Fin mai, l’ancien Premier ministre macroniste Gabriel Attal a évoqué cette solution : « Ce que je propose, c’est un système plus juste, un système plus libre, un système débarrassé de l’âge légal de départ, fondé sur la seule durée de cotisation ». Peu après, Jordan Bardella s’est positionné sur la même ligne : « L’âge de départ ne veut rien dire. Pour que le système soit beaucoup plus lisible et plus juste, il faut regarder d’abord le nombre d’années cotisées ».
Cette libération du système des retraites serait bienvenue, mais en l’état, une telle proposition reste un trompe-l’œil. Elle est souhaitable mais pas suffisante.
Les dangers d’une pyramide de Ponzi
Des voix s’élèvent pour dénoncer les dangers d’une telle réforme qui risquerait d’augmenter la pauvreté et d’aggraver les déséquilibres du système de retraite. Certains s’inquiètent pour les carrières hachées, notamment celle des femmes ou de certains chômeurs chroniques, en seraient fortement pénalisés. Mais c’est déjà le cas : sauf mise en œuvre de mesures de solidarité, les pensions diminuent au prorata du nombre de trimestres manquants par rapport à la durée de référence.
Il est vrai néanmoins que si l’on permettait à tous les actifs de partir plus tôt à la retraite, ceux qui le feraient devraient supporter des décotes importantes car tout à la fois ils cotiseraient moins longtemps et bénéficieraient de leur pension plus longtemps. Au surplus, dans notre système de répartition, si nombre de personnes partaient brutalement à la retraite avant l’âge prévu initialement, il se créerait un trou d’air dans le système qui le fragiliserait sérieusement. En effet, dans le système actuel de répartition les cotisations de l’année servent à servir les pensions de la même année. La décision d’une fraction non négligeable d’actifs ne plus cotiser avant la date prévue et de demander à percevoir leur pension, même plus faible, occasionnerait un déficit qui risquerait de faire tomber la pyramide de Ponzi que représente tout système de retraite par répartition dépendant des ressources des nouveaux entrants pour verser aux retraités les pensions qui leur sont dues en fonction de leurs cotisations antérieures.
Les propositions de supprimer l’âge légal de la retraite sont le signe d’une certaine prise de conscience politique de l’absurdité et de l’obsolescence du système de répartition, notamment du fait de l’évolution démographique. Le fait qu’elles soient énoncées par de jeunes leaders d’horizons différents montrent sans doute qu’elles répondent à des attentes des Français.
Mais leur proposition ressemble à une esquive, le moyen habile, et malhonnête, de ne pas prendre parti sur la réforme des retraites. En effet, la suppression de l’âge légal de départ à la retraite ne peut être institué sans risque qu’après avoir introduit une large part de capitalisation dans le système.
La nécessaire capitalisation
Dans un système de capitalisation, le fait que certains actifs partent plus tôt à la retraite n’aurait aucune conséquence sur l’équilibre du régime de pension. En effet, dans ce régime, les retraités bénéficient du produit et du remboursement du capital qu’ils ont eux-mêmes accumulé, sous forme de cotisations aux fonds de pension de leur choix. Leur demande d’en être remboursés plus tôt que prévu n’affecterait pas les autres pensionnés.
Les fonds de pension pourraient eux-mêmes exiger de leurs souscripteurs une durée minimale de souscription, voire un âge limite à partir duquel ceux-ci pourraient demander à bénéficier de leur retraite, de telle façon qu’ils puissent procéder sans risque à des placements de long terme. Mais sous ces réserves, chaque cotisant disposerait de la liberté de partir à la retraite quand il veut, sauf à disposer d’une pension plus faible s’il part plus tôt.
La cotisation à une assurance « retraite » pourrait être obligatoire, pour éviter que certains actifs se retrouvent démunis au-delà d’un certain âge et demandent leur prise en charge par la collectivité. De même, la fixation d’un âge minimum pour partir à la retraite ou d’une durée minimale de cotisation serait également, le cas échéant, une protection contre l’imprévoyance des individus et éviterait que la collectivité supporte la charge de ceux qui seraient partis trop tôt à la retraite avec une trop petite retraite pour vivre. Mais dans le cadre de la possibilité laissée à chacun de cotiser à un fonds de pension, c’est chaque fonds de pension qui fixerait ses règles et conditions dans le cadre éventuel fixé par la loi.
