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jeudi 16 juillet 2026

San Francisco réduit le nombre de ses fonctionnaires

Temps de lecture : 2 minutes

Avec ses grands musées, ses cable cars qui dévalent les rues, ses plages, son emblématique Goden Gate… San Francisco a tout pour enchanter ses visiteurs. Mais il y a les zombies. Ou plutôt il y avait.

Les zombies – les accros au fentanyl, un opioïde de synthèse très puissant – qui pullulaient dans le centre-ville et faisaient fuir touristes et résidents permanents, disparaissent petit à petit du paysage. La ville semble avoir été, comme un ordinateur, « rebootée » indiquent Les Échos. Cette renaissance est due au nouveau maire, élu fin 2024, le démocrate Daniel Lurie.

Dès son élection, il a décrété l’état d’urgence contre la crise du fentanyl. Il a ainsi renforcé les moyens de la police qui peut désormais, par exemple, utiliser des drones pour recueillir des preuves et appréhender des suspects. De fait, depuis le début de l’année les vols dans l’espace public ont diminué de 21% par rapport à la même période de 2025, et les cambriolages de 26%. Le nombre de décès par overdoses est au plus bas depuis cinq ans. Le centre-ville renaît : les enseignes qui l’avaient quitté reviennent et d’autres s’y installent même pour la première fois, à l’image de Nintendo qui n’a qu’un seul autre magasin aux Etats-Unis (New-York).

Pour obtenir un tel résultat, le maire a dû inverser la tendance en matière de recrutement policier. Alors que les effectifs de la police étaient en baisse depuis six ans – San Francisco s’inscrivant dans la mouvance « Defund the police » comme la plupart des villes démocrates –, Lurie a obtenu qu’ils augmentent à nouveau en 2025.

En revanche, pour réduire le déficit, qui est de plus de 600 millions de dollars, il a choisi de s’attaquer aux autres effectifs municipaux, pléthoriques dans la plupart des services. Les employés de la ville ont augmenté de 7% en dix ans alors que la population diminuait. Aujourd’hui, la moitié du budget municipal sert à rémunérer les agents.

Autre cible : les associations qui absorbent 10% du budget. Si celles-ci fournissent des services essentiels, par délégation de la mairie, tels que des soins, des logements, des programmes éducatifs…, souvent à moindre coût, il n’en reste pas moins que les dépenses qui leur sont consacrées ont pratiquement doublé ces dernières années sans que le service rendu se soit vraiment amélioré. D’aucuns au conseil municipal se demandent si San Francisco en a pour son argent. Ils réclament donc davantage de transparence quant à la manière dont ces associations utilisent leurs ressources.

Le slogan de Daniel Lurie est « Let’s go, San Francisco ». Mais la partie est loin d’être gagnée. De nombreux lobbys lui mettent des bâtons dans les roues. Ainsi, fin juin 2026, après un accord avec la commission des crédits du conseil municipal, annulait-il 28,5 millions de dollars de coupes budgétaires.

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