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lundi 8 décembre 2025

Retraites : un taux de remplacement de plus de 96 % aux Pays-Bas contre 70 % en France

Temps de lecture : 2 minutes

Le rapport Panorama des pensions 2025 réalisé par l’OCDE vient de sortir. On y trouve beaucoup de données comparatives intéressantes, dont la grande majorité confirme nos analyses et nos propositions. Oui, la durée de vie s’allonge, il faut travailler plus et partir à la retraite plus tard. Oui, les retraites coûtent de plus en plus cher aux contribuables dans les pays où l’Etat doit compenser les déficits, comme en France. De plus, le rapport confirme que le système par capitalisation est beaucoup plus intéressant pour les retraités. Par exemple, le taux de remplacement net (le pourcentage du revenu d’activité conservé une fois à la retraite) pour un salarié moyen après une carrière complète est bien plus élevé aux Pays-Bas qu’en France : plus de 96 %, et même presque 100 % pour les bas salaires aux Pays-Bas, contre 70 % en France (la moyenne de l’OCDE est à 63 %). Une autre grande différence entre les deux pays apparaît aussi dans les taux de cotisation pour la retraite (employeur + employé). En France, selon l’OCDE, nous sommes à 27.8 % contre 22% aux Pays-Bas, soit 5.8 points de moins. La moyenne OCDE est à 18.8 %, dix points de moins qu’en France.

Pour des pensions presque 30 % moins élevées qu’aux Pays-Bas, les Français cotisent presque 25 % de plus que les Néerlandais. Alors que la France s’accroche à son système par répartition, les Pays-Bas en ont choisi un autre, qui repose sur trois piliers. D’abord, la pension d’État de base — l’AOW — versée à tous les habitants dès 67 ans (âge légal de départ à la retraite). Ensuite, la retraite professionnelle, un système de capitalisation collective géré par des fonds de pension :  employeurs et salariés cotisent dans le fonds de pension de leur choix, et l’argent est investi. En 2023, les fonds de pension détenaient environ 1 500 milliards d’euros, soit l’équivalent de deux fois le PIB du pays. Le troisième pilier est celui de l’épargne individuelle. Les Néerlandais nous montrent la voie : si nous voulons avoir des pensions aussi conséquentes que les leurs, il faut les suivre, c’est-à-dire passer à la capitalisation. L’’IREF le dit et le répète depuis très longtemps, nos lecteurs trouveront le « mode d’emploi » dans son rapport.

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7 réponses

  1. Mais quand arrêterez vous de dire que les français cotisent? Ils ne cotisent pas pour leur retraite ils financent celle des retraités actuels. Leur véritable cotisation ce sont les enfants qu’ils élèvent et qui financeront plus tard leur retraite… et celle de ceux qui n’ont pas contribué en n’en élevant pas!
    Comment peut on être dans un pareil deni et continuer à se lamenter sur la baisse demographique !
    Alors capitalisation oui, pour ceux qui n’élèvent pas d’enfants… en compensation.

  2. « Pour des pensions presque 30 % moins élevées qu’aux Pays-Bas, les Français cotisent presque 25 % de plus que les Néerlandais. »
    Je confirme absolument cette affirmation par mon expérience personnelle.
    Il n’y a pas de secret : les cotisations de mes collègues et les miennes, versées au système de capitalisation néerlandais, ont servi à financer des investissements créateurs d’emplois, de développement et de rendement. Difficile à comprendre, n’est-ce pas ? Apparemment, oui,.. C’est pourquoi, camarades, cultivons l’ignorance et le déni, persistons dans nos erreurs : promouvons la précarité solidaire entre les générations !

  3. Bonjour,
    Il y a une donnée qui manque peut-être aussi c’est le salaire moyen pas en pourcentage mais en montant. Il faut peut être corriger aussi du coût de la vie. Mais il semble que la Suisse ait une moins bonne performance que le Mexique, ce qui est un peu surprenant et la performance du Luxembourg plutôt bonne semble l’être moins.
    Si vous pouviez commenter ces aspects ce serait très intéressant. C’est peut^tre déjà dans le rapport. Je comprends bien aussi que c’est un argument pour un système par capitalisation.

  4. Il faut préserver le système de répartition tout en développant une part de capitalisation : aux USA on an les deux ! Mais nous avons un problème spécifiquement français à savoir une masse énorme de personnes « actives » qui ne travaillent pas, soit 8,3 millions (3 millions de chômeurs, 3millions de « halo du chômage » selon la formule de l’INSEE et 2,3 millions de RSA) dont il faut remettre au moins une partie au travail, ce qui améliorerait le ratio actifs/inactifs : la clé est le taux de participation des actifs au travail, qui est en France notoirement bas ! Mais pour cela il faut arrêter de financer l’oisiveté !

  5. Exemple personnel. Cadre du Privé durant une carrière de 42 ans avec une progression régulière de ma rémunération , je me suis trouvé à la retraite avec des revenus strictement équivalents à 54% de mes derniers salaires .
    Essayez de garder le sourire avec ça et tentez de conserver le patrimoine acquis par votre travail.
    ET on me dit que les retraités on voté Macron ?

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