La capitalisation permet de payer des cotisations moindres et de recevoir des pensions supérieures. Les systèmes par capitalisation danois et néerlandais permettent d’offrir aux retraités des pensions de plus de 30% supérieures à celles des Français (en taux de remplacement brut) alors que l’effort financier demandé aux cotisants et aux contribuables français était 30% supérieur à celui demandé aux leurs par les Pays-Bas et le Danemark. Mais dans tous les cas, si la durée de vie s’allonge, le niveau des retraites ne pourra être maintenu que si la durée de cotisation augmente. D’ailleurs, dans ces deux pays, l’âge légal de départ à la retraite est de 67 ans et va s’allonger encore dans les prochaines années. Les âges légaux de chaque pays ne sont pas toujours comparables car ils peuvent dépendre de conditions d’éligibilité, de durées de cotisation et d’affiliation, de salaires pris en compte pour le calcul, ou de dispositifs permettant un départ avant l’âge légal (retraite anticipée), etc. Il n’y a pas d’âge légal de départ à la retraite en Norvège et en Suède. La retraite y est flexible. Toutefois, en Norvège, pour prendre sa retraite avant 67 ans, il faut justifier que sa pension sera d’un montant suffisant.
La suppression d’un âge légal de la retraite est souhaitable, elle est un argument pour convaincre politiquement de la nécessaire réforme de notre système de retraite. Mais elle n’est possible, sinon marginalement, que dans le cadre de l’adoption progressive de la capitalisation. Et dans tous les systèmes, en attendant peut-être que l’IA réduise significativement le temps de travail des actifs, l’âge de départ en retraite devra être retardé en fonction de l’allongement de la durée de vie, sauf à réduire en proportion le montant des pensions, ce que ne disent ni Attal ni Bardella, démagogues impénitents.
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26 réponses
Pardonnez mon ignorance : que se passe t’il si un fonds de pension fait faillite ?
En cas de faillite d’un fonds de pension (ou plus précisément du gestionnaire), vos avoirs ne disparaissent pas totalement, grâce à des mécanismes de protection en France et dans la plupart des pays développés.En France (pour un PER, assurance-vie retraite, etc.) :Vos actifs sont ségrégués : l’argent et les titres vous appartiennent, ils ne font pas partie du bilan du gestionnaire. En cas de faillite, un autre organisme reprend généralement le contrat.
Garanties légales :Pour les contrats d’assurance (la majorité des PER) : le FGAP couvre jusqu’à 70 000 € par personne et par assureur (90 000 € pour les rentes en cours).
Pour les PER bancaires : le FGDR protège jusqu’à 100 000 € pour la partie en espèces.
Au-delà de ces montants, il y a un risque de perte partielle, mais c’est rare grâce à la régulation stricte de l’ACPR.
Dans les vrais systèmes de fonds de pension (comme aux Pays-Bas, au Canada, aux USA, etc.) :Les fonds sont très encadrés avec des exigences de capitalisation et de diversification.
Il existe souvent des fonds de garantie sectoriels qui interviennent en cas de sous-capitalisation ou de faillite.
Historiquement, les faillites totales sont très rares ; les pertes graves viennent surtout de mauvais placements ou de fraudes (ex. Enron, mais c’était un cas extrême où l’entreprise gérait elle-même le fonds).
L’avantage de la capitalisation par rapport à la répartition pure : votre retraite repose sur votre capital accumulé, pas sur les cotisations des actifs futurs. Cela rend le système plus résilient démographiquement.Bien sûr, il y a un risque de marché (baisse des actions/obligations), mais c’est le prix de rendements potentiellement bien supérieurs sur le long terme (comme le montrent les expériences néerlandaises ou danoises).Conseil : diversifiez vos contrats chez plusieurs gestionnaires solides (notes AA ou mieux) et privilégiez les PER avec détention directe des titres.La capitalisation n’est pas sans risque, mais bien encadrée elle est beaucoup plus sûre que de compter uniquement sur un système par répartition qui dépend de la démographie et des politiques futures.
