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mercredi 27 mai 2026

Prêt pour l’Ukraine et une économie russe à la peine

Temps de lecture : 2 minutes

Les Vingt-sept n’ont pas osé se servir des 210 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale de Russie gelés en Belgique par peur des conséquences juridiques. Plus précisément, le gouvernement belge demandait des garanties de ses partenaires en cas de poursuites judiciaires ou représailles de Moscou à la fin de la guerre qui ne lui ont pas été donnés, du moins pas sous une forme suffisamment détaillée et robuste à son goût. Du coup, c’est un prêt de l’Union européenne sans collatéral russe qui a été décidé par l’Union lors du sommet de jeudi soir. Prêt qui pourrait en théorie être payé par les dommages de guerre dus par la Russie en cas de règlement politique final, avec une probabilité au demeurant très faible.

Ce prêt de 90 milliards d’euros est toutefois très substantiel, puisqu’il est équivalent à 1,7 fois les dépenses annuelles de Défense de Kiev, près de 75 % de son PIB et l’équivalent de trois fois l’aide militaire européenne cette année. Avec 90 milliards de dollars, Kiev pourrait se doter de centaines de milliers de missiles anti-aériens, de dizaines de millions de petits drones de combats pilotés en FPV (first person view), et régler le salaire de 2 millions de soldats durant un an…

Par ailleurs, la Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi son taux directeur de 16,5% à 16%, au risque d’un regain d’inflation, dans un contexte de ralentissement de la croissance, l’économie russe subissant les conséquences de l’offensive en Ukraine et des sanctions occidentales.

L’explosion des dépenses militaires avec le lancement de l’offensive à grande échelle contre l’Ukraine en février 2022 avait d’abord permis de tirer la croissance, mais cela a aussi fortement stimulé l’inflation, pénalisant la croissance en rendant le coût de l’emprunt prohibitif. La BCR maintient des prévisions de croissance à la baisse, tablant toujours sur une croissance du PIB entre 0,5% et 1% pour 2025. « Nous devons tout faire pour que l’économie russe, la macroéconomie, soit saine et solide, et que l’économie du pays dispose d’un socle vraiment robuste », a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse annuelle vendredi.

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5 réponses

  1. L économie russe va continuer de dévisser
    Les sanctions économiques commencent à peser, le prix du baril est au plus bas a 60 dollars duquel il, faut retirer une belle remise pour la contrebande
    Les chinois en profitent en faisant monter les prix de leurs exportations duales
    Les réserves sont vides…..les besoins de la guerre de plus en plus pesants….et les ressources humaines s épuisent d ou des appels récurrents à de la main d’œuvre militaire mais aussi industrielle
    Poutine conduit son pays dans le mur sous le regard tres intéressé des chinois prêt a prendre leur part du gâteau au moindre vacillement!!!!

  2. Qui peut croire que la Russie versera des dommages de guerre à l’Ukraine ? Que je sache, la Russie n’est ni anéantie ni sous occupation. Ces 90 milliards d’euros empruntés resteront à la charge des contribuables des pays européens et viendront s’ajouter aux dizaines voire centaines de milliards d’euros nécessaires à la reconstruction de l’Ukraine. Il reste à espérer que les contrats signés pour la reconstruction seront passés avec des entreprises européennes, et non américaines – je fais confiance à Trump – ou chinoises – devis moins-disant obligent.

  3. Certes, la confiscation des avoirs russes gelés en UE pourrait avoir des conséquences mais qu’en est-il des emprunts russes que les Soviets n’ont jamais honorés! Les Français ont perdu des milliards. Qui s’en soucie. Ce serait peut-être le moment de leur tendre la facture, principal, intérêts et plus-values!

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