La pédagogie, c’est l’art de la répétition. A force de marteler que la capitalisation est la solution pour sauver nos retraites, il faut croire que cela a fini par marquer les esprits.
En début d’année, Contrepoints relayait un sondage Elab qui montrait que 59% des Français étaient ouverts à l’idée d’injecter une dose de capitalisation dans le système de retraite. Une nouvelle enquête, cette fois réalisée par Odoxa pour le compte de Groupama, publiée mercredi 5 novembre à l’occasion des 5èmes Rencontres sur les retraites organisées par l’assureur, confirme cette tendance.
A la question « Selon vous, quel serait le moyen le plus efficace et le plus juste de garantir à l’avenir la pérennité du système de retraites en France ? », 35% des sondés répondent « Mettre en place une dose de “capitalisation” dans le système de retraite actuel pour l’instant uniquement effectué par répartition. »
Il faut dire que 52% des Français interrogés par Odoxa disent ne pas avoir confiance dans le système de retraite actuel (+5 points depuis juillet 2024), et 67% pensent que les caisses de retraites ne pourront pas leur verser une retraite à la hauteur de leurs attentes (+4 points). Le baromètre montre également que « 83% des Français pensent que de nouvelles réformes repousseront encore l’âge légal de départ à la retraite et tout ça… pour rien car 69% pensent que cela ne sera pas efficace pour rendre pérenne notre système de retraite sur le plan financier ».
C’est pourquoi 65% des non-retraités interrogés affirment avoir déjà mis en place « quelque chose » pour financer leur retraite. De fait, le montant mis de côté par les épargnants pour leurs vieux jours est de plus en plus important : 260 € par mois en moyenne. Un montant en progression de 25% en 7 ans et de… 75% par rapport à ce que les actuels retraités mettaient de côté. L’enquête révèle aussi que les non-retraités ont commencé à préparer leur retraite en moyenne dès l’âge de 30 ans. La majorité des retraités actuels avaient débuté après 40 ans.
L’autre enseignement principal de ce baromètre est que les Français sont bien plus lucides et raisonnables que leurs représentants qui ont offert, ces jours derniers, un spectacle désolant à l’Assemblée nationale fait de déni sur le déficit et d’attaques répétées contre l’épargne.
8 réponses
Pour régler un problème il faut d’abord le poser, puis analyser!
La retraite, ce n’est que de la capitalisation :
– Capitalisation « humaine » sur les enfants (coût résiduel: 750€ par mois en moyenne pour 2 enfants) appelée « répartition ». Les dividendes seront la répartition qu’ils nous paieront.
– Capitalisation « économique » appelée « capitalisation ».
Ceux qui n’ont pas élevé d’enfant et ont placé leur 750€ (en moyenne mensuels économisés) en bourse il y a 40 ans ont aujourd’hui un capital de 1 500 000€ et peuvent s’offrir une retraite de…. 5000€ par mois *! et note système débile leur verse « en même temps! » une « répartition » à laquelle ils n’ont pas participé! (1600€ en moyenne)
Les impôts? la demi part plafonnée diminue l’impôt de 15 000€, la TVA supplémentaire pour les frais, à10% c’est plus 40 000€ ! sur 18ans.
Et quoi de plus injuste:
les 50% qui gagnent moins de 2200€ par mois ont en moyenne 2 enfants.
les 50% qui gagnent plus de 2200€ par mois ont en moyenne 1,7 enfants
Donc des enfants des plus modestes payent pour la retraite de plus aisés…
Et on s’étonne que le système se casse la gueule…
Virons d’urgence ces politiques, littéraires bavards, surtout à gauche, qui ne savent pas compter !!!!
* en 40 ans le CAC40 GR, dividendes réinvestis, à progressé de plus de 6% par an.
L’instruction des enfants est surtout financée par ceux qui, n’en ayant pas, payent beaucoup plus d’impôts.
Ou voyez vous « beaucoup plus d’impôts » ? J’attend vos chiffres !
Quand un fonds de pension américain prête à la France pour qu’elle finisse ses « fins de mois », les intérêts de la dette versés à cette institution financière payent la retraite par capitalisation des américains. Il serait alors opportun d’avoir des fonds de pension français : au moins, les intérêts de la dette resteraient en France. Ce pourrait être une structure étatique, qui n’enrichit pas des actionnaires, puisque c’est cela qui fait frémir les gauchistes. Et puis, les français qui investissent dans la pierre ou des produits financiers font déjà une sorte de capitalisation.
La retraite par capitalisation n’intéresse que ceux qui peuvent épargner, c’est d’ailleurs ces 35% qui déclarent le faire. Comment capitaliser quand on est à découvert le 15 du mois? Si le salaire brut était versé intégralement, dans le but de capitaliser, le coût pour l’entreprise est le même, si c’est à partir du net majorés des 8% de cotisation retraite, je ne vois pas l’intérêt. Le système fonctionne, mais n’est plus à l’équilibre (ratio retraité/salariés) mais pas que. On en reparlera, car ceux qui en parlent sont en général incultes des régimes retraites! Pour changer de régime, il faut la 1ère année payer les retraités (répartition) et épargner pour le futur (capitalisation) ! Double cotisation, ça ne se décrète pas avant d’avoir réfléchi à ce problème de superposition ! Vu que « ces gens là » ont perdu 65 Mds, qu’ils ne peuvent justifier, je me méfie !!
La capitalisation est inéluctable.
Il suffit de regarder la pyramide des âges pour se rendre compte que repousser la retraite à 65 ans ne suffira pas à sauver la retraite par répartition. Sauf à rendre les salariés quasi esclaves des vieux, les pensions vont fortement diminuer et il faudra donc capitaliser pour compenser. La capitalisation permettra de profiter du travail des populations démographiquement plus dynamiques.
Loin d’avoir bien compris les commentaires précédents. Mais le risque de la capitalisation c’est que l’Etat ne manquera pas de piquer l’épargne des fonds de capitalisation si toutefois le système financier mondial résiste aux crises. Rien n’est sûr sauf l’appétit de l’Etat et de ses représentants. On voit beaucoup d’agitation pour masquer l’emprise de l’Etat sur l’argent et les libertés individuelles. La commémoration du centenaire du jeudi noir de 1929 se rapproche. Et puis, faut-il s’inquiéter des pensions de retraite quand la surpopulation va peut-être conduire à l’extinction naturelle d’une partie de l’humanité. L’insécurité sous toutes ses formes n’est-elle pas le mode de survie à venir ?
Le diagnostic est très loin d être partagé….déjà la retraite a 64 ans est en passe d’être détricotee alors la retraite par capitalisation reste toujours du domaine du rêve!!!!!