La sénatrice a calculé que la masse salariale augmenterait de 5,96 % l’année prochaine (par rapport à 2023) pour atteindre 106,4 milliards d’euros (Md€) hors pensions. Cette hausse importante s’explique, pour l’essentiel, par les deux revalorisations du point d’indice qui ont eu lieu en juillet 2022 et juillet 2023.
Le coût de la première, de 3,5 %, est estimé à 7,6 Md€ : 3,6 Md€ pour la fonction publique d’État, 2,4 Md€ pour la territoriale et à 1,6 Md€ pour l’hospitalière. La seconde revalorisation coûte, elle, 3,2 Md€, dont 1,5 Md€ pour l’État, 1 Md€ pour la territoriale et 0,7 Md€ pour l’hospitalière.
Le total fait donc 10,8 Md€ de dépenses supplémentaires pour payer les agents publics en 2024 : 5,1 Md€ pour les agents de l’État, 3,4 Md€ pour ceux de la fonction publique territoriale, et 2,3 Md€ pour ceux de l’hospitalière.
De plus, au 1er janvier 2024, 5 points d’indice supplémentaires seront attribués à tous les agents publics, pour un coût estimé à 2,15 Md€.
La sénatrice Di Folco précise également que la conférence salariale de juin 2023 a introduit une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle ciblée sur les moyens et bas salaires, c’est-à-dire les agents dont la rémunération perçue entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2023 est inférieure à 39 000 € bruts (soit 3 250 € par mois). Cette prime, versée depuis le 1er octobre 2023, est comprise entre 300 et 800 € bruts par an. A cela s’ajoute la reconduction de la mesure de garantie individuelle du pouvoir d’achat, larevalorisation des frais de mission, le relèvement de 50 % à 75 % de la prise en charge des transports collectifs des agents de l’État, et la revalorisation de 10 % du barème de monétisation des jours de compte épargne temps. Toutes ces mesures vont coûter 3,7 Md€ en 2024 (soit 119 % de plus qu’en 2023).
Enfin, pour couronner le tout, Catherine Di Folco rappelle que le Gouvernement confirme dans le budget 2024, l’abandon de son objectif de suppression de postes précédemment affiché. En effet, pour la deuxième année consécutive, des postes d’agents publics seront créés en 2024, très précisément 8 301 emplois en équivalents temps plein travaillé (ETP), dont 80 % par l’État (+ 6 731 ETP).
Si nous pouvons comprendre que la rémunération des fonctionnaires soit revalorisée, surtout en période de forte d’inflation, nous ne comprenons pas, en revanche, pourquoi les effectifs de la fonction publique augmentent alors que le service rendu se dégrade. Pour éviter l’accroissement des déficits et de la dette, il n’y a pas d’autres solutions que de réduire la masse salariale de la fonction publique. Moins de fonctionnaires, c’est plus de croissance et moins de chômage.
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3 réponses
La fonction publique, le ténia de la France: il grossit, la France maigrit…
La Fonction publique ne sait pas gérer ses effectifs, qui demandent toujours à être plus nombreux et mieux payés.
Or l’efficience n’a rien à voir avec la quantité, mais avec la qualité.
Le jour où les fonctionnaires seront correctement formés (on recrute des profs en CDD sans s’enquérir de leur cursus et sans les former, pour « boucher des trous ») et assumeront la responsabilité de leur travail (emploi à vie et syndicalisme sont des freins serrés !), les choses iront mieux.
Ce ne sont pas les sureffectifs qui font l’efficience, bien au contraire.
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3 réponses
La fonction publique, le ténia de la France: il grossit, la France maigrit…
Très bon !
La Fonction publique ne sait pas gérer ses effectifs, qui demandent toujours à être plus nombreux et mieux payés.
Or l’efficience n’a rien à voir avec la quantité, mais avec la qualité.
Le jour où les fonctionnaires seront correctement formés (on recrute des profs en CDD sans s’enquérir de leur cursus et sans les former, pour « boucher des trous ») et assumeront la responsabilité de leur travail (emploi à vie et syndicalisme sont des freins serrés !), les choses iront mieux.
Ce ne sont pas les sureffectifs qui font l’efficience, bien au contraire.