Ce livre est une enquête effectuée auprès des principaux opposants aux thèses du GIEC, (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Réchauffement Climatique, organisme onusien supranational) qui conduit à mettre en question le rôle prépondérant qu’aurait le ‌CO₂ anthropique dans le réchauffement climatique en cours.
Un peu d’histoire
On se souvient que lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, l’ONU a brandi la menace d’une catastrophe climatique imminente et gravissime qui serait principalement due à un réchauffement atmosphérique provoqué par l’augmentation de l’effet de serre du ‌CO₂ anthropique, c’est-à -dire d’origine humaine, liée à la combustion croissante des énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz). Mais comme cette menace n’était pas totalement prouvée scientifiquement à l’époque, ( et, selon les Dissidents du Climat, elle ne l’est toujours pas aujourd’hui) , l’ONU a brandi le Principe de Précaution pour faire adopter cette mesure, Principe qui édicte « qu’en cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitudes scientifiques absolues ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement ».
En conséquence, l’ONU s’est vue confier la gouvernance climatique mondiale pour lutter contre cette menace par un vote unanime des 145 nations présentes à Rio en 1992.
C’est ainsi que, sous l’effet de cette menace, les pays n’eurent pas d’autre choix que de se plier à cette décision discrétionnaire de l’ONU, et d’accepter de faire abandon de leur souveraineté en matière climatique, ainsi qu’en matière énergétique, car les deux sujets sont liés, entre les mains d’une nouvelle entité supranationale intitulée : « UNFCCC (United Nations Frame Convention on Climate Change, dite « Convention Climat »). Cette entité décréta, sous la pression des écologistes radicaux, adeptes de la décroissance économique, que l’augmentation des gaz à effet de serre représentait une menace grave pour l’humanité et édicta la baisse nécessaire des émissions de ces gaz, et notamment celle du ‌CO₂ anthropique, d’au moins 60% dans de brefs délais, engendrant la mise au ban des énergies fossiles.
Cependant il y avait une grande incertitude scientifique quant à l’ampleur de cette menace, de telle sorte que de nombreux scientifiques en contestaient l’importance. Mais une fois cette décision prise, l’ONU refusa de la remettre en question, ce qui l’aurait conduite à se déjuger. Le GIEC, dont la mission était « d’évaluer sans parti-pris, et de façon méthodique, claire et objective … les fondements des risques liés au changement climatique d’origine humaine » fut chargé d’apporter la preuve scientifique de cette menace et mis la science en tutelle pour imposer cette décision.
Un débat scientifique tronqué
L’enquête montre en effet qu’au lieu de conduire un débat scientifique ouvert à tous les acteurs, le GIEC a omis de prendre en considération la totalité des thèses en présence et a dénigré systématiquement les opposants sous des vocables dégradants (« climato-sceptiques, dénialistes, complotistes, etc … »), lesquels opposants sont désignés dans le livre par le terme générique de « Dissidents du Climat », de telle sorte que le débat scientifique a largement été tronqué.
L’Accord de Paris, voté à l’unanimité des nations en 2015, a sacralisé l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en cours à un maximum de + 2°C, et aussi proche que possible de + 1,5 °C, et a transformé la condamnation du CO2 anthropique en un dogme intangible, qui rend nécessaire, selon les dires du GIEC, d’atteindre la neutralité carbone mondiale en 2050, corollaire de la fin des énergies fossiles.
Les objectifs de l’ONU mis en cause
Ces objectifs sont lourdement mis en cause par les Dissidents du Climat. Selon eux :
– le CO2 anthropique ne joue qu’un rôle mineur dans le réchauffement climatique. Ce n’est pas la bonne cible. Il faut poursuivre les recherches parmi les causes naturelles multiples qui peuvent faire varier le climat.
– la neutralité carbone est inatteignable au niveau mondial par ce que les pays en voie de développement ont un besoin impérieux des énergies fossiles pour sortir de la misère. Vouloir les priver des énergies fossiles est hautement contestable.
– s’évertuer à atteindre la neutralité carbone au seul niveau européen a toutes les chances d’être du gaspillage, car nos efforts seront anéantis par la hausse des émissions des pays en voie de développement.
– cette neutralité carbone est d’un coût inabordable pour la majeure partie des acteurs, et en particulier pour la France, déjà surendettée.
– les énergies renouvelables intermittentes (éolien et solaire) présentent de nombreux inconvénients qui les disqualifient pour remplacer les énergies fossiles. Elles ne peuvent être qu’une énergie d’appoint.
– l’arrêt des énergies fossiles va engendrer une décroissance économique très significative, très préjudiciable pour les populations et entrainer d’importantes privations en matière de liberté individuelle.
Le climat se réchauffe, c’est indéniable. On constate plus de canicules, plus d’inondations, des incendies importants, etc … C’est préoccupant, mais la météo a toujours été violente et capricieuse, et statistiquement, il n’ y a pas de données justifiant un alarmisme particulier. Il n’y a pas suffisamment de recul pour parler d’un changement climatique qui serait déterminant. Le problème essentiel est ailleurs : les Dissidents du Climat considèrent avec de solides raisons que le CO2 anthropique ne joue qu’un modeste rôle dans le changement climatique en cours et donc que le GIEC nous fait prendre une mauvaise voie en obligeant à renoncer prématurément aux énergies fossiles, clé de notre prospérité.
