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lundi 13 juillet 2026

Sébastien Lecornu veut « flécher » les héritages

Temps de lecture : 2 minutes

Conformément à la poursuite quasiment névrotique d’une réduction du  droit de propriété, l’Etat français a pondu une de ces propositions qui provoquent de plus en plus une perplexité apitoyée dans le monde, hormis dans les cercles nostalgiques du communisme désormais largement confinés au pseudo « progressiste » de quelques pays occidentaux.

Ainsi, sur la scène des rencontres économiques d’Aix, le premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité, jeudi soir mettre sur la table un sujet qui avait déjà suscité de vives tensions lors de l’examen du budget 2026 et qui pourrait constituer une des thématiques clefs de la présidentielle à venir. C’est celui des « grandes fortunes », selon la formule employée par le chef du gouvernement. Ce qui rappelle cette phrase de Churchill « le socialisme est « une philosophie de l’échec, le principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie ».  Evoquant,, l’affaire de la taxe Zucman de 2 % par an du patrimoine d’un grand entrepreneur, ce qui inéluctablement lui ferait perdre en 7ou 8 ans le contrôle de la firme qu’il aurait créé, le Premier ministre a estimé qu’il « y avait un sentiment profond d’inégalité dans la répartition de la richesse ».

Certes, mais au lieu de réduire les inégalités en incitant les gens de fortune modeste à s’enrichir via un cadre juridique et fiscal adapté (rappelons qu’il n’existe plus qu’un nombre infime de grandes aventures entrepreneuriales en France), Sebastien Lecornu a privilégié, selon une tradition étatiste française, le rabotage par le haut. Il a ainsi préconisé de « faire quelque chose » pour que les « transmissions du grand capital » aillent « alimenter » des fonds d’investissement public. En avançant cette proposition, le premier ministre a explicitement fait référence à une idée du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, présent sur scène avec lui.

Ce dernier a en effet, proposé sur France Inter de mettre en place une forme de « mécénat forcé » (comme ça sent bon la coercition et le coude tordu dans le dos) des foyers les plus aisés pour des fondations d’intérêt public (éducation, recherche, climat…), au moment de la succession. Les familles qui refuseraient ce « mécénat un peu forcé » seraient lourdement taxées sur leur héritage. En clair, ceux qui ne voudraient pas investir dans un des nombreux plans d’infrastructure d’Etat dont on connait le peu de rentabilité généralement, voire parfois le désastre industriel pour le pays, seraient expropriés. Le Premier ministre a évoqué la nécessité de « flécher » cet argent ; le terme peut paraître anodin mais désigne bien une confiscation des biens qui ne daigneraient pas s’investir dans une des lubies élaborées par des hauts fonctionnaires voulant jouer au capitaine d’industrie ou à la vigie stratégique.

Cela risque d’être encore une fois « chiche, je me barre » pour les grandes fortunes françaises.

Image d’illustration créée avec une IA générative. Cette image ne représente pas une photographie d’un événement réel.

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22 réponses

  1. Le corniaud se verrait bien élu PR allez encore une grosse louche de démagogie comme son maître
    Les toutous manu ne se sentent plus d aise

  2. … l’Etat français…
    ne nous voilà pas revenus dans les années quarante ?
    où est-il le temps où Sarkozy voulait qu’un maximum de Français puissent accéder à la propriété ?

  3. Le socialo-communisme consiste à appauvrir les riches sans pour autant enrichir les pauvres; le libéralisme cherche à enrichir les pauvres plutôt qu’appauvrir les riches Avec un seuil de richesse à 4 000 € / mois , on est vite appauvri , et ça ma marche! On vit tellement plus heureux à Cuba ou en Corée du nord qu’aux États-Unis !

  4. « En avançant cette proposition, le premier ministre a explicitement fait référence à une idée du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, présent sur scène avec lui. »
    Le Collège de France est depuis longtemps une niche refuge d’un cryptocommunisme poursuivant urbi et orbi son travail de destruction du pays.

  5. Pour résumer 45 ans d’Histoire de France: plier devant la jalousie au lieu de la vaincre (au nom d’une prétendue « égalité » qui n’est que la pire des injustices).
    En s’appuyant sur un lauréat ordinaire du « prix de la banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel » (qui doit se retourner dans sa tombe).

  6. C’est tellement français cette jalousie de ceux qui ont réussi et sont riches. En Amérique on veut les imiter pas les spolier. En France on veut les plumer. On ferait mieux de valoriser l’entrepreneuriat au lieu de le tuer. C’est cela qui crée de la richesse dans un pays. Alléger les taxes encontre partie de meilleurs salaires. C’est ça une meilleure répartition des richesse au lieu d’étouffer les entreprises, grandes ou petites, de charges. Combien mettent les clés sous la porte avec les politiques de gauche depuis 1981 ?