Le fait de ne se référer qu’à la durée de cotisation est plus simple et plus juste que la référence à l’âge. Ainsi celui qui commence à travailler tard recule automatiquement l’âge de son départ en retraite.
Cela évite des modalités complexes de calcul selon, les situations, et surtout met fin à ce débat invraisemblable sur les 60 ans, quand certains pays du nord laissent partir à 70 ans…
Cela dit, cette modalité n’exclurait pas une augmentation de la durée de cotisation pour soutenir le système en attendant l’extension de la capitalisation, timidement amorcée par la PREFON dans le public.
C’est une réformette qui « ne mange pas de pain », qui ne choque pas grand monde parce qu’elle est déjà en vigueur sans être officielle, et qu’elle peut rappporter quelques petits pourcents de votes. Quant à la capitalisation, en redonnant ses droits au privé, elle sonne la mort de tous les régimes spéciaux, donc une perte de votes substantielle, voire fatale à celui qui l’instaurera.
Non.
Impôts que paient tous les français, sauf les demi parts plafonnées qui représentent en moyenne 15000€ jusqu’à 18ans pour 2 enfants… largement
ment compensées par les les 40000€ de TVA qu’ils payent en plus sur les dépenses faites pour élever leurs enfants ! (360000€ restent à charge, soumis à TVA, pour ceux qui élèvent deux enfants en moyenne jusqu’à 18 ans)
Il n’y a pas photo, il faut faire payer ceux qui n’élèvent pas d’enfants.
Il est juste de demander un nombre d’années de cotisation ( 43 ou 44 ans de cotisation ) je pense que des gens qui on commencés à 18 ans à travaillé doivent partir au bout du nombre d’années de cotisation et pas attendre d’avoir 64 ou 65 ans pour partir à la retraite, les gens qui commence à travailler à 25, 27, ans voir plus que l’on demande le nombre d’années me semble juste, il faut arrêter d’avantager certaines professions qui demande des études, qui permettes d’avoir un bon salaire et de cotiser moins longtemps sachant que déjà nous avons contribué à payer leurs études et de les faire partir avec moins d’années de cotisation. pour le reste nous sommes déjà pénalisé par les aléas dans une carrière.
Ils cotisent moins longtemps mais bien plus fort puisque pourcentage de leur revenu ! Quand à avoir payé leurs études, d’une part vous êtes bien contents de les trouver quand vous avez besoin d’eux, ils vous « remboursent » ainsi, et d’une part, les études de certaines professions sont privées et ils les ont payées eux-mêmes avec un prêt étudiant. Sans parler des heures qu’ils font en fonction de leur métier… Ils ont, enfin, la possibilité de racheter des trimestres, ce qu’ils font. En résumé, ils ne vous doivent rien. D’autant qu’ils cotisent fort au chômage qu’ils ne connaîtront jamais, et aux allocations familiales qui sont servies à tous mais pas forcément à eux-mêmes puisque gagnant trop…
Attention aux généralités faciles. Car, en parallèle, vous avez ceux qui n’ont pas cotisé suffisamment longtemps ni suffisamment tout court, qui auront quand même leur retraite à partir de 67 ans, avec un minimum qu’ils n’ont pas couvert. Et les minimum vieillesse versés à des gens arrivés très tardivement en France.
En clair, il est temps de passer à la capitalisation pour que chacun fasse comme il l’entend et n’aient pas de comptes à rendre aux jaloux ou à ceux qui veulent toujours que les riches paient pour tout le monde, qui que soit ce « monde ».
Fixer un âge de départ à la retraite est injuste car ce système favorise les personnes bénéficiant de régimes favorables tels que fonctionnaires et assimilés et celles et ceux ayant débuté tardivement leur carrière.
