Prenons un salarié payé au SMIC toute sa vie professionnelle, de 1980 à 2025. La répartition lui rend, il est vrai, davantage qu’il n’a cotisé. Mais la capitalisation lui aurait offert une pension deux à quatre fois plus élevée : le tabou français en la matière pénalise d’abord ceux qu’il prétend protéger.
On répète à l’envi que la retraite par capitalisation serait « un casino » réservé aux riches, et que la répartition serait le rempart des modestes. Imaginons un cas type, permettant de confronter le slogan aux chiffres : un salarié rémunéré au SMIC à temps plein, sans interruption, de 1980 à fin 2025 — une carrière complète de 46 ans. Comparons ce qu’il a cotisé, ce que lui verse la répartition, et ce qu’il aurait accumulé s’il avait capitalisé.
Quarante-six ans de cotisations : 154 000 euros
Nous effectuons le calcul sur la base du SMIC annuel depuis 1980, en convertissant pour chaque année les francs d’alors en euros (jusqu’en 2002). Comme nous prenons les salaires année par année, l’inflation n’a pas besoin d’être prise en compte. Au bout du compte on obtient un salaire cumulé d’environ 620 000 euros, pour environ 154 000 euros de cotisation. Le taux de cotisation est de 25/26 % en moyenne.
Sur l’ensemble de la carrière, le salaire brut (salaire + charges salariales) cumulé atteint environ 622 000 €. Les cotisations retraite (base CNAV + complémentaire Agirc-Arrco, part employeur + part salariale) représentent au total ~154 000 €. Sur l’ensemble de cette carrière théorique au SMIC, les cotisations retraite cumulées représentent environ 25 % du salaire brut cumulé. — dont ~66 000 € de part salariale et ~92 000 € de part employeur.
Période
Cotisations retraite (employeur + salarié)
1980-1989
~14 300 €
1990-1999
~24 300 €
2000-2009
~35 700 €
2010-2019
~46 250 €
2020-2025
~33 600 €
Total
~154 150 €
Ce que lui rend la répartition : un bon calcul… pour lui
Grâce au minimum contributif et à l’objectif « 85 % du SMIC net » fixé par la réforme de 2023, sa pension avoisine 1 100 à 1 200 euros bruts par mois, soit environ 1 000 euros nets. Sur une vingtaine d’années de retraite, il percevra une somme de l’ordre de 300 000 euros — près du double des 154 000 euros versés pour lui. Le « smicard » est donc nettement gagnant : il touche environ deux fois sa mise. Rien d’étonnant : il bénéficie de la redistribution, le minimum contributif étant financé par les autres cotisants. Pour un cadre, c’est l’inverse. Voilà pourquoi la gauche défend la répartition au nom des bas salaires — et, sur ce point précis, l’argument n’est pas faux.
Composante (carrière complète au SMIC)
Montant
Retraite de base CNAV (via minimum contributif majoré)
~890 €/mois brut
Complémentaire Agirc-Arrco
~250 à 330 €/mois brut
Pension totale
~1 100 à 1 200 €/mois brut (≈ 85 % du SMIC net)
Soit en net
~1 000 à 1 050 €/mois
Cumul sur ~22 ans de retraite
~300 000 €
Ce que la capitalisation lui aurait donné : deux à quatre fois plus
Sauf que ces mêmes 154 000 euros, investis chaque année plutôt que redistribués, auraient produit tout autre chose. Placés dans un fonds de pension diversifié « à la néerlandaise » (actions, obligations, immobilier, non-coté), ils vaudraient aujourd’hui environ 700 000 euros ; investis en actions françaises, dividendes réinvestis (indice CAC 40 « GR »), près de 1,2 million si on s’en tient à un taux optimiste de 9% environ. Converti en rente viagère, cela représente une pension de l’ordre de 2 000 à 2 300 euros par mois avec le modèle néerlandais, et de 3 500 à 4 000 euros avec les actions — contre 1 150 euros en répartition. Le « smicard », celui-là même que la répartition prétend protéger, toucherait deux à quatre fois plus — et pour des cotisations moindres : 22 % du salaire aux Pays-Bas, contre près de 28 % en France.