Organiser un véritable débat scientifique pluraliste
La science nécessite la permanence de débats entre toutes les thèses existantes. On comprend mal pourquoi la science climatique ferait exception. ll est urgent que nos gouvernants prennent les dispositions nécessaires pour que la pratique du débat scientifique objectif et transparent en matière climatique soit réinstauré en France. On en est loin depuis de nombreuses années. Il faut mettre fin à ce dysfonctionnement majeur de la science climatique. Une confrontation directe BLUE TEAM (les scientifiques réchauffistes) – RED TEAM (les climato-sceptiques) est aujourd’hui indispensable pour sortir de l’incertitude scientifique actuelle sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique en cours.
7 réponses
Un débat scientifique est toujours une bonne chose.
Mais je suis ennuyé de voir le libéralisme s’embarquer dans des problèmes techniques comme le réchauffement ou la retraite par capitalisation.
Ce n’est pas son rôle, et il serait discrédité en cas d’erreur
Veiller aux libertés fondamentales est déjà une énorme tâche.
Concentrons-nous là -dessus !
Commentaire très pertinent.
Bonjour,
Ya t-il un lien avec la modification de position du soleil ?
D’éminents chercheurs américains ont été refoulés car il décrivait une autre théorie et pas qu’eux
DM
La red team n’est pas climato sceptique mais climato réaliste : le CO2 ajouté par l’homme a une influence sur l’évolution des températures, mais cette influence calculée ne peut expliquer qu’un tiers de la totalité du réchauffement, variable selon les années, observé. Il y a d’autres influences humaines (déforestation, artificialisation des sols… ?) et des influences naturelles ou astronomiques. Les réalistes souhaitent aussi que les différentes adaptations au réchauffement soient évaluées et intégrées dans l’ensemble des différentes problématiques des différents pays et populations. Les pays riches du nord n’ont pas les mêmes priorités que les pays pauvres des tropiques… C’est l’ONU et donc le GIEC les tricheurs exagérant leurs lubies. Ce livre aide à contester la doxa imposée en France mais sans faire croire que la vérité est déjà connue. Les débats scientifiques, économiques et politiques sont indispensables.
Il me semble que ce débat a déjà eu lieu il y a de cela quelques décennies et qu’au fur et à mesure toutes les autres causes majeures possibles ont été écartées. J’ai commencé à travailler dans l’industrie pétrolière au début des années 80 et cette problématique était déjà évoquée sur certains sites. Je crois même qu’elle l’était dès les années 60 et Exxon avait une équipe qui travaillait sur le sujet. Mais à la différence d’aujourd’hui, c’est qu’à l’époque on était honnête dans notre raisonnement. En voyant le nombre de barils qu’on envoyait quotidiennement vers les SBM, on avait conscience qu’à terme, il y aurait un sérieux problème mais on imaginait pouvoir le régler techniquement ou que des substituts seraient trouvés. Je ne sais s’il a réellement été fait d’importantes recherches pour capter et stocker le CO2 à part peut-être chez Statoil mais de notre côté par contre, j’ai vu la production de Crude explosée en 45 ans. Aujourd’hui, pour seule solution à nos maux prévisibles, on en est à produire des articles, des livres, créé des sites de contrepoints pour tenter d’éteindre l’incendie qui couve, c’est peu dire le niveau de faillite technique et morale de notre société moderne.
Le réchauffement est devenu une cause politique et de moins en moins scientifique qui sert de prétexte pour la gauche et l’extrême gauche de vouloir confisquer nos libertés individuelles.
Il n’y a pas de pire ignorant que celui qui croit savoir. L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance. Quiconque a sondé le fond des choses devine sans peine quelle sagesse il y a à rester superficiel. C’est l’instinct de conservation qui apprend à être hâtif, léger et faux. Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. La tolérance, en voie de disparition, atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles. Par définition une science est la connaissance systématique, généralement appliquée à la recherche de LOIS VéRIFIABLES ET QUE L’ON PEUT REPRODUIRE. Les hypothèses gratuites, que l’on NE peut PAS reproduire, des chercheurs (pas des trouveurs !!) en sont très loin. Ceux (entre autre le GIEC) qui se sont assurés une durabilité de ressources fournies par un con contribuable à l’esprit critique douteux, très lourdement épaulés par les affairistes qui ont flairé le bon filon que l’on transforme en législation. A voir l’histoire de notre planète, il y a toujours eu des changements climatiques. Il suffit d’observer les autres planètes pour comprendre que la seule issue pour la terre est simplement de devenir comme les autres, plus ou moins vite, ce n’est qu’une question de temps… La petite Suisse, France ou Allemagne ne pourra pas régler cela, même avec des verts sur lesquels il y a beaucoup de questions à se poser ? et les moutons suiveurs qui se basent sur des affirmations gratuites que l’on ne peut appeler science, mais des hypothèses gratuites pour maintenir un machin comme certains services publics ou les fonctionnaires inutiles, les creuseurs de déficit abyssal par leurs privilèges aussi pour faire de bonnes affaires pour certains, aux dépens des autres (pétrole contre électricité etc.). Je leur dirai lorsqu’ils me diront : Je ne suis pas d’accord avec vous, vous avez le droit de vous tromper !