Les travailleurs ayant commencé à travailler tôt sont lésés.
Et si on commençait d’abord à mettre fin aux régimes « spéciaux » !
On focalise sur la retraite de base qui ne représente qu’une partie du total alors que la retraite complémentaire fonctionne sur une valeur du point multipliée par le nombre de points.
Capitalisation ou pas, l’urgence n’ est-elle pas de mettre fin à l’inégalité de traitement des cotisants actuels ?
Dans d’autres pays comme la Tunisie, la retraite est à 60 ans et possibilité de retraite anticipée à 55 ans. Pourtant leur système par répartition est identique au notre.
Idem pour le Maroc et l’Algérie.
Les énarques Français sont trop cons pour y arriver ou de l’argent est dilapidé autre part ?
On a surtout besoin de colmater les fuites.
La retraite par capitalisation est fondée, comme la répartition, sur le travail des actifs car l’épargne accumulée est insuffisante pour servir des pensions. Le seul avantage, mais il est conséquent, c’est de pouvoir s’appuyer sur la démographie et la croissance des autres pays du monde.
La capitalisation est fondée sur l épargne individuelle quand la répartition prélevée directement sur les actifs sert à payer les pensions des retraités
La capitalisation et la répartition sont 2 systèmes complètement opposés
Il y a beaucoup plus simple : ne fixer aucun age légal de départ à la retraite, laisser chacun(e) décider de partir quand il veut s’il estime que ses revenus suffisent à ses besoins (seule obligation : ne plus travailler après 70 ans).
Tout a fait favorable a cette idée , car :
– il y a ceux qui souhaitent travailler et s’épanouissent dans leur travail , coté social etc
– ceux qui sont dirons nous » fainéants »
Seule obligation pour cette Option avoir atteint un minimum de revenu/retraite pour vivre sans assistance de la communauté .
Je suis parti a la retraite a 59 ans , j’aurais attendre 62/63 ans . J’ai perdu , conscient des Trimestres Mon revenu me suffisait . En partant a 62/63 ans avec tous les trimestres je l’aurais reversé pratiquement en Impot sur le Revenu . Faites vos calculs .
Calquez déjà les retraites, montants et avantages des politiques et du public sur ce que vous imposez au privé. Idem d’ailleurs pour les frais de déplacement.
Non seulement on a les charges des parasites les plus élevé au monde mais ils se protègent également et conservent de meilleurs avantages que ceux qui les payent.
Je suis très étonné qu’aucune allusion ne soit faite dans l’article à la longévité. Car supprimer l’âge du départ en retraite n’a de sens que si la retraite versée dépend non seulement de ce qui a été cotisé auparavant, mais aussi de l’espérance de vie au moment où on prend sa retraite. Plus votre espérance de vie est grande, moins vous touchez par mois. Cela semble quand même le bon sens de base. Je trouve cette absence préoccupante quant à la compréhension de cette question.
La capitalisation, on se constitue sa retraite, je suis plutôt pour…mais il y a plusieurs bémol. premier point, un régime individuel suppose de fait de supprimer les minimums vieillesse et les système de solidarité retraite, il serait inadmissible de se faire sa retraite et de se faire ponctionner en plus pour assurer un minimum à des personnes imprévoyantes, ou arriver trop tardivement en France; Ensuite il faut laisser le choix aux épargnants de choisir leur support pour la retraite, et notamment l’immobilier pour ceux qui le souhaite, il faut donc supprimer tous les freins à l’investissement immobilier: pouvoir virer les mauvais locataire ou les squatteurs sans délai, quelque soit l’age et la situation de famille arrêté de taxer à outrance l’immobilier, et dernier point supprimer tous les impôts de succession, celui qui se constitue son capital pour sa retraite, doit pouvoir en bénéficier jusque sa mort, et donc éviter de faire des donations, et pour cela il doit avoir la garantie que l’Etat ne piquera pas tout en cas de décès précoce
Dans ce cas le corollaire doit être un minimum conditionné à un minimum de cotisations….Désolé mais des voir des veuves agricoles toucher une retraite de 400 € en ayant travaillé sur la ferme toute leur vie ( certes souvent non déclaré ou aide familiale sans cotisation), alors que des étrangers arrivés à 55 ou 60 ans touchent un minimum vieillesse , qui doit être au alentours des 1000€ c’est inacceptable…
J’aurais bien aimé avoir votre avis sur mon commentaire précédent. Si on supprime l’âge, il faut bien aussi remplacer le système de décote-surcote qui va avec, non ? Sinon ça ne tient pas la route.
