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samedi 17 janvier 2026

Les Russes font aujourd’hui moins d’enfants que dans les années 1940 !

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russie

Lors d’un discours prononcé en vidéo devant le Conseil populaire international russe, Poutine a affirmé qu’il était impossible de régler le problème démographique « catastrophique » de la Russie avec seulement plus d’argent ou d’avantages sociaux. Selon lui, « il faut que les familles s’élargissent », qu’elles aient plusieurs enfants, ce devrait devenir une norme et un style de vie pour tous les Russes. Le nombre idéal serait, pour l’autocrate de Moscou, de 7 à 8 enfants par femme. Les dictateurs en général veulent que leur population procrée beaucoup. « Toute femme en âge de concevoir doit avoir au moins cinq enfants », avait aussi décrété Ceausescu, qui avait imposé en Roumanie une politique nataliste extrêmement répressive punissant durement l’avortement et le commerce de contraceptifs.

La Russie de Poutine est, depuis plusieurs années, sur une pente démographique très descendante, aggravée par la guerre en Ukraine qui tue des dizaines de milliers de jeunes soldats. Elle a même, selon les données de 2022, subi une chute de 550.000 personnes, affichant l’un des taux de natalité les plus bas du monde avec 1,42 enfants/femme, soit moins de 2,1 enfants par femme, le taux le minimum pour maintenir une population constante. A titre de comparaison, la France a un taux de natalité de 1,8 (2022).  Pour une fois, Poutine a raison lorsqu’il dit que la situation est « catastrophique ». Le taux de natalité est même plus de deux fois inférieur à celui des années 1940, lorsque l’URSS était en guerre contre l’Allemagne nazie. Mais Poutine s’est bien gardé de le mentionner, comme il n’a rien dit sur les jeunes Russes qu’il a envoyés se faire tuer sur le front.

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4 réponses

  1. Il y a quelques années, Poutine avait déjà réglementé la sexualité des filles russes, en leur interdisant le port de petites culotte affriolantes en matériaux synthétiques (en tant qu’obsédé du style « petit bateau » ?). Et maintenant il veut les transformer en poules pondeuses, comme Ceausescu, « le génie des Carpates ».
    À jouer ainsi au conducator, il devrait pourtant savoir où ça va le conduire : des orphelinats-mouroir pour tous ces enfants non désirés et, à moins d’un gros investissement en barbelés, une « évaporation de la matière fécondable ». Mais je crois qu’il a déjà commencé, en mettant la pression sur les agences matrimoniales internationales… La femme, russe ou ukrainienne, bétail propriété de l’état russe…
    Pourtant, si c’est comme avec son modèle, il sait qu’il va finir sous les balles du FSB. Ce qui est probablement la seul chose que craigne ce couard, si généreux avec le sang des autres.

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