Conformément à la poursuite quasiment névrotique d’une réduction du droit de propriété, l’Etat français a pondu une de ces propositions qui provoquent de plus en plus une perplexité apitoyée dans le monde, hormis dans les cercles nostalgiques du communisme désormais largement confinés au pseudo « progressiste » de quelques pays occidentaux.
Ainsi, sur la scène des rencontres économiques d’Aix, le premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité, jeudi soir mettre sur la table un sujet qui avait déjà suscité de vives tensions lors de l’examen du budget 2026 et qui pourrait constituer une des thématiques clefs de la présidentielle à venir. C’est celui des « grandes fortunes », selon la formule employée par le chef du gouvernement. Ce qui rappelle cette phrase de Churchill « le socialisme est « une philosophie de l’échec, le principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie ». Evoquant,, l’affaire de la taxe Zucman de 2 % par an du patrimoine d’un grand entrepreneur, ce qui inéluctablement lui ferait perdre en 7ou 8 ans le contrôle de la firme qu’il aurait créé, le Premier ministre a estimé qu’il « y avait un sentiment profond d’inégalité dans la répartition de la richesse ».
Certes, mais au lieu de réduire les inégalités en incitant les gens de fortune modeste à s’enrichir via un cadre juridique et fiscal adapté (rappelons qu’il n’existe plus qu’un nombre infime de grandes aventures entrepreneuriales en France), Sebastien Lecornu a privilégié, selon une tradition étatiste française, le rabotage par le haut. Il a ainsi préconisé de « faire quelque chose » pour que les « transmissions du grand capital » aillent « alimenter » des fonds d’investissement public. En avançant cette proposition, le premier ministre a explicitement fait référence à une idée du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, présent sur scène avec lui.
Ce dernier a en effet, proposé sur France Inter de mettre en place une forme de « mécénat forcé » (comme ça sent bon la coercition et le coude tordu dans le dos) des foyers les plus aisés pour des fondations d’intérêt public (éducation, recherche, climat…), au moment de la succession. Les familles qui refuseraient ce « mécénat un peu forcé » seraient lourdement taxées sur leur héritage. En clair, ceux qui ne voudraient pas investir dans un des nombreux plans d’infrastructure d’Etat dont on connait le peu de rentabilité généralement, voire parfois le désastre industriel pour le pays, seraient expropriés. Le Premier ministre a évoqué la nécessité de « flécher » cet argent ; le terme peut paraître anodin mais désigne bien une confiscation des biens qui ne daigneraient pas s’investir dans une des lubies élaborées par des hauts fonctionnaires voulant jouer au capitaine d’industrie ou à la vigie stratégique.
Cela risque d’être encore une fois « chiche, je me barre » pour les grandes fortunes françaises.
Image d’illustration créée avec une IA générative. Cette image ne représente pas une photographie d’un événement réel.
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