Placement
Rendement
Capital fin 2025
Total cotisé (référence, sans placement)
—
~154 150 €
Placements diversifiés – estimation basse
3,5%/an
~304 000 €
Placements diversifiés – estimation moyenne
4,5%/an
~370 000 €
Fonds néerlandais — prudent
6,5 %/an
~640 000 €
Fonds néerlandais — central
7 %/an
~730 000 €
Fonds néerlandais — moyenne ABP (depuis 1993)
7,9 %/an
~925 000 €
CAC 40 GR — actions, dividendes réinvestis
~8,9 %/an
~1 200 000 €
Calcul pour chacune des lignes du tableau ci-dessus (ici avec le fonds néerlandais prudent, soit 6.5% de rendement par an) :
Les réserves — et pourquoi elles ne changent pas la conclusion
Ces montants sont bruts : nets de frais et de fiscalité, le CAC 40 retomberait plutôt vers 500 000 à 700 000 euros. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs — le CAC 40 « GR » ( qui intègre le réinvestissement total des dividendes bruts) a rapporté environ 8,9 % par an depuis 1988, les fonds néerlandais près de 7,9 % depuis 1993, mais 2022 fut une très mauvaise année.
Néanmoins, nous avons inclus deux lignes « estimation basse » et « estimation moyenne » qui prennent un taux de 3,5 et 4,5% par an, pour plus de prudence. En effet, les fonds de pension diversifient leurs investissements, il est donc plus crédible d’avancer un taux d’environ 4%. Malgré tout, le smicard repartirait avec un pactole d’environ 370 000 euros, soit plus de deux fois ce qu’il aurait touché dans un modèle par répartition.
Il existe un « risque de séquence » : partir juste après un krach donne moins. Les pensions néerlandaises, gelées une décennie, ne sont pas garanties par l’État. Enfin, la transition a un coût : passer de la répartition à la capitalisation obligerait une génération à payer deux fois — les retraités d’aujourd’hui et sa propre épargne. Ces réserves n’effacent pas l’écart, qui demeure massif même dans les hypothèses les plus basses.
Le grand perdant de la répartition, c’est le smicard
La leçon est contre-intuitive : on nous dit, on nous répète que la capitalisation dangereuse pour les modestes. Or… c’est l’inverse. Là où la répartition rend au smicard le double de sa mise, la capitalisation lui rendrait plus du double , tout en laissant place à un socle de solidarité — comme aux Pays-Bas, avec la pension de base AOW, ou au Danemark. Ce n’est pas un hasard si ces pays affichent des taux de remplacement de 90 % et plus, malgré des cotisations plus faibles,, contre 70 % en France, et des fonds de pension pesant jusqu’à 150 % du PIB, quand la France plafonne à 1 %. Faut-il pour autant tout basculer du jour au lendemain ? Non : le coût de la transition et le risque de marché commandent la prudence. Mais rien n’oblige à opposer la répartition à la capitalisation : tous les pays cités — Pays-Bas, Danemark, Suède — combinent les deux, un socle public garanti qui protège les plus fragiles, et un étage de capitalisation qui fait fructifier l’épargne de chacun. En s’accrochant à la seule répartition, la France ne protège pas les bas salaires : elle les prive de la retraite qu’ils pourraient avoir. Le vrai privilège n’est pas de capitaliser ; c’est de l’interdire aux autres.
Sources : INSEE (SMIC, séries historiques) ; Sécurité sociale et CNAV (taux de cotisation depuis 1980, minimum contributif) ; réforme des retraites de 2023 (objectif 85 % du SMIC net) ; CAC 40 GR (bnains, TradingSat) ; rendements des fonds néerlandais, ABP (European Pensions) ; OCDE, Panorama des pensions 2025.
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24 réponses
Bel effort de calcul. La probabilité que les actifs cotisent deux fois, 1 pour les retraites de leurs ainés, 1 pour leurs propres retraites est nulle.
Les Français empruntent 5 % de leur production pour consommer plus et placer leurs économies sur des comptes livret. Le contraire de l’épargne bien investie dans les entreprises les plus dynamiques qui feraient remonter le taux d’emploi et la masse des cotisations.
Une piste serait de désindexer les retraites versées et d’INVESTIR l’argent économisé pour faire plus croître l’économie et la masse des cotisations.
Simulation faisable M.Zimmermann ?
Les responsables de la situation sont les boomers qui n’ont pas su créer
Plutôt que les boomers, vous devriez accuser les dirigeants politiques de leur époque dont les descendants politiques n’ont rien prévu ni imaginé non plus. Merci
Vos ainés n’ont fait que respecter le pacte social que l’état leurs imposait.
Beaucoup , dont je suis, savaient que la répartition allait dans le mur. Mais je pense que nous étions minoritaires.
