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mercredi 11 février 2026

L’Université n’est pas un dû, ça se mérite !

Temps de lecture : 2 minutes

arton4646
Fin du tirage au sort ? Mais pour faire quoi ? La réforme pour « canaliser l’accès à l’Université » est pleine d’ambiguïtés et ne propose pas les mesures dont aurait besoin le système universitaire français. D’un côté, le bachelier devra avoir le « profil requis » pour entrer à l’Université, mais, de l’autre, il gardera le « dernier mot » pour choisir sa filière. Et il n’y a rien dans le projet du gouvernement concernant une vraie sélection à l’entrée. Car - faut-il encore le rappeler ? – l’accès à l’Université est un droit mais pas un dû ! Il ne s’agit pas de l’école primaire mais des études supérieures. Ça se mérite ! D’autant plus que presque 50 % des étudiants ne passent pas la première année de fac !

Fin du tirage au sort ? Mais pour faire quoi ? La réforme pour « canaliser l’accès à l’Université » est pleine d’ambiguïtés et ne propose pas les mesures dont aurait besoin le système universitaire français. D’un côté, le bachelier devra avoir le « profil requis » pour entrer à l’Université, mais, de l’autre, il gardera le « dernier mot » pour choisir sa filière. Et il n’y a rien dans le projet du gouvernement concernant une vraie sélection à l’entrée. Car – faut-il encore le rappeler ? – l’accès à l’Université est un droit mais pas un dû ! Il ne s’agit pas de l’école primaire mais des études supérieures. Ça se mérite ! D’autant plus que presque 50 % des étudiants ne passent pas la première année de fac !

De même, il n’y a rien sur l’autonomie des universités et la concurrence comme c’est le cas dans d’autres pays. Dans le dernier classement QS World University Rankings (2017), la première Université française n’est classée qu’à la…131e place ! Précédée par deux Grandes Ecoles : Ecole Normale Supérieure (43e) et l’Ecole Polytechnique (59e place). Dans le même classement, les Britanniques ont 16 Universités parmi les 100 premières et les Américains plus d’une trentaine !

Au Royaume-Uni, les réformes de 2016 proposaient une Université britannique encore plus dépendante du marché et moins de l’Etat. En 2012 déjà, les subventions publiques avaient été pratiquement supprimées et les frais de scolarité multipliés par trois (rappelons que les frais obligatoires ont été introduits dès 1999). On envisage encore plus de liberté pour la création d’Universités privées, même de très petite taille, et qui auraient la possibilité de proposer plusieurs enseignements. Ça pourrait être même des Universités spécialisées dans un seul domaine. Liberté, flexibilité et concurrence sont les caractéristiques de l’Université britannique d’aujourd’hui. L’Université française ne s’en sortira qu’avec de vraies réformes. Voici trois propositions qui sont d’ailleurs parfaitement interdépendantes :

1. Réformer le Bac et en faire un vrai examen ce qui permettra une présélection pour l’Université
2. Introduire la sélection à l’Université grâce à des examens
3. Rendre l’Université payante.

Il ne reste qu’à agir.

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