsabilités sociales… autrefois, du temps des nobles puis de la bourgeoisie libérale, les classes possédantes assumaient une forme de responsabilité sociale à travers les oeuvres de charité et d’instruction… Aujourd’hui, ils se défaussent sur l’état, et contournent pour ce qui les concerne ce fameux service public dont ils savent qu’il est une trappe à pauvreté. C’est le summum de l’hypocrisie.

  2. Beaucoup d’enfants d’enseignants et de proviseurs sont dans des établissements privés, sans parler bien entendu des ministres de l’éducation ! CQFD

  3. Né après guerre j’ai fait touts les études dans le service public. A l’époque les enseignants étaient pour la méritocratie et la sélection.
    On ferait bien de se benchmarker avec la Suisse ou une forte sélection est en place: environ 30% (les meilleurs) sont autorisés à suivre la voie qui mène au supérieur. Les autres ont un cursus plus pratique avec apprentissage….
    La fin de l’école obligatoire correspond au brevet qui est très sélectif.
    En final ça produit un système qui coûte moins cher, pas de chômage.
    De quoi inspirer notre ministre de l’éducation.

    1. Ma fille est en Suisse allemande depuis l’an dernier, assistante de profs de français. Nous découvrons donc ce beau pays, où il fait bon vivre, sortir, étudier. Retours tardifs en sécurité. Rendez-vous médecins, spécialistes, examens, pris du jour au lendemain. Choix de sa couverture santé. Prix plus élevés qu’en France, mais salaires beaucoup plus élevés qu’en France, elle s’y retrouve largement. J’espère qu’elle y fera sa carrière, sa vie, c’est aussi son projet, ouf. Pourtant je suis mère poule, j’aimerais l’avoir à côté, mais je suis heureuse de la savoir sereine dans un pays sain. Comme nous disaient des amis, quand on vit en Suisse, revenir en France est vraiment difficile…
      La France ne s’inspirera jamais du bon des pays alentours, le projet de la haute administration est de tenir la population toujours plus sous sa coupe pour vivre grassement à ses frais.
      La mairie gauchiste d’Ivry vient de s’opposer à l’achat des logements HLM par leurs occupants, eh oui, si les bénéficiaires deviennent indépendants des « oeuvres sociales » de la mairie, prennent goût à entretenir leur environnement, à transmettre un patrimoine à leurs enfants, prennent goût à les éduquer vers le meilleur, celle-ci perdra la mainmise sur les pauvres et cela constitue un risque électoral…
      C’est ainsi que raisonne toute la haute fonction publique, il lui faut impérativement rester celle qui « protège les Français », celle dont ils dépendent.
      A moins de bien voter en 2027, ce dont je doute, le pays est foutu, car Macron et les gauchistes ont mis tous leurs satellites partout où il le fallait.

  4. Mme Saporta, outre le fait qu’elle s’exprime avec agressivité a des visions toutes faites de la société. Elle est, comme d’autres qui s’expriment à ses côtés, une caricature du journalisme.

  5. C’est l’idéologie gauchiste qui, depuis plus de 50 ans gangrène notre pays, est responsable de cette déchéance comme dans TOUS les pays dans laquelle elle sévie.

  6.  » l’école favorise honteusement les élèves issus des classes possédantes et éduquées ».
    Moyennant quoi, on a torpillé consciencieusement pendant des années un système éducatif (qui avait ses défauts certes) qui non seulement faisait la fierté du pays mais qui, par son systéme de bourses et de sélection rigoureuse, corrigeait nombre de ces inégalités. Peut-être pas assez mais qui le permettait pour beaucoup.
    Depuis, les parents qui le peuvent mettent leurs enfants dans le privé, investissent des sommes folles pour habiter là où il y a encore des bons établissements publics ou payent des profs privés.
    C’est à dire que plus les pédagogistes se sont acharnés à corriger des inégalités, plus celles-ci augmentent.
    Ces gens là ont inventé un canon qui tire à l’envers.
    Et ils ne se rendent pas compte !

  7. L’affligeant professeur semi-illettré vu sur les réseaux, qui se vante de tricher, officie pourtant bien dans l’enseignement privé catholique. De fait, le recrutement des professeurs n’y est pas meilleur. Les programmes sont les mêmes, les inspecteurs sont les mêmes, les professeurs sortent des mêmes universités, passent les mêmes diplômes et concours, sont recrutés de la même manière, suivant les mêmes critères.