Seule la réforme dite Balladur de 1993 est passée parce qu’elle ne concernait les salariés du privé… Toutes les autres réformes avortées ont donné lieu a des manifs et pour les dernières il ny avait pas que des boomers dans la rue.
Si les boomers n’ont pas su créer, j’ai comme un doute sur la capacité des jeunes a le faire.
Votre piste de desindexer les pensions est une mesure nécessaire sur le cours terme pour baisser la part des retraites dans le pib
Cette économie servirait a baisser notre déficit
structurel
Mais le franchouillard fait des économies pour les consommer aussitôt : bilan le deficit accélère
Excellent!!!
-On fait croire au frachouillard qu’il cotise pour sa retraite alors que sa cotisation ce sont les enfants qu’il élève.
-On fait croire au frachouillard qu’il n’y a que 5% de déficit « par rapport au PIB » alors que le deficit réel est 40% des recettes.
-On fait croire au franchouillard qu’il ne paye que 10% de charges sur son brut alors qu’il paye aussi la part patronale… >50% en tout
-On fait croire au franchouillard que la France va sauver la planète alors qu’elle n’est que pour 0,7% des emissions mondiales de co2
-etc.
Comment voulez vous qu’il vote correctement quand l’état le trompe en permanence?
Pour baisser le déficit, une seule solution: créer de la richesse. Remettre au travail productif au moins 20% des fonctionnaires. Baisser les retraite est injuste. Par contre augmenter l’âge de départ est dans la logique de l’augmentation de la longévité et de la baisse du temps de travail.
Faire payer une surcotisation à ceux qui n’élèvent pas d’enfants est dans la pure logique de la répartition.
Une question : qui a intérêt à interdire la capitalisation ?
Ceux qui en profitent déjà en partie ?
Ceux qui gèrent le système actuel et ne veulent pas quitter le gâteau ?
Ceux qui bénéficient de la retraite fonction publique et ne souhaitent aucun changement ?
Ou simplement les politicards qui ne veulent prendre aucun risque pour leur carrière en initiant un gros changement ?
Si on n’identifie pas le coeur du problème, aucun espoir de changement
Il y a deux manières de faire face aux aléas de la vie : mettre de l’argent de côté ou vivre à crédit. En 1945, le CNR a choisi la seconde et l’a baptisé « acquis social ». C’est comme l’alcool ou la drogue : c’est agréable au début et mortel à la fin !
Pour en sortir, il faut plus que des mesurettes cosmétiques; il faut une tronçonneuse…
Je suis vieux, et je ne verrai pas l’avenir la capitalisation. Je crains que ses défenseurs ne soient vilipendés dans 30 ou 40 ans comme ayant lancé l’arnaque du siècle. Ce n’est pas parce que la répartition ne marche pas dans le cadre actuel (mais ce n’est pas le même ailleurs) que la capitalisation marchera mieux. Elles ont toutes les deux le même point faible : la baisse relative du nombre des actifs.
Par exemple que deviendra l’immobilier quand population aura été divisée par deux ? Et que deviendront les économies d’échelle dans l’industrie ?
Je précise que je suis un financier et un boursier ayant 65 ans d’expérience.
Yves Montenay
Je fais pour ma part le pronostic qu’à un moment dont je ne peux vous dire quand, les investissement seront laminés par une inflation à deux chiffres, la fameuse « mondialisation heureuse » rappelant à bien des égards la déflation Laval de 1935 dont l’effet avait été d’euthanasier le travail et l’investissement tandis que les rentiers oisifs et les retraités voyaient leur pouvoir d’achat prendre 20% par an… On sait d’expérience qu’un tel paradigme conduit au mieux à un Etat dispendieux, au pire à une chute de régime à partir de laquelle tout devient possible or s’il est une chose que les marchés détestent par dessus tout, c’est l’incertitude. C’est pour ça que les marchés sont très tolérants et les prophètes de malheurs sont généralement des conseillers en patrimoine se faisant de la publicité à peu de frais.
Effectivement si on limite la capitalisation au monde occidental, la baisse de la population engendrera une diminution de la croissance donc les rendements vont petit à petit chuter
Mais des pays s ouvrent à des taux de croissance très dynamiques comme l Inde, et le sud est asiatique qui auront besoin de capitaux ( déjà les japonais y sont trèsr présents)
Le Sud-Est asiatique est dans une situation démographique assez mauvaise également, voire très mauvaise pour l’Asie orientale (Chine, Japon, Corée), l’Inde est en route vers son maximum et va décroître bientôt
Venez voir mes articles de démographie !
