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vendredi 28 août 2026

Voyage éclair du patron de la CIA à Moscou pour mettre en garde Poutine

Temps de lecture : 2 minutes

Le patron de la CIA, John Ratcliffe, a effectué un voyage soudain et apparemment urgent en Russie, mardi soir. Un évènement très inhabituel, puisqu’il s’agissait de son premier déplacement officiel à Moscou depuis sa nomination l’an dernier. La dernière visite éclair du numéro un de la CIA en Russie remontait à… novembre 2021, trois mois avant l’invasion de l’Ukraine par le Kremlin. Une comparaison qui nourrit le soupçon que la visite de mardi visait à mettre en garde le Kremlin contre une nouvelle aventure. Certes, Donald Trump a qualifié la visite de John Ratcliffe de « semi-routine » (une routine tous les cinq ans ?! Allons donc !) et a affirmé qu’il s’était entretenu avec Vladimir Poutine et que ce dernier l’avait assuré qu’il n’attaquerait aucun membre de l’Alliance atlantique. De quoi s’inquiéter, puisque précisément le président russe jurait qu’il n’envahirait pas l’Ukraine quelques semaines avant de déclencher la guerre. Les médias américains les mieux informés sur les questions géopolitiques, tels qu’Axios, le New York Times, le Wall Street Journal et CBS ont rapporté que le patron de la CIA avait tenté de dissuader la Russie de toute attaque contre un membre de l’OTAN, alors que des évaluations des services de renseignement américains indiquent que Moscou pourrait chercher à mettre l’alliance à l’épreuve. Certains analystes minimisent ce scénario en prétendant que cela serait dans un horizon de cinq ans, ce qui n’a aucun sens. D’ailleurs, les avions de renseignements de l’OTAN ont assuré un nombre inhabituel de missions ces dernières semaines autour notamment de l’enclave russe de Kaliningrad…

Signe révélateur, l’avion transportant John Ratcliffe n’est pas venu directement des États-Unis mais a décollé de la Lettonie, ex-république soviétique désormais membre de l’Alliance atlantique et qui figure parmi les cibles éventuelles d’une provocation du Kremlin, avec l’Estonie ou la Pologne.

Selon le Wall Street Journal, « la Russie semble tester l’OTAN avec une guerre dite de zone grise, qui sonde les faiblesses tout en s’arrêtant juste avant un conflit réel. Un rapport de juillet de l’International Institute for Strategic Studies indique que la Russie a utilisé des navires fantômes pour lancer des drones à travers l’Europe — notamment en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et au Danemark. Les cyberattaques sont fréquentes et des câbles sous-marins ont été sabotés. L’OTAN n’a répondu que par des protestations et le décollage d’urgence d’avions de chasse », avant d’ajouter que « personne ne devrait sous-estimer que la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord pourraient également collaborer pour exposer les vulnérabilités occidentales en ce moment. »

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