    La seule différence privé/public tient aux familles. Inscrire son enfant dans le privé nécessite une démarche spécifique et une (modeste) dépense, ce qui tend à éloigner les profils les plus asociaux… mais même là, la politique gouvernementale de mixité, ardemment soutenue par les diocèses, a beaucoup fait pour tasser les établissements.

    Car les diocèses jouent eux-mêmes un jeu dangereux. Leur seule obsession est le nombre d’élèves scolarisés. Ce faisant, ils ont dilué leurs spécificités dans un grand tout indistinct. Beaucoup de ces établissements n’ont plus de catholique que le nom. L’aplatissement généralisé les frappe également, avec seulement quelques années de retard dues à la composition sociale des familles.

    1. Dans « baccalauréat et socialisme », Frédéric Bastiat plaide non seulement pour la liberté de l’enseignement, mais bien sûr pour la liberté des contenus et la concurrence des diplômes. Il partage votre remarque : à quoi bon des écoles libres si la formation des professeurs et le contenu des enseignements est le même ? Ce qu’il faut, c’est la véritable liberté d’enseignement. … En effet, les diocèses sont dans une décadence intellectuelle déplorable : il est grand temps que l’église romaine renoue avec sa vieille tradition d’excellence scolaire dominicaine, oratorienne, jésuite, etc. Comme l’écrivit Hayek dans « Droit, législation et liberté » : le capitalisme doit plus aux jésuites qu’aux calvinistes.

  8. Les bobo_ecolos parisiens veulent la mixité sociale mais pas pour leur progéniture idem pour le formation, la santé…..
    Avant et dès 1989, de nombreuses populations de l est ont fui le communisme à bride abattue, aucun gochiste n a franchi le rubicon vers l est
    Vive le paradis soviétique des révolutionnaires en peaux de lapins de l occident

  9. Je ne peux pas m’empêcher de répondre, encore, après le numérique dans les écoles.
    Gauche ou droite n’est pas le problème, à mon avis.
    68 ( l’ayant vécu ) étant purement politique pour faire tomber DE GAULLE.
    Autre expérience vécue :
    Un élève sortant de «  »l’éducation » » nationale, ( passage en 6ème ) que j’avais déjà qualifié de désastre, se trouvait dans les premiers. Les parents s’apercevant que c’était pas terrible, l’ont inscrit dans le privé. Alors là, changement de programme !! Au début il lui était très difficile de suivre, et se retrouvait dans les derniers….
    Il a vite rattrapé son retard étant un bon élève.
    Il ne faut pas s’étonner que le public se vide ! Et rien n’est fait, c’est normal, c’est fait exprès !
    Les problèmes deviennent financiers,La sélection devient, forcément inévitable !!

  10. « […] ben lui, il va être avantagé par rapport à un élève que ses parents, ils ont pas les moyens. »
    Et donc, sans vouloir à tout prix tirer sur l’ambulance, on a là un enseignant ? Ça me rappelle certaines chansons de Renaud, avec du « elle s’est fait mal à le genou », mais chez Renaud, ce niveau de langage était volontaire, humoristique.
    J’espère juste qu’il n’enseigne pas le français…

  11. Habituellement on appelle cela de la bêtise, déjà denoncée par Einstein lorsqu’il la qualifiait d’infinie!

  12. Et les parents dans tout cela ? Ne serait-il pas temps de redonner aux parents leurs missions, à savoir l’éducation civique et scolaire, car l’état providence est arrivé à bout de souffle… dans tous les domaines ?

  13. Il n’en reste pas moins que le niveau scolaire de l’école publique s’est indubitablement effondré et que l’obsession du Ministère de l’Éducation Nationale devrait être de le faire remonter. Cela aurait inévitablement pour effet de rendre le recours à l’école privée moins attrayant, comme il l’était autrefois : oseriez-vous alors vous en plaindre ?…

    1. L EN ne jure que par l egalitarisme qui tire inexorablement une majorité d eleves vers le bas
      Seule l application de la subsidiarité permettra de sortie de cette nasse bureautique et idéologique

  14. Excellent ! Merci beaucoup pour ce beau et bon moment . Et ce qu’il faut ajouter , si je puis me permettre , c’est qu’il faut imposer au professeurs du public les exigences naturelles que l’on trouve chez les professeurs du Privé .

