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mardi 9 juin 2026

Poutine, le fossoyeur de la Russie

Temps de lecture : 2 minutes

La discrétion avec laquelle Poutine a célébré le 9 mai devrait susciter de nombreuses réactions. Pourquoi le 9, alors que la capitulation de l’Allemagne a été signée à Reims dans la nuit du 7 au 8 mai, date retenue par tous les pays qui la commémorent ? L’URSS était d’ailleurs bien représentée par le général Sousloparov. Mais le lendemain, Staline a demandé au maréchal Joukov d’organiser une nouvelle cérémonie pour que le monde comprenne qu’il s’agit d’une victoire… soviétique. Joukov lui-même le raconte dans ses Mémoires, dans l’édition non censurée parue en 1991 (la première édition datait de 1969). Et c’est cette date du 9 mai qui a été imposée, à partir de 1945, à la moitié de l’Europe… celle qui n’a pas été libérée mais occupée par les Soviétiques. Ce jour là, une énorme parade militaire avec des centaines de chars, d’avions et de missiles, a toujours été organisée afin de montrer la puissance militaire russe. Mais en cette année 2026, rien ou presque. On a pu voir le dictateur Poutine vieilli et entouré d’une armée de garde du corps, certains, même, assis parmi les rares invités à la tribune officielle. Et c’est tout. Poutine semble inquiet. Ses lieutenants ont-ils eu le courage de lui dire, enfin, la vérité ? Les nouvelles du front sont mauvaises. Le coût humain des minuscules gains territoriaux à l’est de l’Ukraine sont énormes. Les estimations vont de 30 000 à 35 000 morts et blessés russes par mois ! Malgré cela, selon l’Institute for the Study of War (ISW), la tendance semble s’inverse et l’Ukraine pourrait avoir repris plus de territoire qu’elle n’en a perdu en avril. Elle est même capable de frapper des cibles russes de plus en plus lointaines, grâce à des drones et des missiles que la défense aérienne a, elle, de plus en plus de mal à intercepter. Il s’agit notamment de dépôts d’armes, d’infrastructures militaires et, surtout, d’installations de production pétrolière : en mars, au moins 40 % de la capacité d’exportation de pétrole russe avait été paralysée après des frappes de drones ukrainiens, ce qui constitue « la perturbation la plus grave de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire moderne de la Russie ».  La guerre, maintenant, se déroule aussi sur le territoire russe. Il n’est pas étonnant de lire dans le Financial Times que Poutine passe « plus de temps dans des bunkers souterrains » et prend diverses mesures de sécurité afin de pouvoir éventuellement parer à « un coup d’État ou une tentative d’assassinat, notamment à l’aide de drones ».

Poutine voulait rendre sa grandeur à la Russie. Or, le pays ne fait pas que perdre de son influence un peu partout, du Moyen Orient à l’Afrique, de l’Asie centrale à l’Europe.  Il est aussi en train de s’enfoncer et de s’épuiser dans une guerre interminable.

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3 réponses

  1. La 2 ème armée mondiale s est enlisee en ukraine et s est éclipsée de Syrie, d Arménie…..incapables de protéger ses alliés et se fait taillera des croupières par les turcs au sahel, au soudan et en Libye Le bourbier ukrainien ressemble à celui d Afghanistan d ou les soviétiques sont partis après 10 ans d échecs

  2. Poutine est particulièrement dangereux parce qu’il est vieux. Dans son corps, mais plus encore dans sa tête. Il se dit que, pour accomplir son grand’œuvre, la « grande Russie », il n’a plus que quelques années devant lui. Et voila pourquoi, alors qu’il est toujours englué à vouloir détruire l’Ukraine, il va prendre le risque de s’attaquer à des pays de l’UE.
    C’est la même démarche, tout aussi aussi irrationnelle, qui a conduit un Hitler quinquagénaire (on était vieux plus jeune à l’époque) à renoncer à ses projets d’invasion de l’Angleterre (ce qui a fourni une base de départ, aussi bien pour le Bomber Command que pour Overlord) et à se retourner contre son ami, Staline, sans disposer des forces nécessaires pour vaincre (par exemple, une force navale en Mer Noire pour prendre le contrôle du pétrole russe avant qu’il ne soit défendu…).
    Trop pressés, les deux vieux…

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