@phlh : le potentiel de croissance est en effet limité en Occident car la population vieillit et c’est connu que la propension à consommer plafonne vers 55 ans et celle à investir dans des actifs vers 65 ans et au delà, passé un seuil de revenu donné, un Euro de revenu additionnel ira dormir dans un contrat d’assurance-vie… rémunérés par les intérêts de la dette contractée pour fournir ledit Euro de revenu additionnel, dit autrement, le beurre et l’argent du beurre!
L’industrie et la production de richesses n’est pas directement liée à la démographie. L’organisation, la productivité, l’intelligence sont primordiaux.
La différence de fond entre la répartition et la capitalisation est que la répartition répartit la moyenne des salaires-cotisations (croissance = croissance moyenne) alors que la capitalisation investit sur les entreprises les plus performantes et croissantes (croissance plus forte que la croissance moyenne).
La chute du nombre d’actifs devra être corrigée dans les deux systèmes (et les variantes mixtes) : fin des études de confort et loisir (rendues payantes, voir USA) , travail largement au delà de 70 ans (Singapour : espérance de vie en bonne santé = 74 ans) . Il est probable que la productivité au delà de 50 ou 65 ou 75 ans, chute mais la production marginale restera positive longtemps. Enfin, comme dans les sociétés légendaires du passé, nous la norme sociale sera de tirer sa révérence quand on devient très dépendant.
C’est une supposition gratuite de penser que les responsables de la capitalisation choisiront les entreprises les plus performantes et croissantes. L’histoire boursière prouve le contraire. De plus les meilleures entreprises ne sont pas toujours les mêmes. D’ailleurs des indices boursiers font le tri sans arrêt et des investisseurs massifs dans une capitalisation à 100 % seront un peu prisonniers de leurs investissements
Et je ne parle pas de l’immobilier !
Dans la répartition on investit dans deux enfants par couple qui paieront notre future retraite. Ceux qui n’ont pas élevé d’enfants sont les passagers clandestins du système, mieux ils ont économisés 300 000€ en dépenses et TVA pour les 2 enfants qu ils n’ont pas eu, qu’ils ont pu… capitaliser!
Aujourd’hui 20% des retraités n’ont pas elevé d’enfant ce qui majore les cotisations de tous de 25%.
La répartition, c’est pourri !
A vous lire tous plein de bonnes idées et de bonnes volontés certes , nous retraités du moins nombreux avec qui nous discutons enflammés dans les couloirs ou parkings sous sol immeubles ou qui m entourent et me côtoient , club assoces seniirs , parroisse , reunions syndic etc…il en sort une unanimité rare que j ai entendu ( avec plairs) c est qu il va y avoir des surprises et des pleurs aux états majors des tenants politiques comme ils ne devraient jamais avoir vu !! C est impressionnant les rejets que l on a d être traités de priviliégés, ou de trop bien nantis avec 2000 euros par des gens hors sols qui nous gouvernent aux plus hauts niveaux et qui peuvent pour certains (interdits pour nous) de cumuler plusieurs pensions et avantages hyper conséquents, exemple maire de Pau et autres éjecté par les Béarnais ! Les retraités et autres salariés « …ne veulent plus vivre des miettes qui tombent des tables des festins »… ! Lazarus ! Vite ! Bien à vous Tous.
Dans la répartition, ceux qui n’élèvent pas d’enfants se font payer leur retraite par les enfants des autres… et jouissent des 300 000€ qu’ils ont économisés en dépenses et TVA.
20% des retraités actuels n’ont pas elevé d’enfant ce qui majore les cotisations de tous de 25%.
Dans la capitalisation, tout le monde investit, et nos entreprises restent françaises.
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24 réponses
Bel effort de calcul. La probabilité que les actifs cotisent deux fois, 1 pour les retraites de leurs ainés, 1 pour leurs propres retraites est nulle.
Les Français empruntent 5 % de leur production pour consommer plus et placer leurs économies sur des comptes livret. Le contraire de l’épargne bien investie dans les entreprises les plus dynamiques qui feraient remonter le taux d’emploi et la masse des cotisations.
Une piste serait de désindexer les retraites versées et d’INVESTIR l’argent économisé pour faire plus croître l’économie et la masse des cotisations.
Simulation faisable M.Zimmermann ?
Les responsables de la situation sont les boomers qui n’ont pas su créer
Plutôt que les boomers, vous devriez accuser les dirigeants politiques de leur époque dont les descendants politiques n’ont rien prévu ni imaginé non plus. Merci
Vos ainés n’ont fait que respecter le pacte social que l’état leurs imposait.