  15. Quel article délicieux ! Je ne vous cache pas que l’absence totale de cohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font chez ces gens des beau quartiers me donnerai presque envie d’en rire tellement c’est lunaire ! Ce qui a poppé dans ma tête dès les premières lignes, c’est les petits bobo tête à claques joués par les Inconnus dans l’excellent Auteuil Neuilly Passy. En fait, j’ai la sensation qu’au fond d’eux même, ils savent qu’ils n’ont aucune légitimité en tant que révolutionnaires -leur absence d’humour et d’autodérision témoigne aussi selon moi un flagrant manque de recul et d’intelligence-. D’où, toujours selon moi, le fait qu’ils sont toujours incohérent entre les discours qu’ils tiennent avec toute la pope et le sérieux du monde, et leurs actes, où ils conduisent des voitures dans le 16e arrondissement avec l’Iphone dernier cri, en portant toute la panoplie achetée au prix fort chez les marques du groupe LVMH ! S’ils sont si malheureux, si honteux d’être des nantis, et bien qu’ils donnent l’exemple et se déclassent socialement en devenant des prolétaires ! Mais surtout pas, c’est toujours : do what i say, but don’t do what i do !

  16. « importer dans l’école les exigences des parents des classes favorisées » est présenté comme la solution aux maux de l’E.N.
    De quelles exigences s’agit-il ? Ils exigent un temps et une qualité d’encadrement suffisants ? Un niveau d’enseignement solide ? Ou seulement de bonnes notes ? Et dans ce cas, de qui attendent-ils ces bons résultats ? De l’école ou de leurs enfants ?
    Les parents dont les enfants fréquentent les établissements publics ont les mêmes exigences : l’institution doit faire réussir leur enfant, même s’ils ne supervisent pas les devoirs, même s’ils ne leur inculquent pas le goût de l’effort et du dépassement de soi, même s’ils ne les incitent pas à se cultiver, même s’ils ne leur parlent pas français à la maison…et même si le petit génie qu’ils ont engendré est intellectuellement limité.
    Le problème de l’école publique, aujourd’hui et pour les années à venir, c’est précisément l’attitude des parents : exigeants mais démissionnaires, ils contestent
    l’autorité des personnels, le contenu des programmes, le bien-fondé des punitions et des devoirs du soir, ne veillent pas à ce que leur rejeton travaille (oh, le vilain mot…)…De tels parents, on en trouve aussi dans le privé.
    Les exigences des parents n’ont rien à faire dans l’école. Mais celle-ci doit impérativement renouer avec sa mission première et abandonner toutes les activités annexes (sensibilisation à tout …) qui font perdre des heures de cours, ainsi que l’idéologie qui la gangrène depuis des décennies.

    1. Dans le privé les parents qui contestent sont tranquillement invités à prendre la sortie
      Comme la demande est plus forte que l offre…aucun soucis.

  17. « ben lui, il va être avantagé par rapport à un élève que ses parents, ils ont pas les moyens  »

    Deux remarques relatives à ce commentaire lumineux :
    – Enseignante dans le public, j’ai rencontré récemment les parents d’un élève en échec, traînant des lacunes conséquentes (les bases ne sont pas acquises), incapable de rester concentré cinq minutes sur le cours, totalement passif sauf dans la dissipation. Les parents m’annoncent qu’ils cherchent un professeur particulier de français, ayant déjà quelqu’un qui vient à la maison pour les maths. Je leur ai rappelé que si leur fils était attentif en classe et actif dans le travail personnel, ils n’auraient nul besoin de recourir aux services de professeurs particuliers (qui, d’ailleurs, ont jeté l’éponge…).
    On ne le répétera jamais assez : seuls les élèves qui travaillent réussissent, et aucune réforme pédagogiste ne pourra les en dispenser.
    – Le contractuel qui s’exprime n’a visiblement ni le niveau ni l’état d’esprit d’un professeur ambitieux pour ses élèves. Honte à ceux qui l’ont embauché !

  18. C’est-à-dire ?
    Je ne nie pas que certains enseignants du public sont pétris d’idéologie gauchiste et/ou ne sont pas investis, mais on en trouve de plus en plus également dans le privé.
    Je privilégie avec mes élèves l’étude de textes patrimoniaux, tandis que ma nièce scolarisée dans un lycée privé a dû lire et étudier Les Particules élémentaires de Houellebecq !

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