0 chômeurs de moins de 25 ans retraite à 60 ans si il y avait plus de jeunes cotisants le système perdurerait, actuellement on paye les jeunes au chômage et on maintient les anciens au travail….et puis mettons à contribution le premier employeur « le narcotrafic »…
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26 réponses
Pardonnez mon ignorance : que se passe t’il si un fonds de pension fait faillite ?
En cas de faillite d’un fonds de pension (ou plus précisément du gestionnaire), vos avoirs ne disparaissent pas totalement, grâce à des mécanismes de protection en France et dans la plupart des pays développés.En France (pour un PER, assurance-vie retraite, etc.) :Vos actifs sont ségrégués : l’argent et les titres vous appartiennent, ils ne font pas partie du bilan du gestionnaire. En cas de faillite, un autre organisme reprend généralement le contrat.
Garanties légales :Pour les contrats d’assurance (la majorité des PER) : le FGAP couvre jusqu’à 70 000 € par personne et par assureur (90 000 € pour les rentes en cours).
Pour les PER bancaires : le FGDR protège jusqu’à 100 000 € pour la partie en espèces.
Au-delà de ces montants, il y a un risque de perte partielle, mais c’est rare grâce à la régulation stricte de l’ACPR.
Dans les vrais systèmes de fonds de pension (comme aux Pays-Bas, au Canada, aux USA, etc.) :Les fonds sont très encadrés avec des exigences de capitalisation et de diversification.
Il existe souvent des fonds de garantie sectoriels qui interviennent en cas de sous-capitalisation ou de faillite.
Historiquement, les faillites totales sont très rares ; les pertes graves viennent surtout de mauvais placements ou de fraudes (ex. Enron, mais c’était un cas extrême où l’entreprise gérait elle-même le fonds).
L’avantage de la capitalisation par rapport à la répartition pure : votre retraite repose sur votre capital accumulé, pas sur les cotisations des actifs futurs. Cela rend le système plus résilient démographiquement.Bien sûr, il y a un risque de marché (baisse des actions/obligations), mais c’est le prix de rendements potentiellement bien supérieurs sur le long terme (comme le montrent les expériences néerlandaises ou danoises).Conseil : diversifiez vos contrats chez plusieurs gestionnaires solides (notes AA ou mieux) et privilégiez les PER avec détention directe des titres.La capitalisation n’est pas sans risque, mais bien encadrée elle est beaucoup plus sûre que de compter uniquement sur un système par répartition qui dépend de la démographie et des politiques futures.
Je vous remercie pour ces explications très claires.
Parfois un manque de moyen, à part gagner plus, avoir fini de payer le logement, les études des enfants… Ah oui changer de voiture pour Zfe…
Le fait de ne se référer qu’à la durée de cotisation est plus simple et plus juste que la référence à l’âge. Ainsi celui qui commence à travailler tard recule automatiquement l’âge de son départ en retraite.
Cela évite des modalités complexes de calcul selon, les situations, et surtout met fin à ce débat invraisemblable sur les 60 ans, quand certains pays du nord laissent partir à 70 ans…
Cela dit, cette modalité n’exclurait pas une augmentation de la durée de cotisation pour soutenir le système en attendant l’extension de la capitalisation, timidement amorcée par la PREFON dans le public.
C’est une réformette qui « ne mange pas de pain », qui ne choque pas grand monde parce qu’elle est déjà en vigueur sans être officielle, et qu’elle peut rappporter quelques petits pourcents de votes. Quant à la capitalisation, en redonnant ses droits au privé, elle sonne la mort de tous les régimes spéciaux, donc une perte de votes substantielle, voire fatale à celui qui l’instaurera.
