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mardi 14 avril 2026

Comme LFI, le RN veut taxer les « superprofits » et les « surdividendes »

Temps de lecture : 2 minutes

Nous l’avons écrit plusieurs fois : il existe de nombreuses similitudes entre les programmes économiques de l’extrême gauche et du RN (Rassemblement National) de Marine Le Pen.
Ne serait-ce que de chanter les vertus de l’interventionnisme étatique et du protectionnisme.
Dans une émission sur LCI, Edwige Diaz, députée de la Gironde et vice-présidente du RN, a affirmé que son parti souhaitait « débattre de la taxation de la spéculation, des rentes, des surdividendes et des superprofits ». Voilà donc que les troupes du RN vont pêcher des idées chez les gauchistes et les syndicats comme la CGT ou FO.

Ce qui prouve que leurs connaissances en économie ne sont guère plus avancées que celles de Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot. L’équation « spéculation et rentes = vol et fraude » est commode pour battre le rappel de ceux qui n’entendent pas grand-chose à rien, mais elle est fausse.
Sur les marchés on peut spéculer sur les actions en bourse mais aussi sur les prix des pommes de terre. Toucher une rente immobilière c’est avoir un revenu supplémentaire après avoir réalisé des investissements. Or, tous les investissements ne sont pas toujours rentables, les risques sont énormes.

Les profits sont aussi les investissements et les emplois de demain

Il serait bon, aussi, que la vice-présidente du RN se rende compte d’une chose : les profits élevés montrent que la société est en très bonne santé. Et les profits sont aussi les investissements et les emplois de demain.
Les dividendes élevés ne tombent pas du ciel. C’est l’argent que récupèrent les actionnaires qui attendent un rendement supérieur de leurs capitaux, mais ils ne l’obtiennent qu’en fonction de la valorisation de leurs actions. Ils ont évidemment intérêt à ce que les sociétés dans lesquelles ils ont placé des capitaux se développent et se valorisent et donc à ce qu’elles investissent et créent des richesses. Nous sommes sûrs que Mme Diaz trouverait facilement un bon professeur d’économie, voire un stage en entreprise, pour la faire progresser.

Illustration de couverture ©

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10 réponses

  1. Existe-t-il un seul grand média français qui promeuve les idées libérales ? C’est 50 nuances de socialisme et de capitalisme de connivence. En leur temps, Frédéric Bastiat et Milton Friedman s’exprimaient dans des médias de grande écoute (journaux, télévision). Javier Milei a convaincu en allant expliquer le libéralisme aux masses, qui l’ont très bien compris. La problème de la France repose d’abord dans ses élites qui sont dirigistes. Le petit peuple, habitué de la boutique, du commerce, de l’artisanat, de la débrouille, du garage, de la brocante, de l’entrepreneur internet, etc. a une mentalité économique qui pourrait être aisément réveillée par une presse libérale.

  2. Ces gens là veulent voler les profits quand il y en a mais pas abonder les pertes.
    Quand ils ont volé les profits, qu’ils gâchent, ils se plaignent du chômage qui découle des entreprises qu’ils ont mises en faillite.
    Ces gens là volent les profits plutôt que d’oser placer leur argent pour en avoir à cause des risques : la preuve : ils n’osent même pas la retraite par capitalisation.
    Ils veulent le profit des autres mais pas le chômage: le beurre et l’argent du beurre

  3. La France est rongée depuis 45 ans par les métastases fiscales et tout ce que cette majorité de populistes lui proposent est d’amplifier ce parasitisme morbide.
    Je ne donne pas cher de notre survie.

  4. Celui qui investit prend un risque donc c’est normal qu’il soit récompensé : ceux qui ne font rien et attendent tout des autres ne peuvent pas comprendre

  5. Le socialisme est devenu partie intégrante de la mentalité française. Tous les partis le sont plus ou moins, mais ce n’est pas étonnant vu nos soi-disant économistes ne comprenant rien à l’économie!

  6. Il y a des manières plus intelligentes d’agir, par exemple favoriser l’engagement des français à devenir actionnaires de leurs entreprise en leur offrant des des mesures fiscales incitatives. Spolier les riches (dont je ne suis pas, loin s’en faut) ne constitue ni un progrès social ni une mesure d’équité. Il contribuera à les faire fuir en laissant le poids des erreurs de nos dirigeants successifs à la charge des français qui aiment et soutiennent réellement leur pays.

  7. La ressemblance s’arrête là tant le chef d’entreprise est un ennemi de classe à gauche…
    Sans compter qu’un paquet d’agences publiques ou de propagande seraient supprimées par le RN pour le plus grand bénéfice de nos finances et du pluralisme…
    Alors non ce n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc…

  8. En effet LFI et RN partagent presque la même vision de l’économie pour la France : le socialisme pour ne pas dire le communisme
    Ils se séparent sur la sécurité et l’immigration

  9. Mais que les gens qui pensent ainsi sont faibles d’esprit pour ne pas dire les classer dans les crétins profonds . Il faut des entreprises qui gagnent pour des gens qui risquent. Ces gens là sont heureux de gagner mais êtes vous sûrs qu’ils avouent le risque pris ? Êtes vous sûrs qu’ils vous avoueraient les pertes faites avant de gagner?
    Que les esprits s’éveillent , de grâce, pout comprendre quand quand un chef d’entreprise perd , il perd sa boîte et ses employés leur job. Les Syndicats devraient y réfléchir et chercher à jouer gagnant -gagnant . L’esprit n’est plus le même alors .
    Signé , un chef d’entreprise averti.

  10. Socialisme national et national socialisme sont les deux faces d’une même sinistre pièce. Cela reste du socialisme. L’expérience du « socialisme réel », à Cuba par exemple, ne fait réfléchir personne à gauche apparemment. Celle du national socialisme semble réveiller des nostalgiques heureusement en voie de disparition à droite.

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