Le 23 septembre, le chancelier autrichien Christian Stocker s’est félicité d’un accord conclu en quelques heures seulement entre syndicats et patronat pour contenir l’inflation. Les deux parties ont accepté de ne plus indexer les hausses de salaires sur l’inflation pendant deux ans, avec à la clé une augmentation limitée (+1,41 % en novembre 2025, puis +1,9 % en 2026) et des compensations sous forme de congés supplémentaires ou de primes. Pour Reinhold Binder, président du syndicat de la production (PRO-GE), les syndicats sont « conscients de la situation économique difficile et souhaitent aborder ces négociations de manière constructive ». Dans un pays où l’inflation atteint 4,1 % en août 2025, soit deux fois la moyenne de la zone euro, ce compromis vise à briser la spirale prix-salaires.
Pour nous, Français, l’attitude des syndicats autrichiens est pour le moins surprenante. Leurs syndicats s’apparentent pourtant le plus à des syndicats « normaux », qui ont le sens du compromis, du civisme et gardent une distance saine vis-à-vis de l’idéologie marxiste. Contrairement aux syndicats français, ils négocient de bonne foi et ne bloquent pas leur pays pour imposer leurs désirs au nom des « acquis sociaux ». Ils sont aussi plus proches de ceux qu’ils prétendent représenter : l’Autriche est l’un des pays les plus syndiqués de l’OCDE, avec un taux de syndicalisation de 26,3 % en 2019, contre 16,3 % en Allemagne et 8,8 % en France. À l’inverse, la France combine un paradoxe unique : un taux de syndicalisation parmi les plus faibles de l’OCDE, mais des syndicats à la capacité de nuisance hors norme.
La clé se trouve sans doute dans le rapport entre syndicats et adhérents. En Autriche, l’ÖGB (Fédération autrichienne des syndicats) et ses sept syndicats membres se financent exclusivement grâce aux cotisations de leurs adhérents. Leur légitimité repose donc sur la confiance et l’adhésion des travailleurs. En France, une grande partie du financement des syndicats reste publique et opaque, comme l’a montré le rapport Perruchot. Privés d’une réelle base d’adhérents, nos syndicats vivent d’une rente institutionnelle et n’ont aucun intérêt à rechercher le compromis, préférant le bras de fer permanent.
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2 réponses
Les syndicats français, non représentatifs en raison du faible taux de votants, sont constitués de personnes qui n’ont aucune connaissance économique et financière, qui vivent (bien) de nos impôts, qui n’existent que lors des manifestations, seule justification de leur prétendu rôle de défense des travailleurs. Ils se livrent une concurrence telle pour le gâteau que certains parlent des autres syndicats comme de leurs adversaires. Il est urgent de couper leur financement très opaque par le biais des organismes paritaires.
Assurément un exemple à prendre . Mais pour cela , il faut de l’intelligence des deux côtés.
Pour la France ça va être dur quand on écoute les discours des syndicalistes. J’en connais un , un spécimen , il est payé comme chauffeur livreur chef et n’a jamais conduit autre chose que sa voiture .
Triste crétin qu’il est.
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2 réponses
Les syndicats français, non représentatifs en raison du faible taux de votants, sont constitués de personnes qui n’ont aucune connaissance économique et financière, qui vivent (bien) de nos impôts, qui n’existent que lors des manifestations, seule justification de leur prétendu rôle de défense des travailleurs. Ils se livrent une concurrence telle pour le gâteau que certains parlent des autres syndicats comme de leurs adversaires. Il est urgent de couper leur financement très opaque par le biais des organismes paritaires.
Assurément un exemple à prendre . Mais pour cela , il faut de l’intelligence des deux côtés.
Pour la France ça va être dur quand on écoute les discours des syndicalistes. J’en connais un , un spécimen , il est payé comme chauffeur livreur chef et n’a jamais conduit autre chose que sa voiture .
Triste crétin qu’il est.