Ils n’ont rien compris au système et prétendent gouverner la France!
LA solution logique: baisser la retraite de ceux qui n’ont pas elevé d’enfants.
absolument !
Et les exonérer de la fraction d’impôt qui sert à financer les crèches, les écoles, les universités, la pédiatrie…
Non.
Impôts que paient tous les français, sauf les demi parts plafonnées qui représentent en moyenne 15000€ jusqu’à 18ans pour 2 enfants… largement
ment compensées par les les 40000€ de TVA qu’ils payent en plus sur les dépenses faites pour élever leurs enfants ! (360000€ restent à charge, soumis à TVA, pour ceux qui élèvent deux enfants en moyenne jusqu’à 18 ans)
Il n’y a pas photo, il faut faire payer ceux qui n’élèvent pas d’enfants.
Il est juste de demander un nombre d’années de cotisation ( 43 ou 44 ans de cotisation ) je pense que des gens qui on commencés à 18 ans à travaillé doivent partir au bout du nombre d’années de cotisation et pas attendre d’avoir 64 ou 65 ans pour partir à la retraite, les gens qui commence à travailler à 25, 27, ans voir plus que l’on demande le nombre d’années me semble juste, il faut arrêter d’avantager certaines professions qui demande des études, qui permettes d’avoir un bon salaire et de cotiser moins longtemps sachant que déjà nous avons contribué à payer leurs études et de les faire partir avec moins d’années de cotisation. pour le reste nous sommes déjà pénalisé par les aléas dans une carrière.
Ils cotisent moins longtemps mais bien plus fort puisque pourcentage de leur revenu ! Quand à avoir payé leurs études, d’une part vous êtes bien contents de les trouver quand vous avez besoin d’eux, ils vous « remboursent » ainsi, et d’une part, les études de certaines professions sont privées et ils les ont payées eux-mêmes avec un prêt étudiant. Sans parler des heures qu’ils font en fonction de leur métier… Ils ont, enfin, la possibilité de racheter des trimestres, ce qu’ils font. En résumé, ils ne vous doivent rien. D’autant qu’ils cotisent fort au chômage qu’ils ne connaîtront jamais, et aux allocations familiales qui sont servies à tous mais pas forcément à eux-mêmes puisque gagnant trop…
Attention aux généralités faciles. Car, en parallèle, vous avez ceux qui n’ont pas cotisé suffisamment longtemps ni suffisamment tout court, qui auront quand même leur retraite à partir de 67 ans, avec un minimum qu’ils n’ont pas couvert. Et les minimum vieillesse versés à des gens arrivés très tardivement en France.
En clair, il est temps de passer à la capitalisation pour que chacun fasse comme il l’entend et n’aient pas de comptes à rendre aux jaloux ou à ceux qui veulent toujours que les riches paient pour tout le monde, qui que soit ce « monde ».
Fixer un âge de départ à la retraite est injuste car ce système favorise les personnes bénéficiant de régimes favorables tels que fonctionnaires et assimilés et celles et ceux ayant débuté tardivement leur carrière.
Les travailleurs ayant commencé à travailler tôt sont lésés.
Et si on commençait d’abord à mettre fin aux régimes « spéciaux » !
On focalise sur la retraite de base qui ne représente qu’une partie du total alors que la retraite complémentaire fonctionne sur une valeur du point multipliée par le nombre de points.
Capitalisation ou pas, l’urgence n’ est-elle pas de mettre fin à l’inégalité de traitement des cotisants actuels ?
Dans d’autres pays comme la Tunisie, la retraite est à 60 ans et possibilité de retraite anticipée à 55 ans. Pourtant leur système par répartition est identique au notre.
Idem pour le Maroc et l’Algérie.
Les énarques Français sont trop cons pour y arriver ou de l’argent est dilapidé autre part ?
On a surtout besoin de colmater les fuites.
