Accueil > Le monde d'Yves Bourdillon > L’Union européenne veut des procédures disciplinaires pour déficits publics excessifs contre plusieurs pays dont la France
La Commission européenne devait très vraisemblablement ouvrir, mercredi,19 juillet, la voie à des procédures disciplinaires pour déficits publics excessifs contre une dizaine de pays, dont l’Italie (7.4 % du PIB), la Hongrie (6.7 %), la Roumanie (6.6 %) et la France (5.5 %). Cette procédure, qui s’accompagne en théorie d’une amende équivalente à 0.1 % du PIB, peut nuire à la réputation du parti Renaissance au pouvoir, dans une campagne pour les législatives anticipées en pleine confusion en raison des alliances baroques et contraires aux principes affichés noués dans l’urgence. L’Hexagone est dans le viseur des agences de notation et les taux d’emprunt de la deuxième économie européenne ont subitement augmenté, avec un spread au plus haut depuis des années face aux emprunts de référence en Allemagne, tandis que la place financière de Paris chutait, pour voir sa valorisation dépassée désormais par celle de Londres. L’exécutif européen a prévenu depuis plusieurs mois qu’il lancerait cette année des procédures de déficits excessifs contre les pays violant les règles budgétaires communes, réformées et réactivées cette année. Elles avaient été mises en sommeil après 2020 à cause de la crise économique liée au Covid puis à la guerre en Ukraine. Depuis la création de l’euro, la France a été la plupart du temps en procédure de déficit excessif. Elle en était toutefois sortie depuis 2017. Le Pacte de stabilité a été adopté en 1997, en vue de l’arrivée de la monnaie unique au 1er janvier 1999. Répondant au souci de l’Allemagne d’éviter que des pays membres mènent des politiques budgétaires laxistes, il fixe l’objectif de comptes à l’équilibre. Si l’exécutif n’a pas mené d’efforts convaincants de réduction des dépenses publiques, les plus élevées de la planète en proportion du PIB, donc du déficit, force est de reconnaître la responsabilité de tous ses prédécesseurs : l’Etat français n’a pas équilibré une seule fois son budget depuis 1974, série historique sans précédent depuis Louis XIV et sans doute sans équivalent au monde actuellement.
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Une réponse
La dette de la France n’est pas la dette des Français.
Car les 3300 milliards de dette publique, telle que chiffrée aujourd’hui, semble évaluée pour 5/6èmes à des sommes consacrées à d’autres dépenses que celles au bénéfice des Français.
La France est un pays qui paye pour les riches des pays riches, et pour les pauvres des pays pauvres.
On paye pour les riches des pays riches au travers des intérêts de la dette, car seuls des pays riches peuvent nous prêter de l’argent. Même si les chiffres que j’avance peuvent être affinés, voire contestés, car seul l’accès à des données partielles disponibles sur Internet m’a amené à déterminer ces montants, il semblerait que les intérêts de la dette cumulée depuis 1973 s’élèvent à 2000 milliards d’euros, et l’aide au développement des pays pauvres s’élève depuis la même date à environ 500 milliards d’euros (et on ne parle pas ici des pauvres venus des pays pauvres, mais qui jouent les écornifleurs de nos guichets sociaux).
→ 2000 + 500, c’est 2500 milliards sortis de la poche des contribuables pour profiter à d’autres que le peuple français.
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La dette de la France n’est pas la dette des Français.
Car les 3300 milliards de dette publique, telle que chiffrée aujourd’hui, semble évaluée pour 5/6èmes à des sommes consacrées à d’autres dépenses que celles au bénéfice des Français.
La France est un pays qui paye pour les riches des pays riches, et pour les pauvres des pays pauvres.
On paye pour les riches des pays riches au travers des intérêts de la dette, car seuls des pays riches peuvent nous prêter de l’argent. Même si les chiffres que j’avance peuvent être affinés, voire contestés, car seul l’accès à des données partielles disponibles sur Internet m’a amené à déterminer ces montants, il semblerait que les intérêts de la dette cumulée depuis 1973 s’élèvent à 2000 milliards d’euros, et l’aide au développement des pays pauvres s’élève depuis la même date à environ 500 milliards d’euros (et on ne parle pas ici des pauvres venus des pays pauvres, mais qui jouent les écornifleurs de nos guichets sociaux).
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