Beaucoup , dont je suis, savaient que la répartition allait dans le mur. Mais je pense que nous étions minoritaires.
Seule la réforme dite Balladur de 1993 est passée parce qu’elle ne concernait les salariés du privé… Toutes les autres réformes avortées ont donné lieu a des manifs et pour les dernières il ny avait pas que des boomers dans la rue.
Si les boomers n’ont pas su créer, j’ai comme un doute sur la capacité des jeunes a le faire.
Votre piste de desindexer les pensions est une mesure nécessaire sur le cours terme pour baisser la part des retraites dans le pib
Cette économie servirait a baisser notre déficit
structurel
Mais le franchouillard fait des économies pour les consommer aussitôt : bilan le deficit accélère
Excellent!!!
-On fait croire au frachouillard qu’il cotise pour sa retraite alors que sa cotisation ce sont les enfants qu’il élève.
-On fait croire au frachouillard qu’il n’y a que 5% de déficit « par rapport au PIB » alors que le deficit réel est 40% des recettes.
-On fait croire au franchouillard qu’il ne paye que 10% de charges sur son brut alors qu’il paye aussi la part patronale… >50% en tout
-On fait croire au franchouillard que la France va sauver la planète alors qu’elle n’est que pour 0,7% des emissions mondiales de co2
-etc.
Comment voulez vous qu’il vote correctement quand l’état le trompe en permanence?
Pour baisser le déficit, une seule solution: créer de la richesse. Remettre au travail productif au moins 20% des fonctionnaires. Baisser les retraite est injuste. Par contre augmenter l’âge de départ est dans la logique de l’augmentation de la longévité et de la baisse du temps de travail.
Faire payer une surcotisation à ceux qui n’élèvent pas d’enfants est dans la pure logique de la répartition.
Avant de desindexer les pensions il faut aligner rigoureusement le régime des fonctionnaires sur celui du privé avec effet rétroactif.
Une question : qui a intérêt à interdire la capitalisation ?
Ceux qui en profitent déjà en partie ?
Ceux qui gèrent le système actuel et ne veulent pas quitter le gâteau ?
Ceux qui bénéficient de la retraite fonction publique et ne souhaitent aucun changement ?
Ou simplement les politicards qui ne veulent prendre aucun risque pour leur carrière en initiant un gros changement ?
Si on n’identifie pas le coeur du problème, aucun espoir de changement
Il manque: ceux qui ne comprennent rien à la répartition et qui ne retiennent que l’arnaque de la « solidarité intergénérationnelle » !
Il y a deux manières de faire face aux aléas de la vie : mettre de l’argent de côté ou vivre à crédit. En 1945, le CNR a choisi la seconde et l’a baptisé « acquis social ». C’est comme l’alcool ou la drogue : c’est agréable au début et mortel à la fin !
Pour en sortir, il faut plus que des mesurettes cosmétiques; il faut une tronçonneuse…
Je suis vieux, et je ne verrai pas l’avenir la capitalisation. Je crains que ses défenseurs ne soient vilipendés dans 30 ou 40 ans comme ayant lancé l’arnaque du siècle. Ce n’est pas parce que la répartition ne marche pas dans le cadre actuel (mais ce n’est pas le même ailleurs) que la capitalisation marchera mieux. Elles ont toutes les deux le même point faible : la baisse relative du nombre des actifs.
Par exemple que deviendra l’immobilier quand population aura été divisée par deux ? Et que deviendront les économies d’échelle dans l’industrie ?
Je précise que je suis un financier et un boursier ayant 65 ans d’expérience.
Yves Montenay
les investissements changeront…comme c’est le cas aujourd’hui
Je fais pour ma part le pronostic qu’à un moment dont je ne peux vous dire quand, les investissement seront laminés par une inflation à deux chiffres, la fameuse « mondialisation heureuse » rappelant à bien des égards la déflation Laval de 1935 dont l’effet avait été d’euthanasier le travail et l’investissement tandis que les rentiers oisifs et les retraités voyaient leur pouvoir d’achat prendre 20% par an… On sait d’expérience qu’un tel paradigme conduit au mieux à un Etat dispendieux, au pire à une chute de régime à partir de laquelle tout devient possible or s’il est une chose que les marchés détestent par dessus tout, c’est l’incertitude. C’est pour ça que les marchés sont très tolérants et les prophètes de malheurs sont généralement des conseillers en patrimoine se faisant de la publicité à peu de frais.
