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vendredi 26 juin 2026

Lyhanna : la Justice française fautive

Temps de lecture : 2 minutes

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a décidé vendredi, à l’issue d’un conseil ministériel restreint, de convoquer tous les procureurs généraux à une réunion de travail à la Chancellerie lundi matin. Il s’agira de discuter des failles judiciaires dans l’affaire de Lyhanna, enfant de 11 ans disparue vendredi dernier et dont le corps a été retrouvé jeudi soir dans le Gers.

Le principal suspect, Jérôme B., un homme de 41 ans qui connaissait Lyhanna car elle était amie de sa fille, avait fait l’objet de multiples plaintes depuis neuf ans pour diverses agressions sexuelles ou « comportements inappropriées », dont une plainte pour viol sur une enfant de dix ans l’été dernier ; depuis, la justice n’avait pas pris le temps de l’auditionner. Mieux, le parquet d’Auch, dirigé par la procureure Clémence Meyer, critiquée vendredi par le Garde des Sceaux, qui n’avait apparemment pas fait avancer le dossier en dix mois, avait montré où était ses priorités en publiant un communiqué pour dire qu’il allait se mobiliser après une phrase polémique d’un élu agricole envers les écologistes…

La direction de la gendarmerie a demandé jeudi soir de « lister » toutes les procédures relatives à des affaires sensibles concernant les mineurs et de « faire un point sur tous les actes d’enquête », selon un commandant de groupement de gendarmerie.

Le porte-parole de la Chancellerie, Sacha Straub-Kahn, a évoqué jeudi sur BFMTV un « constat d’échec pour tout le monde », un « dysfonctionnement global, probablement de la chaîne de l’Etat ». Sur RTL, Eric Mouzin, père de la petite Estelle victime du tueur en série Michel Fourniret, a estimé « surréaliste » que les ministres de l’Intérieur et de la Justice « semblent découvrir l’existence de dysfonctionnements au sein de leur ministère », soulignant que la situation n’était pas « le fruit d’une évolution du dernier mois ou de quelques semaines », mais datait de bien plus longtemps.

La lenteur de la justice peut s’expliquer, certes, par le manque de moyens, indigne d’un pays moderne, puisque la France ne consacre que 0,2% de son revenu annuel au budget de la justice, pourtant mission clé de la légitimité de l’Etat sur le plan des principes et de l’Histoire. C’est moins que le budget retraites de la SNCF… Un ratio qui la situe dans la queue de peloton des pays occidentaux. Toutefois, s’y ajoute un problème grave, comme l’ont d’ailleurs reconnu vendredi la plupart des politiques de tout bord, avec quelques décennies de retard ; la lutte contre la pédo-criminalité ne semble clairement pas faire partie des priorités du système.

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9 réponses

  1. Avant tout, un type qui a profité des dysfonctionnements de la justice et qui a poursuivi ses dérives sur des mômes (4 procédures depuis 2017), sans crainte des représailles du système judiciaire. Pour rappel, en Chine depuis 2017 justement, on n’ose plus traverser hors des passages piétons sous peine d’être verbalisé. Les citoyens de la dictature qu’elle incarne doivent rire de nous si ce fait divers leur est rapporté.

  2. Manque de moyens non financiers.
    Comme les politiques sont les premiers justiciables, ils se sont protégés en complexifiant le code de procédure pénale, en interdisant l’accès aux fichiers aux enquêteurs.
    Les informations que nous avons aujourd’hui sur cette affaire étaient conservées et mises au secret par le ministère de la justice et certainement d’autres qui ne sont pas divulguées.
    Responsable : La CNIL sous les ordres des gouvernements successifs qui n’autorise pas le croisement des fichiers, et limite l’accès aux fichiers à un nombre très restreint d’enquêteurs.
    Empêcher un enquêteur un peu zélé d’aller trop loin dans ses recherches permet de protéger non seulement ces délinquants en col blanc, mais aussi tous les criminels.
    A quand les fichés « P » (pour pédophile) comme il y a des fichés « S ».

  3. Pour flinguer un automobiliste qui dépasse la limite de 2 km/h, la justice a les moyens, est rapide et impitoyable. Pour flinguer un violeur d’enfants, ah, bof..on n’a pas le temps. Pourquoi ? parce que les PV rapportent de l’argent immédiat, alors que poursuivre un violeur prend du temps et coûte. Le problème est qu’un jour le peuple se fera justice lui même, avec tous les débordements et erreurs qui suivront.

  4. Il semblerait que l’IA donnerait aux pauvres juges surmenés une aide précieuse ; et tant qu’à faire supprimons les juges d’application des peines pour les remettre à disposition du garde des sceaux et pour toute affaire contentons nous d’un seul juge d’instruction au lieu de deux et d’un seul coup avec l’IA en renfort nos juges ne risqueront plus le burn-out.

  5. Décision du président de la section ducon tendancieux
    M. X demande au juge des référés du Conseil d’Etat (depuis 5 ans) statuant sur le fondement de L. 521-2 du code de justice administrative, de le rétablir dans ses droits et de mettre en oeuvre toute mesure utile afin de réintégrer les « déchets radioactifs sauvages » dans le circuit conventionnel de traitement des déchets radioactifs. Toutefois, d’une part, il ne fait état, dans sa demande, d’aucun élément de nature à caractériser l’existence d’une situation urgente justifiant seule qu’il soit ordonné à très bref délai, sur le fondement de L. 521-2 du code de justice administrative, une mesure de sauvegarde liberté fondamentale et d’autre part, s’il invoque en termes extrêmement généraux le droit de chacun de vivre sans un environnement équilibré et respectueux de la santé, il n’apporte aucun élément de nature à révéler une carence des pouvoirs publics portant à ce droit une atteinte grave et manifestement illégale.
    3. Par suite, la requête de M. X doit être rejetée, selon la procédure prévue
    à L. 522-3 du code de justice administrative.

    La justice, quelle justice Monsieur Bourdillon ?

  6. Manque de moyens, la belle excuse pour l’incompétence et le laxisme!
    Un multirécidiviste coupable de crimes ou tentative horribles sur des enfants n’est même pas inquiété ni même mis en examen une seule fois…
    Mais lorsqu’il s’agit de harceler un ex-président de la république et le condamner à de la prison et des amendes phénoménales pour « suspicion » de fraude dans les déclarations de frais de campagne électorale (perdues de surcroît et non-remboursées à l’époque d’où le Sarkothon à l’époque ! ) : de qui se moque t’on vu les dizaines de milliers d’heures et les centaines de milliers d’€ consacrés à cette non-affaire !

  7. La parole des enfants n’est pas écoutée car les enfants ne sont pas considérés en France. Il faut voir les plans des maisons, avec la super suite parentale de 17m2 alors que les chambres des enfants font 9m2 ! Alors que eux vivent dans leur chambre…
    La clim dans les écoles ? Ça ne va pas non ? Même pas de store aux fenêtres des établissements…. La clim dans la voiture ? Uniquement pour les places avant….
    Si les enfants étaient considérés, ça se saurait et la justice aurait intégré le fait de les écouter et surtout de les protéger.

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