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samedi 17 janvier 2026

Pour Ouest-France, le capitalisme est lui aussi responsable de la situation à Cuba

Temps de lecture : 2 minutes

La « charte des valeurs du premier quotidien régional français, Ouest-France, stipule que le « journalisme de responsabilité » suppose entre autres la rigueur et le fait de relater « des faits vérifiés, précis, utiles à la compréhension des lecteurs », tandis que le « pluralisme de l’information » s’exerce « sans esprit partisan ». A lire l’article sur Cuba publié le 29 juin, c’est à se demander si certains des journalistes du quotidien ont jamais pris connaissance de ce document…

L’article s’intitule : « L’égalitarisme à la cubaine est à la peine » et il mentionne en sous-titre : « Mis en place par Fidel Castro en 1963, la libreta, le système de rationnement qui est censé garantir une distribution équitable des produits de première nécessité, est en déroute ». Précisons qu’il s’agit d’un reportage, et non pas de la reprise d’une dépêche de l’AFP, dont les biais sont connus.

L’article parle d’« une misère accrue par la plus grande crise sociale que traverse l’île depuis trente ans » avec une inflation considérable, notamment sur les denrées alimentaires, une monnaie dépréciée, des pénuries et des coupures d’électricité. Une description au demeurant conforme à celle que peuvent faire tous les touristes. Alors pourquoi sommes-nous courroucés ? Parce qu’entre les lignes, le reportage accuse le capitalisme de cette situation.

Pour notre quotidien de gauche, si le livret de rationnement subventionné a été mis en place par Fidel Castro, c’est parce que, « en 1963, Cuba commence à sentir les effets du strict embargo américain ». Et aujourd’hui encore, l’ogre yankee est pointé du doigt : « Alimentée par le renforcement de l’embargo américain et une économie centralisée, la crise touche de plein fouet les plus pauvres ». Certes, Ouest France cite le client d’une de ces épiceries d’État selon lequel « chaque fois qu’il y a un problème sur l’île, le gouvernement dit que c’est à cause des Etats-Unis », mais le reportage fait plus que suggérer une responsabilité partagée.

Ce n’est pas tout. Le quotidien accuse dans son dernier paragraphe la très timide ouverture capitaliste interne : « l’île est aussi victime d’une conséquence directe de l’économie de marché : l’accroissement des inégalités » !

En contrepoint, il sera rappelé que l’embargo américain, qui a d’ailleurs pu varier en intensité ces dernières années, n’engage pas les autres pays et que si Cuba est un des pays les plus pauvres et les moins libres de la planète, il ne le doit qu’au socialisme et à sa nomenklatura qui y sévissent depuis plus de 60 ans.

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