Effectivement si on limite la capitalisation au monde occidental, la baisse de la population engendrera une diminution de la croissance donc les rendements vont petit à petit chuter
Mais des pays s ouvrent à des taux de croissance très dynamiques comme l Inde, et le sud est asiatique qui auront besoin de capitaux ( déjà les japonais y sont trèsr présents)
Le Sud-Est asiatique est dans une situation démographique assez mauvaise également, voire très mauvaise pour l’Asie orientale (Chine, Japon, Corée), l’Inde est en route vers son maximum et va décroître bientôt
Venez voir mes articles de démographie !
Le Vietnam la Thaïlande la Malaisie l indonesie, les Philippines ont une croissance de 5%
Ça laisse rêveur les occidentaux
@phlh : le potentiel de croissance est en effet limité en Occident car la population vieillit et c’est connu que la propension à consommer plafonne vers 55 ans et celle à investir dans des actifs vers 65 ans et au delà, passé un seuil de revenu donné, un Euro de revenu additionnel ira dormir dans un contrat d’assurance-vie… rémunérés par les intérêts de la dette contractée pour fournir ledit Euro de revenu additionnel, dit autrement, le beurre et l’argent du beurre!
Alors… retraite par capitalisation!
L’industrie et la production de richesses n’est pas directement liée à la démographie. L’organisation, la productivité, l’intelligence sont primordiaux.
La différence de fond entre la répartition et la capitalisation est que la répartition répartit la moyenne des salaires-cotisations (croissance = croissance moyenne) alors que la capitalisation investit sur les entreprises les plus performantes et croissantes (croissance plus forte que la croissance moyenne).
La chute du nombre d’actifs devra être corrigée dans les deux systèmes (et les variantes mixtes) : fin des études de confort et loisir (rendues payantes, voir USA) , travail largement au delà de 70 ans (Singapour : espérance de vie en bonne santé = 74 ans) . Il est probable que la productivité au delà de 50 ou 65 ou 75 ans, chute mais la production marginale restera positive longtemps. Enfin, comme dans les sociétés légendaires du passé, nous la norme sociale sera de tirer sa révérence quand on devient très dépendant.
C’est une supposition gratuite de penser que les responsables de la capitalisation choisiront les entreprises les plus performantes et croissantes. L’histoire boursière prouve le contraire. De plus les meilleures entreprises ne sont pas toujours les mêmes. D’ailleurs des indices boursiers font le tri sans arrêt et des investisseurs massifs dans une capitalisation à 100 % seront un peu prisonniers de leurs investissements
Et je ne parle pas de l’immobilier !
Dans la répartition on investit dans deux enfants par couple qui paieront notre future retraite. Ceux qui n’ont pas élevé d’enfants sont les passagers clandestins du système, mieux ils ont économisés 300 000€ en dépenses et TVA pour les 2 enfants qu ils n’ont pas eu, qu’ils ont pu… capitaliser!
Aujourd’hui 20% des retraités n’ont pas elevé d’enfant ce qui majore les cotisations de tous de 25%.
La répartition, c’est pourri !
A vous lire tous plein de bonnes idées et de bonnes volontés certes , nous retraités du moins nombreux avec qui nous discutons enflammés dans les couloirs ou parkings sous sol immeubles ou qui m entourent et me côtoient , club assoces seniirs , parroisse , reunions syndic etc…il en sort une unanimité rare que j ai entendu ( avec plairs) c est qu il va y avoir des surprises et des pleurs aux états majors des tenants politiques comme ils ne devraient jamais avoir vu !! C est impressionnant les rejets que l on a d être traités de priviliégés, ou de trop bien nantis avec 2000 euros par des gens hors sols qui nous gouvernent aux plus hauts niveaux et qui peuvent pour certains (interdits pour nous) de cumuler plusieurs pensions et avantages hyper conséquents, exemple maire de Pau et autres éjecté par les Béarnais ! Les retraités et autres salariés « …ne veulent plus vivre des miettes qui tombent des tables des festins »… ! Lazarus ! Vite ! Bien à vous Tous.
Dans la répartition, ceux qui n’élèvent pas d’enfants se font payer leur retraite par les enfants des autres… et jouissent des 300 000€ qu’ils ont économisés en dépenses et TVA.
20% des retraités actuels n’ont pas elevé d’enfant ce qui majore les cotisations de tous de 25%.
Dans la capitalisation, tout le monde investit, et nos entreprises restent françaises.