  7. Margaret Thatcher : « le problème c’est que vient fatalement un moment où on en vient à manquer de l’argent des autres ».

  8. un peu de démagogie ajouté à des renoncements et des soumissions à la minorité socialiste (pour sauver sa peau et celle du président), le tout avec une réforme de la fin de vie afin de faciliter son abrègement tout en ne la partageant pas intellectuellement. Décidément M. Lecornu est un être complexe.

  9. Quel est le sens de cet article ?
    En quoi inciter les plus grandes fortunes a contribuer au développement de la nation, en y trouvant par ailleurs leur compte serait t’il scandaleux ?
    Et jouer sur la peur bien française de l’héritage et de la prétendue spoliation d’une classe aisée mais qui n’est pas celle des plus grandes fortunes, de ceux qui au travers d’optimisation fiscale , d’utilisation parfois limite de la législation fiscale se placent dans la situation de contribuer pour une proportion bien plus faible par rapport à leurs revenus que l’immense majorité des contribuables français, ceux qui payent les impôts, eux en fonction de leurs revenus sans pour prétendre a des banques privées, au placement dans des holdings…
    Il y a en France un réel enjeu de justice fiscale et de répartition plus juste de la richesse , d’un retour a un modèle où les revenus du travail permettent s’enrichir plus aisément que par les revenus du capital , les modèle d’une société de rentiers dirigée qui plus est par des rentiers est t’il le modèle a promouvoir ?

    1. De quel droit on dit aux gens à qui donner leur argent ??? D’autant plus que les dons des riches se comptent en milliards…

    2. Je partage totalement l’avis de Mr LECAUSSIN. Et pour qui vous vous prenez à décréter qu’en France il y aurait un enjeu de justice fiscale et de répartition plus juste des richesses ? Etes vous omniscient ? L’avez vous dans le mare de café ? Vous prétendez parler au nom de tous les français comme si seul votre avis comptait ? Ca n’est pas parce que vous avez quelques amis ou connaissances qui partagent vos opinions que ça veut dire que tout le monde partage ce point de vue, c’est à la fois sectaire, réducteur, et incroyablement prétentieux ! Ce qui m’attriste le plus dans tout ça, c’est que vous ne dites -selon mon opinion, et qui n’engage que moi- que des bêtises, mais que vous y croyez sincèrement, et c’est juste pitoyable.

    3. L hubris gaulois est déjà a pres de 46 % de prélèvements obligatoires
      L egalitarisme est une maladie incurable cultivée avec frénésie par qq etatistes
      En ce qui concerne les revenus les écarts sont de 1a 9 puis 1 a 6 après redistribution puis 1a 3 avec la prise en compte de services publics gratuits
      Si vous voulez vous enrichir par le travail, bossez 50 h comme les entrepreneurs
      Nous ne voulons pas d une société d assistés

  10. Bravo à l’impétrant qui vient de rejoindre le cercle des imbéciles à courte vue , vous savez cette race de pingouins qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez .
    Le pire n’est-il pas d’attendre pareil moment pour débiter une telle ânerie.

  11. Il parait que la démographie est en berne en France. Pourtant la population ne cesse d’augmenter, pas de petits français de souche certainement. L’Administration, elle, suit cette pente. Il ne faudrait pas qu’elle se retrouve numériquement en infériorité électorale, quitte à inventer de nouvelles missions dans sa zone d’intervention.
    Il faut à tous prix trouver les moyens de faire vivre ces parasites. Mais qui restera-t-il pour acheter les biens confisqués ainsi? Pas les envahisseurs du sud venus les mains dans les poches! Notre Cornu va devoir chercher car il ne peut créer d’Euro.

  12. La macronie est sans contestation possible la maladie la plus grave que l’on puisse vivre dans cette pauvre France qui souffre jusqu’à en mourir. Le Cornu est chargé de disséminer cette maladie sur l’ensemble du territoire jusqu’à ce que mort s’en suive. Les seuls soins que l’on puisse apporter se situent à l’étranger à condition de ne pas perdre de temps

  13. Ces gens sont des repoussoirs permanents. Ce n’est pas possible, la jalousie du « riche » leur dégouline par tout les pores ! Ceux qui le peuvent vont fuir cette dictature qui s’ installe petit à petit ; mais nous qu’ allons nous faire ? Quand ils seront tous partis qui va encore subir et payer ? Ce sont des fous dangereux. Mais où passe tout le pognon qu’ ils nous volent sous couvert de soi disant « B A » ? C’est devenu un cauchemar ce pays ! Toujours plus ; jusqu’à l’ indigestion et l’ écoeurement !

  14. Bernard Arnault s’était déjà exilé aux USA en 1981, je crois qu’il va être forcé de rejoindre Musk !

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