La retraite par capitalisation est fondée, comme la répartition, sur le travail des actifs car l’épargne accumulée est insuffisante pour servir des pensions. Le seul avantage, mais il est conséquent, c’est de pouvoir s’appuyer sur la démographie et la croissance des autres pays du monde.
La capitalisation est fondée sur l épargne individuelle quand la répartition prélevée directement sur les actifs sert à payer les pensions des retraités
La capitalisation et la répartition sont 2 systèmes complètement opposés
Il y a beaucoup plus simple : ne fixer aucun age légal de départ à la retraite, laisser chacun(e) décider de partir quand il veut s’il estime que ses revenus suffisent à ses besoins (seule obligation : ne plus travailler après 70 ans).
Tout a fait favorable a cette idée , car :
– il y a ceux qui souhaitent travailler et s’épanouissent dans leur travail , coté social etc
– ceux qui sont dirons nous » fainéants »
Seule obligation pour cette Option avoir atteint un minimum de revenu/retraite pour vivre sans assistance de la communauté .
Je suis parti a la retraite a 59 ans , j’aurais attendre 62/63 ans . J’ai perdu , conscient des Trimestres Mon revenu me suffisait . En partant a 62/63 ans avec tous les trimestres je l’aurais reversé pratiquement en Impot sur le Revenu . Faites vos calculs .
Calquez déjà les retraites, montants et avantages des politiques et du public sur ce que vous imposez au privé. Idem d’ailleurs pour les frais de déplacement.
Non seulement on a les charges des parasites les plus élevé au monde mais ils se protègent également et conservent de meilleurs avantages que ceux qui les payent.
Si les enfants sont des chômeurs on fait quoi ?
Je suis très étonné qu’aucune allusion ne soit faite dans l’article à la longévité. Car supprimer l’âge du départ en retraite n’a de sens que si la retraite versée dépend non seulement de ce qui a été cotisé auparavant, mais aussi de l’espérance de vie au moment où on prend sa retraite. Plus votre espérance de vie est grande, moins vous touchez par mois. Cela semble quand même le bon sens de base. Je trouve cette absence préoccupante quant à la compréhension de cette question.
La capitalisation, on se constitue sa retraite, je suis plutôt pour…mais il y a plusieurs bémol. premier point, un régime individuel suppose de fait de supprimer les minimums vieillesse et les système de solidarité retraite, il serait inadmissible de se faire sa retraite et de se faire ponctionner en plus pour assurer un minimum à des personnes imprévoyantes, ou arriver trop tardivement en France; Ensuite il faut laisser le choix aux épargnants de choisir leur support pour la retraite, et notamment l’immobilier pour ceux qui le souhaite, il faut donc supprimer tous les freins à l’investissement immobilier: pouvoir virer les mauvais locataire ou les squatteurs sans délai, quelque soit l’age et la situation de famille arrêté de taxer à outrance l’immobilier, et dernier point supprimer tous les impôts de succession, celui qui se constitue son capital pour sa retraite, doit pouvoir en bénéficier jusque sa mort, et donc éviter de faire des donations, et pour cela il doit avoir la garantie que l’Etat ne piquera pas tout en cas de décès précoce
Non, un minimum retraite reste en place
Dans ce cas le corollaire doit être un minimum conditionné à un minimum de cotisations….Désolé mais des voir des veuves agricoles toucher une retraite de 400 € en ayant travaillé sur la ferme toute leur vie ( certes souvent non déclaré ou aide familiale sans cotisation), alors que des étrangers arrivés à 55 ou 60 ans touchent un minimum vieillesse , qui doit être au alentours des 1000€ c’est inacceptable…
J’aurais bien aimé avoir votre avis sur mon commentaire précédent. Si on supprime l’âge, il faut bien aussi remplacer le système de décote-surcote qui va avec, non ? Sinon ça ne tient pas la route.
0 chômeurs de moins de 25 ans retraite à 60 ans si il y avait plus de jeunes cotisants le système perdurerait, actuellement on paye les jeunes au chômage et on maintient les anciens au travail….et puis mettons à contribution le premier employeur « le narcotrafic »…